{"id":12331,"date":"2021-09-23T11:24:35","date_gmt":"2021-09-23T11:24:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=12331"},"modified":"2021-11-11T14:13:23","modified_gmt":"2021-11-11T14:13:23","slug":"la-belgique-est-elle-capable-de-faire-face-a-lhistoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2021\/09\/23\/la-belgique-est-elle-capable-de-faire-face-a-lhistoire\/","title":{"rendered":"La Belgique est-elle capable de faire face \u00e0 l&rsquo;histoire ?"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-core-image-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==\" alt=\"\" class=\"wp-image-12286 lazyload is-lazyload u-img-fluid blurs-media-img\" data-src=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Congo-in-Conversation-Prix-Carmignac-Justin-Makangara-02-scaled-2-1536x1024-1-e1633948489200.jpeg\" data-srcset=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Congo-in-Conversation-Prix-Carmignac-Justin-Makangara-02-scaled-2-1536x1024-1-e1633948489200.jpeg\"><figcaption>Une statue de six m&egrave;tres du roi L&eacute;opold II &agrave; l&rsquo;Institut des mus&eacute;es nationaux du Congo, dans le quartier Mont Ngaliema &agrave; Kinshasa. Copyright : Justin Makangara pour la Fondation Carmignac.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Au cours de l&rsquo;ann&eacute;e &eacute;coul&eacute;e, on a assist&eacute; &agrave; une sorte de lent retour vers le pass&eacute;, souvent &agrave; contrec&oelig;ur et superficiel, de la part des anciennes puissances coloniales. Le gouvernement allemand a pr&eacute;sent&eacute; ses excuses pour le g&eacute;nocide perp&eacute;tr&eacute; contre les peuples Herero et Nama en Namibie. Le gouvernement et le parlement fran&ccedil;ais ont promis de restituer un nombre limit&eacute; d&rsquo;&oelig;uvres d&rsquo;art, et les mus&eacute;es du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d&rsquo;Allemagne ont pris des mesures similaires. Tout cela suit d&rsquo;autres initiatives prises au courant de ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Comme celle du Royaume-Uni qui, en 2013, a <strong><a href=\"http:\/\/worldpolicy.org\/2013\/06\/06\/britains-imperial-apology\/\">pr&eacute;sent&eacute; des excuses officielles, ainsi que des r&eacute;parations d&rsquo;environ 31 millions de dollars<\/a>,<\/strong> pour la torture et les abus commis contre les K&eacute;nyans pendant les ann&eacute;es 50.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Un d&eacute;bat similaire a &eacute;clat&eacute; en Belgique, &agrave; la suite du meurtre de George Floyd par un policier de Minneapolis (Etats-Unis) en mai 2020, apr&egrave;s une grande mobilisation des activistes de Black Lives Matter en Belgique en juin 2020, et avant le 60e anniversaire de l&rsquo;ind&eacute;pendance du Congo. Des statues du roi L&eacute;opold II ont &eacute;t&eacute;<strong> <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/List_of_statues_of_Leopold_II_of_Belgium\">retir&eacute;es<\/a><\/strong> &agrave; Gand, Bruxelles, Anvers, Mons et Louvain (au moins une dizaine de statues restent); le roi Philippe, descendant du roi L&eacute;opold, a &eacute;crit une <a href=\"https:\/\/www.lecho.be\/economie-politique\/belgique\/general\/voici-la-lettre-du-roi-philippe-a-felix-tshisekedi\/10236172.html\"><strong>lettre<\/strong><\/a> au pr&eacute;sident congolais, exprimant ses &laquo; regrets profonds pour les blessures du pass&eacute; &raquo;. Pour un pays o&ugrave; la bande dessin&eacute;e raciste &laquo; Tintin au Congo &raquo; se trouve encore dans de nombreuses salles de classe et o&ugrave; de nombreuses rues portent encore le nom de fonctionnaires coloniaux et du roi L&eacute;opold II, il s&rsquo;agit d&rsquo;une prise de conscience tardive et partielle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Mais la mani&egrave;re dont le d&eacute;bat a &eacute;t&eacute; structur&eacute; a largement exclu les principales victimes de ces abus : le peuple congolais. M&ecirc;me la <a href=\"https:\/\/www.lecho.be\/economie-politique\/belgique\/general\/voici-la-lettre-du-roi-philippe-a-felix-tshisekedi\/10236172.html\"><strong>lettre<\/strong><\/a> du roi Philippe &eacute;tait adress&eacute;e au pr&eacute;sident Tshisekedi, et non &agrave; ses 90 millions de concitoyens. Alors