{"id":12446,"date":"2021-03-10T10:41:12","date_gmt":"2021-03-10T10:41:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=12446"},"modified":"2022-11-17T14:39:25","modified_gmt":"2022-11-17T14:39:25","slug":"kabila-tshisekedi-et-la-guerre-des-apparences","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2021\/03\/10\/kabila-tshisekedi-et-la-guerre-des-apparences\/","title":{"rendered":"Kabila, Tshisekedi et la guerre des apparences"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-core-image-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==\" alt=\"\" class=\"wp-image-12447 lazyload is-lazyload u-img-fluid blurs-media-img\" data-src=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/kabila_felix.jpeg\" data-srcset=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/kabila_felix.jpeg\"><figcaption><em>Joseph Kabila et F&eacute;lix Tshisekedi, le 24 janvier 2019 &agrave; Kinshasa. Copyright : GEC<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Avant l&rsquo;arriv&eacute;e au pouvoir du pr&eacute;sident congolais, F&eacute;lix Tshisekedi, en janvier 2019, les attentes quant &agrave; ce qu&rsquo;il pourrait r&eacute;aliser concr&egrave;tement pendant son mandat &eacute;taient faibles, compte tenu du d&eacute;s&eacute;quilibre de pouvoir avec le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila. Comme pour accentuer cette incertitude, il a fait un l&eacute;ger malaise lors de son discours d&rsquo;investiture. Semblant perdre son souffle, il a &eacute;t&eacute; contraint de s&rsquo;asseoir pendant plusieurs minutes. La population congolaise l&rsquo;a observ&eacute; intens&eacute;ment, analysant le moment, la sant&eacute; du pr&eacute;sident et ce que tout cela signifiait. Avait-il &eacute;t&eacute; empoisonn&eacute; ? Avait-on utilis&eacute; une autre force contre lui pour l&rsquo;affaiblir ou mettre fin &agrave; sa pr&eacute;sidence avant m&ecirc;me qu&rsquo;elle ne commence ? &Eacute;tait-ce la manifestation physique de sa faiblesse par rapport &agrave; Kabila qui, pour l&rsquo;occasion, avait ras&eacute; sa barbe grise au profit d&rsquo;un look plus jeune, comme pour renforcer sa propre vitalit&eacute; ? Et puis, Tshisekedi se leva &agrave; nouveau sur le lutrin, cette fois-ci sans &ecirc;tre g&ecirc;n&eacute; par le gilet pare-balles mal ajust&eacute; qu&rsquo;il portait. &laquo; Plus de peur que de mal &raquo;, m&rsquo;avait dit &agrave; l&rsquo;&eacute;poque un ami et partisan de Tshisekedi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">L&rsquo;investiture de Tshisekedi nous rappelle l&rsquo;importance, au moins depuis l&rsquo;&egrave;re Mobutu, de projeter l&rsquo;image de la force, d&rsquo;homme fort dans le cadre du leadership politique. En RDC comme ailleurs, le pouvoir politique des dirigeants r&eacute;side, en partie, dans la gestion des perceptions du public (et donc de la classe politique) quant &agrave; ce pouvoir. Son pr&eacute;d&eacute;cesseur, Kabila, a pu projeter une aura de pouvoir, en grande partie gr&acirc;ce &agrave; son silence. La raret&eacute; de ses apparitions publiques et de ses discours a accentu&eacute; le myst&egrave;re qui l&rsquo;entourait. Il a cultiv&eacute; l&rsquo;image du monarque calme, contemplatif et imperturbable, s&rsquo;&eacute;levant au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e de petites luttes politiques internes. Ce silence permettait aux gens de projeter sur lui leurs fantasmes de sa puissance. Et ces fantasmes ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s comme propagande politique. Une&nbsp;vid&eacute;o&nbsp;r&eacute;alis&eacute;e par un partisan du Parti du peuple pour la reconstruction et la d&eacute;mocratie (PPRD), parti de Kabila, a circul&eacute; sur les m&eacute;dias sociaux en octobre 2019. Sur fond de marche volontaire de Kabila au ralenti, sur une musique de fond sinistre, on voyait y appara&icirc;tre un texte en bas de l&rsquo;&eacute;cran : <meta charset=\"utf-8\">&laquo; Joseph Kabila, the game (le jeu). Plus qu&rsquo;un joueur. Il est devenu le jeu lui-m&ecirc;me.