{"id":7288,"date":"2019-09-27T13:40:43","date_gmt":"2019-09-27T13:40:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=7288"},"modified":"2021-01-25T09:10:00","modified_gmt":"2021-01-25T09:10:00","slug":"constitution-de-la-rdc-lheure-de-la-revision-a-t-elle-sonne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/en\/2019\/09\/27\/constitution-de-la-rdc-lheure-de-la-revision-a-t-elle-sonne\/","title":{"rendered":"Constitution de la RDC : l\u2019heure de la r\u00e9vision a-t-elle sonn\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Une proposition de r&eacute;vision de la Constitution a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e, le 19 ao&ucirc;t, au bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Mais pour aboutir, son chemin reste long, ses enjeux complexes et multiples.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide is-core-separator-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">\n\n\n\n<div style=\"height:47px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n  <div id=\"anchor-nav-position-block_5ee7e0ddce43d\" class=\"c-block-anchor-nav-position o-wrapper__inner\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px;\">\n    <div class=\"js-anchor-nav-position\"><\/div>\n\n    <div class=\"c-anchor-nav__mobile\">\n      <nav class=\"c-anchor-nav \"><span class=\"c-anchor-nav__heading\">Jump to a section of the report:<\/span><ul class=\"c-anchor-nav__links o-list-bare\"><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#qui\" class=\"c-anchor-nav__link \">R&eacute;viser, oui mais quoi et avec qui ?<\/a><\/li><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#Kabila\" class=\"c-anchor-nav__link \">Qu&rsquo;en pense le camp Kabila ?<\/a><\/li><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#table\" class=\"c-anchor-nav__link \">R&eacute;former le pays autour d&rsquo;une table ?<\/a><\/li><\/ul><\/nav>    <\/div>\n  <\/div>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">La proposition tra&icirc;nait depuis plusieurs mois dans les tiroirs d&rsquo;Envol. Le 19 ao&ucirc;t, la formation politique de Delly Sesanga, l&rsquo;un des d&eacute;put&eacute;s les plus prolifiques de ces derni&egrave;res ann&eacute;es, a d&eacute;cid&eacute; de franchir le pas. Deux de ses &eacute;lus, Jean-Marc Mambindi et Simon Mulamba, respectivement secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint du parti, ont sign&eacute; et soumis au bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale une proposition de r&eacute;vision constitutionnelle. D&eacute;cid&eacute;ment, il semble aujourd&rsquo;hui bien loin le temps de &laquo; touche pas &agrave; ma Constitution &raquo;. Presque toute l&rsquo;&eacute;lite politique y consent d&eacute;sormais.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Toute initiative visant &agrave; r&eacute;viser la <strong><a href=\"http:\/\/www.leganet.cd\/Legislation\/Droit%20Public\/Constitution.2011.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Loi fondamentale congolaise <\/a><\/strong>a &eacute;t&eacute; longtemps per&ccedil;ue comme une man&oelig;uvre politicienne pour permettre &agrave; Joseph Kabila, alors pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, de se maintenir ind&eacute;finiment au pouvoir, au-del&agrave; de ses deux quinquennats constitutionnels. Entre 2015 et 2016, l&rsquo;opposition et la soci&eacute;t&eacute; civile craignaient en effet que Joseph Kabila, arriv&eacute; &agrave; terme de ses deux mandats &eacute;lectifs, ne fasse sauter le verrou de l&rsquo;article 220 de la Constitution. Une disposition qui interdit formellement toute modification qui toucherait entre autres &agrave; &laquo; la forme r&eacute;publicaine de l&rsquo;Etat &raquo;, au &laquo; principe de suffrage universel &raquo;, &agrave; la &laquo; forme repr&eacute;sentative du gouvernement &raquo;, au &laquo; nombre et [&agrave;] la dur&eacute;e des mandats du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo;. M&ecirc;me si Joseph Kabila a fini par se retirer, apr&egrave;s un &laquo; glissement &raquo; qui a dur&eacute; 48 mois, le sujet reste tr&egrave;s sensible, le terrain glissant. C&rsquo;est pourquoi, au sein d&rsquo;Envol, l&rsquo;on prend des pr&eacute;cautions d&rsquo;usage. Des cadres du parti s&rsquo;empressent de pr&eacute;ciser que l&rsquo;objectif de leur proposition ne consiste nullement &agrave; remettre en cause cet article intangible. Au contraire. Envol dit vouloir &laquo; consolider la d&eacute;mocratie &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"qui\">R&eacute;viser, oui mais quoi et avec qui ?