que les organisations de la diaspora, qui travaillent souvent aux c&ocirc;t&eacute;s ou sous la banni&egrave;re des manifestations de Black Lives Matter, ont fait preuve d&rsquo;un activisme fervent, les d&eacute;bats publics et dans les m&eacute;dias se sont g&eacute;n&eacute;ralement limit&eacute;s &agrave; la Belgique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>Une commission politique et politis&eacute;e<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">La Commission sp&eacute;ciale mise en place par le Parlement pour examiner le pass&eacute; colonial de la Belgique en est un exemple. <a href=\"https:\/\/www.lachambre.be\/kvvcr\/pdf_sections\/pri\/congo\/55K1462001.pdf\"><strong>Cr&eacute;&eacute;e<\/strong><\/a> en juin 2020, cette commission de 17 parlementaires a &eacute;t&eacute; charg&eacute;e de l&rsquo;&eacute;norme t&acirc;che d&rsquo;&eacute;valuer l&rsquo;impact du colonialisme belge sur le Rwanda, le Burundi et la RD Congo et de proposer des recommandations concernant la &laquo; r&eacute;conciliation &raquo; (comme si il y avait des abus commis de tous les c&ocirc;t&eacute;s, entre la Belgique et ses anciennes colonies), l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information et le retrait ou la contextualisation des monuments et symboles historiques. Par contre, le mot &lsquo;r&eacute;paration&rsquo; est absent de la r&eacute;solution.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">La commission est une affaire parlementaire, inscrite dans et limit&eacute;e par les dynamiques politiques belges. En Belgique le pass&eacute; colonial est vu d&rsquo;une fa&ccedil;on tr&egrave;s diff&eacute;rente par les diff&eacute;rents acteurs et partis politiques. On peut s&rsquo;attendre &agrave; ce que le r&eacute;sultat final de la commission soit un compromis d&rsquo;un processus hautement politis&eacute; entre ses diff&eacute;rents acteurs. Ce ne sont certainement pas les int&eacute;r&ecirc;ts des Congolais qui vont guider cette d&eacute;marche.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">La commission s&rsquo;appuie sur un coll&egrave;ge d&rsquo;experts qui sont charg&eacute;s de soumettre un rapport. Mais comme il s&rsquo;agit d&rsquo;une commission politique, chaque parti politique a donc pu nommer ses repr&eacute;sentants, sans aucune consultation officielle en Belgique ou au Congo.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Des controverses ont rapidement &eacute;clat&eacute; au sujet de certains de ces experts. Il n&rsquo;y a que deux membres d&rsquo;origine congolaise&ndash;le professeur Zana Mathieu Etambala, qui a pass&eacute; la plupart de sa vie en Belgique; et le professeur Elikia M&rsquo;Bokolo, qui a fait parler de lui en 2018 quand il a rejoint la coalition FCC de Joseph Kabila, juste avant les &eacute;lections. L&rsquo;une de ses membres Belges, d&rsquo;origine rwandaise, Laure Uwase, appartient aussi &agrave; l&rsquo;association Jambo Asbl, qui a sympathis&eacute; avec des organisations militantes de la diaspora hutue rwandaise. Un groupe d&rsquo;historiens congolais et belges a &eacute;crit une<strong> <a href=\"https:\/\/bx1.be\/categories\/news\/commission-speciale-sur-le-passe-colonial-une-soixantaine-dhistoriens-setonne-du-choix-des-experts\/\">lettre<\/a><\/strong> pour protester contre la composition du coll&egrave;ge d&rsquo;experts, d&eacute;clarant : &laquo; Il nous para&icirc;t &eacute;trange que, contrairement au projet initialement pr&eacute;vu, la commission ait amalgam&eacute; des historiens de la question coloniale &agrave; des avocats, des repr&eacute;sentants d&rsquo;associations de la diaspora congolaise ou d&rsquo;institutions charg&eacute;es de questions sociales contemporaines &raquo;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Depuis que la commission a commenc&eacute; ses travaux, il n&rsquo;y a eu que peu de consultation ou de sensibilisation du public belge ou congolais. L&rsquo;approche adopt&eacute;e par le Parlement, qui a r&eacute;dig&eacute; le mandat de la commission, &eacute;tait dict&eacute;e d&rsquo;en haut, apparemment afin de maintenir le contr&ocirc;le du processus. La commission n&rsquo;a pas non plus demand&eacute; au public de soumettre des propositions, des notes d&rsquo;orientation ou des d&eacute;clarations. En partie &agrave; cause des restrictions de voyage dues &agrave; la Covid-19 et des restrictions budg&eacute;taires et les exigences pour le 1er rapport, les experts de la commission ont largement effectu&eacute; des recherches sur dossier. En fait, l&rsquo;id&eacute;e &eacute;tait de commencer par ce genre d&rsquo;&eacute;tude et des discussions &agrave; huis clos, pour possiblement ouvrir &agrave; des consultants plus larges dans une phase ult&eacute;rieure.