&raquo;<\/p>\n\n\n<p><\/p><div class=\"c-embed c-embed--rich\"><blockquote class=\"twitter-tweet\" data-width=\"500\" data-dnt=\"true\"><p lang=\"fr\" dir=\"ltr\">[Teaser du jour] <a href=\"https:\/\/twitter.com\/hashtag\/Kabila?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw\">#Kabila<\/a> is back. <br><br>Ils ne manquent pas d&rsquo;imagination au <a href=\"https:\/\/twitter.com\/pprdofficiel?ref_src=twsrc%5Etfw\">@pprdofficiel<\/a> ! &laquo;&nbsp;Une initiative d&rsquo;un militant apr&egrave;s le discours de <a href=\"https:\/\/twitter.com\/Emmanuelshadary?ref_src=twsrc%5Etfw\">@EmmanuelShadary<\/a>&nbsp;d&rsquo;hier&nbsp;&raquo;, me pr&eacute;cise un secr&eacute;taire national du parti. <a href=\"https:\/\/t.co\/1hPjxaqEp8\">pic.twitter.com\/1hPjxaqEp8<\/a><\/p>&mdash; Tr&eacute;sor Kibangula (@Tresor_k) <a href=\"https:\/\/twitter.com\/Tresor_k\/status\/1187008555913797632?ref_src=twsrc%5Etfw\">October 23, 2019<\/a><\/blockquote><script async src=\"https:\/\/platform.twitter.com\/widgets.js\" charset=\"utf-8\"><\/script><\/div>\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Il est difficile, aujourd&rsquo;hui, de se rappeler pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; quel point Kabila et son entourage &eacute;taient craints jusqu&rsquo;&agrave; r&eacute;cemment (et il est peut-&ecirc;tre trop t&ocirc;t pour les effacer compl&egrave;tement,&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/dev-gec-crg.pantheonsite.io\/lillisible-strategie-de-kabila-face-a-tshisekedi\/?lang=fr\">malgr&eacute; l&rsquo;apparente timidit&eacute; de leur entr&eacute;e dans l&rsquo;opposition<\/a><\/strong>). Mais cette aura de l&rsquo;homme qui &eacute;tait <meta charset=\"utf-8\">&laquo; le jeu lui-m&ecirc;me <meta charset=\"utf-8\">&raquo; refl&egrave;te la fa&ccedil;on dont beaucoup de Congolais ont per&ccedil;u la coalition FCC-CACH lorsqu&rsquo;elle a d&eacute;but&eacute;. Kabila contr&ocirc;lait le Parlement et la plupart des provinces &ndash; c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;il avait un pouvoir institutionnel formel &ndash; mais peut-&ecirc;tre m&ecirc;me plus que cela, il &eacute;tait Kabila, le&nbsp;<em>Ra&iuml;s<\/em>,&nbsp;<em>Yemeyi<\/em>. Il &eacute;tait tout simplement impossible que Tshisekedi&mdash;qui, pour certains, projetait l&rsquo;image d&rsquo;un leader gentil, parfois quelque peu na&iuml;f&mdash;puisse surmonter la puissance &eacute;crasante, parfois sinistre, de Kabila.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&nbsp;Ainsi, lorsque le bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale dirig&eacute; par Jeanine Mabunda&mdash;une alli&eacute;e importante de Kabila&mdash;est tomb&eacute; le 10 d&eacute;cembre 2020, cela a pris presque tout le monde par surprise. M&ecirc;me ceux qui ont soutenu la p&eacute;tition contre Jeanine Mabunda ont &eacute;t&eacute; choqu&eacute;s, en fin de compte, de constater &agrave; quel point c&rsquo;&eacute;tait facile. Comment a-t-il &eacute;t&eacute; possible de renverser l&rsquo;un des piliers de la mainmise de Kabila sur le pouvoir si t&ocirc;t apr&egrave;s que le pr&eacute;sident Tshisekedi a annonc&eacute; la fin de la coalition FCC-CACH ? <meta charset=\"utf-8\">&laquo; Ces choses tombent souvent comme un ch&acirc;teau de cartes <meta charset=\"utf-8\">&raquo;, m&rsquo;avait alors fait remarquer le philosophe camerounais Achille Mbembe.