<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">&laquo; En responsables politiques, nous avons diagnostiqu&eacute; notre Constitution [promulgu&eacute;e le 18 f&eacute;vrier 2006 telle que modifi&eacute;e le 20 janvier 2011]: elle comprend des points forts, mais aussi des failles. Nous devons nous atteler &agrave; r&eacute;gler les faiblesses que nous avons identifi&eacute;es &raquo;, explique au Groupe d&rsquo;&eacute;tude sur le Congo (GEC) Me Nicolas Lenga, porte-parole d&rsquo;Envol. &laquo; La philosophie de notre r&eacute;forme consiste &agrave; pr&eacute;server les acquis, c&rsquo;est-&agrave;-dire tout ce qui a plus ou moins bien fonctionn&eacute;, et &agrave; corriger des imperfections &raquo;, compl&egrave;te le leader du parti, Delly Sesanga. Une trentaine d&rsquo;articles sont concern&eacute;s, du fait surtout de la &laquo; mise en harmonie n&eacute;cessaire &raquo; qui en d&eacute;coulerait.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Parmi les modifications contenues dans la proposition d&rsquo;Envol, il y a <strong><a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/mag\/561018\/politique\/rd-congo-double-nationalite-le-bal-des-hypocrites\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">l&rsquo;&eacute;pineuse question de l&rsquo;exclusivit&eacute; de la nationalit&eacute; congolaise<\/a><\/strong>.&laquo; Une notion d&eacute;pass&eacute;e qui emp&ecirc;che les Congolais ayant acquis une nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re de revenir participer sereinement au d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique de leur pays &raquo;, selon Me Nicolas Lenga. A la place, les auteurs de la proposition sugg&egrave;rent l&rsquo;introduction de la double nationalit&eacute; pour les Congolais d&rsquo;origine, mais &laquo; avec certaines limites pour les binationaux : ils ne pourront par exemple pas acc&eacute;der &agrave; certains postes de responsabilit&eacute; &raquo;. Ils proposent &eacute;galement que le scrutin pr&eacute;sidentiel, organis&eacute; &agrave; un tour depuis la r&eacute;vision de 2011, &laquo; repasser &agrave; deux tours &raquo; et que des s&eacute;nateurs soient &eacute;lus au suffrage universel direct, &agrave; l&rsquo;instar des d&eacute;put&eacute;s &raquo;, apportant ainsi, selon eux, &laquo; une solution au probl&egrave;me de la corruption des d&eacute;put&eacute;s provinciaux lors des s&eacute;natoriales &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-core-image-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==\" alt=\"\" class=\"wp-image-8191 lazyload is-lazyload u-img-fluid blurs-media-img\" data-src=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/assemblee-1024x515.png\" data-srcset=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/assemblee-1024x515.png\"><figcaption>Twitter\/JeanineMabunda<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Encore faudra-t-il que la proposition d&rsquo;Envol soit port&eacute;e par au moins 250 d&eacute;put&eacute;s sur les 500 que compte l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. L&rsquo;article 218 de la Constitution stipule en effet que l&rsquo;initiative de la r&eacute;vision constitutionnelle appartient, entre autres, &laquo; &agrave; chacune des chambres du Parlement &agrave; l&rsquo;initiative de la moiti&eacute; de ses membres &raquo;. Nuance : chaque d&eacute;put&eacute; peut introduire une proposition, suivant la proc&eacute;dure pr&eacute;vue pour une loi ordinaire. Ce fut d&eacute;j&agrave; le cas lors de la r&eacute;vision constitutionnelle de janvier 2011, sur proposition notamment du d&eacute;put&eacute; Christophe Lutundula. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s cette &eacute;tape qu&rsquo;une proposition de r&eacute;vision constitutionnelle devra recueillir l&rsquo;assentiment de la moiti&eacute; des &eacute;lus et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, &ecirc;tre &laquo; soumise &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et au S&eacute;nat qui d&eacute;cide[ront], &agrave; la majorit&eacute; absolue de chaque chambre, [de son]&nbsp; bien fond&eacute; &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">A la veille de son voyage &agrave; Paris le 26 septembre, Delly Sesanga a rencontr&eacute; Jeanine Mabunda, pr&eacute;sident de la chambre basse du Parlement, pour en discuter. &laquo; Je suis pass&eacute; lui rappeler l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qu&rsquo;il y a &agrave; accorder &agrave; la r&eacute;vision constitutionnelle l&rsquo;urgence et le temps n&eacute;cessaire &raquo;, nous explique-t-il &agrave; son arriv&eacute;e dans la capitale fran&ccedil;aise. Pour lui, &laquo; le niveau de la crise est tel que, pour la r&eacute;soudre et baliser le chemin vers 2023 [ann&eacute;e de la prochaine