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>L&rsquo;impossibilit&eacute; d&rsquo;une justice rendue par les anciens colons&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cette approche discr&egrave;te a permis au travail de passer largement inaper&ccedil;u au Congo. Hormis la lettre d&rsquo;historiens mentionn&eacute;e ci-dessus, les m&eacute;dias congolais n&rsquo;ont fait que quelques rares mentions de son travail. Comme <a href=\"http:\/\/cadtm.org\/Belgique-Congo-L-absence-et-ses-masques\"><strong>l&rsquo;&eacute;crit<\/strong> <\/a>le professeur Aymar Bisoka, &laquo; l&rsquo;absence de la victime [est] cach&eacute;e par la domination du bourreau-justicier &raquo;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Pour certains chercheurs et militants, il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;une occasion manqu&eacute;e. Tracy Bibo &ndash; Tansia, une &eacute;crivaine et politologue qui a suivi de pr&egrave;s les travaux de la commission, voit l&rsquo;impact de la colonisation dans toute la soci&eacute;t&eacute; congolaise, dans les conditions mat&eacute;rielles de la population, mais aussi dans les domaines psychologiques et spirituels. &laquo; Le gouvernement ici devrait prendre les devants, le pr&eacute;sident pourrait convoquer une conf&eacute;rence sur la question, pour attirer l&rsquo;attention du public. Les partis politiques devraient en parler &raquo;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le groupe des experts a maintenant soumis son rapport; la commission parlementaire d&eacute;cidera les &eacute;tapes suivantes. Selon des sources proches de la commission, des consultations publiques pourraient alors avoir lieu au cours de cette deuxi&egrave;me phase. Le danger, cependant, est que sans une pression publique significative en Belgique et au Congo, la commission &eacute;vitera de remettre en question l&rsquo;apathie et l&rsquo;ignorance g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;es qui entourent le pass&eacute; colonial en Belgique. Des sujets controvers&eacute;s tels que les r&eacute;parations pour le pillage des esclaves et des richesses &ndash; pas mentionn&eacute; dans la r&eacute;solution -, la restitution des objets culturels et une r&eacute;vision approfondie des cours d&rsquo;histoire pourraient &ecirc;tre &eacute;lud&eacute;s ou &eacute;touff&eacute;s dans l&rsquo;&oelig;uf.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Il ne faut peut-&ecirc;tre pas placer trop d&rsquo;espoir dans la commission ; il est possible qu&rsquo;on se trouve devant une aporie. Comme le conclut Bisoka, l&rsquo;id&eacute;e m&ecirc;me que nous attendons la justice de l&rsquo;ancienne m&eacute;tropole coloniale est d&eacute;plac&eacute;e et reproduit l&rsquo;indignit&eacute; et la soumission. &laquo; En effet, c&rsquo;est seulement lorsque la victime n&rsquo;est pas un humain que le bourreau peut se permettre de devenir justicier. C&rsquo;est seulement lorsqu&rsquo;il est pris dans un narcissisme et une toute-puissance n&eacute;vrotique qu&rsquo;il peut convoquer des commissions pour statuer sur son propre crime &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Mais si Bisoka a raison, il y a un besoin encore plus grand d&rsquo;un v&eacute;ritable projet de r&eacute;&eacute;criture de l&rsquo;histoire et d&rsquo;exigence de justice pour les torts du pass&eacute;, mais cette fois sous l&rsquo;impulsion et la direction des Congolais eux-m&ecirc;mes.&nbsp;<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au cours de l&rsquo;ann&eacute;e &eacute;coul&eacute;e, on a assist&eacute; &agrave; une sorte de lent retour vers le pass&eacute;, souvent &agrave; contrec&oelig;ur et superficiel, de la part des anciennes puissances coloniales. 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