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-core-quote-block is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><p>On a d&eacute;couvert qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas aussi redoutable qu&rsquo;on ne le pensait<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&nbsp;Le vote et, plus t&ocirc;t, les rumeurs autour du nombre de signataires de la p&eacute;tition contre Mabunda qui circulaient ont renforc&eacute;, voire d&eacute;pass&eacute; les simples changements qu&rsquo;ils ont engendr&eacute;s au sein du Parlement et, plus tard, du gouvernement. Ils ont d&eacute;clench&eacute; une importante vague de d&eacute;fections tr&egrave;s m&eacute;diatis&eacute;es au sein du PPRD et du FCC. Plus que cela, ils ont d&eacute;voil&eacute; la v&eacute;rit&eacute; sur la pr&eacute;sum&eacute;e invincibilit&eacute; de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident. <meta charset=\"utf-8\">&laquo; Son pouvoir a &eacute;t&eacute; d&eacute;mystifi&eacute; et on a d&eacute;couvert qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas aussi redoutable qu&rsquo;on ne le pensait <meta charset=\"utf-8\">&raquo;, explique un d&eacute;put&eacute; national qui a adh&eacute;r&eacute; &agrave; l&rsquo;Union sacr&eacute;e de la nation (USN) de Tshisekedi. Le vote a cr&eacute;&eacute; (ou renforc&eacute;, pour certains) la perception que Tshisekedi &eacute;tait le nouveau ma&icirc;tre du jeu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">La &laquo; guerre de tous contre tous &raquo;<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Tout cela rappelle une id&eacute;e que l&rsquo;historien et philosophe fran&ccedil;ais Michel Foucault, dans un&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.seuil.com\/ouvrage\/-il-faut-defendre-la-societe-michel-foucault\/9782020231695\">cours au Coll&egrave;ge de France en f&eacute;vrier 1976<\/a><\/strong>, a apport&eacute;e &agrave; la compr&eacute;hension du&nbsp;<em>L&eacute;viathan<\/em>&nbsp;de Thomas Hobbes, et en particulier sa notion de la <meta charset=\"utf-8\">&laquo; guerre de tous contre tous <meta charset=\"utf-8\">&raquo;, Cette id&eacute;e, soutient Foucault, ne concerne pas seulement l&rsquo;&eacute;tat de la nature chez les &ecirc;tres humains avant la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;tat. Elle persiste m&ecirc;me au sein de l&rsquo;&Eacute;tat moderne lui-m&ecirc;me. Mais, pr&eacute;vient-il, ce n&rsquo;est pas une guerre avec des <meta charset=\"utf-8\">&laquo; armes <meta charset=\"utf-8\">&raquo;, ou des <meta charset=\"utf-8\">&laquo; poings <meta charset=\"utf-8\">&raquo;, ni <meta charset=\"utf-8\">&laquo; entre des forces sauvages qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;cha&icirc;n&eacute;es <meta charset=\"utf-8\">&raquo;. Il s&rsquo;agit plut&ocirc;t d&rsquo;une guerre des apparences, destin&eacute;e &agrave; faire croire en sa propre force : <meta charset=\"utf-8\">&laquo; Il y a des repr&eacute;sentations, des manifestations, des signes, des expressions emphatiques, rus&eacute;es, mensong&egrave;res ; il y a des leurres, des volont&eacute;s qui sont travesties en leur contraire, des inqui&eacute;tudes qui sont camoufl&eacute;es en certitudes. On est sur le th&eacute;&acirc;tre des repr&eacute;sentations &eacute;chang&eacute;es, on est dans un rapport de peur qui est un rapport temporellement ind&eacute;fini ; on n&rsquo;est pas r&eacute;ellement dans la guerre <meta charset=\"utf-8\">&raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, le pouvoir de Tshisekedi repose autant sur son contr&ocirc;le croissant des institutions politiques du Congo que sur une tentative de cultiver sa propre aura d&rsquo;invincibilit&eacute;. En