pr&eacute;sidentielle], il faut imp&eacute;rativement toucher &agrave; la Constitution &raquo;. Pour ce faire, le leader d&rsquo;Envol a pr&eacute;vu &eacute;galement de rencontrer les opposants Jean-Pierre Bemba, &agrave; Bruxelles, et Mo&iuml;se Katumbi pour tenter de les convaincre de l&rsquo;utilit&eacute; de sa d&eacute;marche. La mission se pr&eacute;sente toutefois d&eacute;licate lorsqu&rsquo;on sait combien le second &eacute;tait radicalement oppos&eacute;, ces derni&egrave;res ann&eacute;es, &agrave; la modification ou au changement de la Constitution. D&rsquo;ailleurs, Delly Sesanga, de surcro&icirc;t secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;Ensemble, reconna&icirc;t des &laquo; divergences d&rsquo;approche &raquo; sur ce sujet avec le leader de son regroupement politique. Mais il ne d&eacute;sesp&egrave;re pas. Car, estime-t-il, &laquo; la meilleure strat&eacute;gie, c&rsquo;est l&rsquo;attaque : l&rsquo;opposition doit prendre les devants et fixer le cap ainsi que les limites &agrave; ne pas d&eacute;passer &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"Kabila\">Qu&rsquo;en pense le camp Kabila ?<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">D&rsquo;autant que, dans le camp de Joseph Kabila, ce sera s&ucirc;rement l&rsquo;occasion de s&rsquo;inviter dans ce vieux d&eacute;bat qu&rsquo;il a essay&eacute;, en vain, d&rsquo;initier ces quatre derni&egrave;res ann&eacute;es. Et le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident, d&eacute;tient une &eacute;crasante majorit&eacute; &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Pourrait-il alors se joindre au parti de Delly Sesanga dans cette d&eacute;marche ? &laquo; Nous n&rsquo;avons pas &agrave; nous joindre ni &agrave; soutenir cette proposition, mais nous nous r&eacute;jouissons que les gens soient enfin redescendus sur terre &raquo;, r&eacute;pond au GEC N&eacute;h&eacute;mie Mwilanya Wilondja, coordonnateur du FCC. &laquo; Nous, nous avons toujours dit que cette Constitution devrait &ecirc;tre revisit&eacute;e. C&rsquo;est l&rsquo;opposition qui nous rejoint finalement aujourd&rsquo;hui, apr&egrave;s nous avoir longtemps diabolis&eacute;s sur cette question. Il y a enfin convergence sur le principe selon lequel il est n&eacute;cessaire et opportun de mener des r&eacute;formes constitutionnelles. Celles-ci s&rsquo;imposent pour r&eacute;cr&eacute;er l&rsquo;Etat &raquo;, poursuit l&rsquo;ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, alors pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. &laquo; Ce sera donc un d&eacute;bat d&eacute;mocratique : projet contre projet &raquo;, pr&eacute;vient l&rsquo;&eacute;lu de Fizi.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Autrement dit, le FCC concocte son propre projet des r&eacute;formes constitutionnelles. Mais, pour l&rsquo;instant, il n&rsquo;est pas question de d&eacute;voiler ses cartes. Jusqu&rsquo;o&ugrave; ira-t-il ? S&ucirc;rement bien au-del&agrave; de la proposition port&eacute;e par des d&eacute;put&eacute;s d&rsquo;Envol. Dans le camp de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident, l&rsquo;on a cess&eacute; de se plaindre du co&ucirc;t exorbitant du processus &eacute;lectoral. Des m&eacute;canismes pour all&eacute;ger le budget &eacute;lectoral seraient d&eacute;j&agrave; &agrave; l&rsquo;&eacute;tude, un scrutin pr&eacute;sidentiel au second degr&eacute; envisag&eacute; (par des Parlementaires et\/ou un corps &eacute;lectoral &eacute;largi). Le pays avait d&eacute;j&agrave; recouru &agrave; ce mode de scrutin &agrave; la veille de son accession &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance, en 1960. Sans grand succ&egrave;s, mais avec une crise au sommet de l&rsquo;Etat entre le pr&eacute;sident Joseph Kasa Vubu et le Premier ministre Patrice Emery Lumumba. Doit-on retenter l&rsquo;exp&eacute;rience ? &laquo; Nous avons g&eacute;r&eacute; la RDC et nous sommes naturellement les premiers &agrave; savoir o&ugrave; se trouvent des goulots d&rsquo;&eacute;tranglement qui emp&ecirc;chent la machine institutionnelle de fonctionner normalement, tant au niveau national qu&rsquo;au niveau de nos provinces &raquo;, l&acirc;che simplement N&eacute;h&eacute;mie Mwilanya Wilondja.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Nos &eacute;changes avec quatre autres caciques du camp Kabila laissent entrevoir que le projet des r&eacute;formes constitutionnelles du FCC pourrait s&rsquo;&eacute;tendre sur d&rsquo;autres questions bien sensibles, notamment la limite du nombre des mandats pr&eacute;sidentiels, une nouvelle r&eacute;partition des attributions entre le pouvoir central et les provinces. En tout cas, &laquo; chez nous, il n&rsquo;existe pas de f&eacute;tichisme sur les r&eacute;formes constitutionnelles (&hellip;). Mais quand nous &eacute;coutons les autres sur ce sujet, on dirait que la Constitution congolaise est descendue du ciel, qu&rsquo;elle est une tente dress&eacute;e pour que les Congolais y vivent &eacute;ternellement et qu&rsquo;elle ne serait pas le fruit d&rsquo;un consensus entre les hommes &raquo;, d&eacute;nonce l&rsquo;un de nos interlocuteurs. Ce dernier assure toutefois que &laquo; si des r&eacute;formes constitutionnelles doivent passer, elles le seront sur base d&rsquo;un consensus &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">En attendant, &laquo; il n&rsquo;y a pas encore eu de discussion sur la question au sein de notre famille politique &raquo;, temp&egrave;re un ancien ministre influent sous Kabila, aujourd&rsquo;hui s&eacute;nateur. Pour lui, &laquo; d&rsquo;autres questions sont aujourd&rsquo;hui plus urgentes qu&rsquo;une &eacute;ventuelle r&eacute;vision constitutionnelle, &agrave; l&rsquo;instar du budget de l&rsquo;Etat : si celui-ci campe autour de deux milliards de dollars [en ressources propres], le pays ne s&rsquo;en sortira pas &raquo;. Se revendiquant d&rsquo;un &laquo; courant discret &raquo; au sein du FCC, un autre cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la d&eacute;mocratie (PPRD), parti de Joseph Kabila, estime de son c&ocirc;t&eacute; que &laquo; des courtisans et autres affairistes autour de [leur] chef se trompent d&rsquo;analyses, en privil&eacute;giant une approche institutionnaliste : des r&eacute;formes ne peuvent suffire &agrave; fa&ccedil;onner la soci&eacute;t&eacute; et reconqu&eacute;rir la magistrature supr&ecirc;me &raquo;. Allusion &agrave; une certaine id&eacute;e soutenue par quelques tauliers du FCC, selon laquelle Joseph Kabila aurait plus de facilit&eacute;s &agrave; se faire &eacute;lire pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, en 2023, gr&acirc;ce &agrave; un scrutin au second degr&eacute;. &laquo; Faux ! Il suffit de se rappeler de l&rsquo;&eacute;chec de Lambert Mende [ancien porte-parole du gouvernement et candidat gouverneur de province] au Sankuru &raquo;, pr&eacute;vient-il, appelant sa famille politique &agrave; &laquo; s&rsquo;inscrire plut&ocirc;t dans des actions positives destin&eacute;es &agrave; am&eacute;liorer les conditions des Congolais &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"table is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">R&eacute;former le pays autour d&rsquo;une table ?<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Dans l&rsquo;entourage de Martin Fayulu, l&rsquo;on suit &eacute;galement de pr&egrave;s la r&eacute;surgence de ce d&eacute;bat autour d&rsquo;une &eacute;ventuelle r&eacute;vision constitutionnelle. Ici, beaucoup auraient souhait&eacute; que des r&eacute;formes institutionnelles et d&eacute;mocratiques soient conduites par leur champion. Directeur de cabinet de l&rsquo;opposant qui continue &agrave; revendiquer sa victoire &agrave; la pr&eacute;sidentielle du 30 d&eacute;cembre 2018, Jean-Claude Mwalimu estime par ailleurs que, &laquo; fondamentalement, le probl&egrave;me du Congo est celui des hommes et non des textes &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">&laquo; La Constitution dit par exemple que les provinces doivent retenir &agrave; la source 40 % de leurs recettes &agrave; caract&egrave;re national ; mais le pouvoir central a refus&eacute; d&rsquo;appliquer cette disposition. La m&ecirc;me Constitution stipule aussi que le scrutin pr&eacute;sidentiel est convoqu&eacute; 90 jours avant l&rsquo;expiration du mandat du pr&eacute;sident en exercice ; mais cela n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; fait &raquo;. Dans ce contexte, &laquo; il ne faut surtout pas que les b&eacute;n&eacute;ficiaires de la forfaiture &ndash; des r&eacute;sultats controvers&eacute;s des derni&egrave;res &eacute;lections &ndash; soient ceux qui conduisent le pays vers des r&eacute;formes. Si c&rsquo;est le cas, ces r&eacute;formes ne leur serviront qu&rsquo;&agrave; conserver le pouvoir &raquo;, pr&eacute;vient-il, soulignant &laquo; la n&eacute;cessit&eacute; de se mettre d&rsquo;abord autour de la table pour dire &lsquo;plus jamais &ccedil;a !&rsquo;&raquo; L&rsquo;invitation recevra-t-elle un &eacute;cho favorable ?<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\"><\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une proposition de r&eacute;vision de la Constitution a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e, le 19 ao&ucirc;t, au bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. 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