effet, le premier d&eacute;pend en partie du second. Et avec Tshisekedi, cette aura est repr&eacute;sent&eacute;e par son surnom : <meta charset=\"utf-8\">&laquo; Fatshi b&eacute;ton <meta charset=\"utf-8\">&raquo;. Comme pour repousser l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un pr&eacute;sident faible, ce sobriquet qui lie le pr&eacute;sident au &ldquo;dur<em>&rdquo;<\/em>&nbsp;fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la fois au b&eacute;ton coul&eacute; dans le cadre du programme des 100 jours (une s&eacute;rie de projets d&rsquo;infrastructures publiques destin&eacute;s &agrave; marquer les premiers mois de son mandat) et &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un pr&eacute;sident fort, encore plus depuis les &eacute;v&eacute;nements r&eacute;cents, &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;un objet inamovible. Et aujourd&rsquo;hui, il prend une autre dimension avec ses r&eacute;centes victoires politiques. Sont-elles aussi solides que le b&eacute;ton sugg&eacute;rerait ? <meta charset=\"utf-8\">&laquo; Fatshi b&eacute;ton <meta charset=\"utf-8\">&raquo; projettera-t-il davantage l&rsquo;image de l&rsquo;homme fort ? Ou s&rsquo;agit-il d&rsquo;un autre type de leadership, plus humble, moins enclin &agrave; inspirer la peur ? Entretemps, le jeu&mdash;la guerre des apparences&mdash;semble ne jamais se terminer. Le vrai d&eacute;fi, cependant, n&rsquo;est pas de cr&eacute;er et de maintenir une image de force : c&rsquo;est le domaine de l&rsquo;intrigue et du contr&ocirc;le,&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/bit.ly\/37JaSMh\">pas celui du fait de gouverner<\/a><\/strong>. Il s&rsquo;agit ici plut&ocirc;t de briser le carcan symbolique postcolonial dans lequel tant des dirigeants au Congo et ailleurs semblent condamn&eacute;s &agrave; r&eacute;p&eacute;ter les m&ecirc;mes repr&eacute;sentations, en essayant toujours de ressembler au <meta charset=\"utf-8\">&laquo; Guide providentiel <meta charset=\"utf-8\">&raquo; de l&rsquo;&eacute;crivain congolais&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.editionspoints.com\/ouvrage\/la-vie-et-demie-sony-labou-tansi\/9782020353069\">Sony Labou Tansi<\/a><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><meta charset=\"utf-8\">&laquo; Mukalenga wa bantu, bantu wa mukalenga  <meta charset=\"utf-8\">&raquo; <\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Comment pourrait-on faire autrement afin de cr&eacute;er de la redevabilit&eacute; et un climat de respect mutuel entre le pr&eacute;sident et les citoyens congolais ? Les exemples en Afrique et ailleurs abondent : Thomas Sankara qui a&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.thomassankara.net\/26-years-after-thomas-sankara-a-graveside-reflection\/?lang=en\">fait cesser la pratique de montrer le portrait du pr&eacute;sident<\/a><\/strong>&nbsp;dans tout lieu public ; le Pape Fran&ccedil;ois qui s&rsquo;est agenouill&eacute; pour&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.nouvelobs.com\/monde\/vatican\/20130328.OBS6097\/le-pape-francois-lave-les-pieds-de-femmes-detenues.html\">laver les pieds des d&eacute;tenus<\/a><\/strong>&nbsp;; Tshisekedi lui-m&ecirc;me qui a&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/mbote.cd\/felix-tshisekedi-aide-a-la-ministre-chargee-des-personnes-vivant-avec-handicap-a-monter-les-escaliers\/posts\/19895\">aid&eacute; sa ministre vivant avec handicap &agrave; monter les escaliers<\/a><\/strong>&nbsp;en 2019 ; et les mouvements citoyens, comme la Lucha en RDC, qui vont au-del&agrave; de l&rsquo;humilit&eacute; pour fonctionner sans leader singulier,&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.luchacongo.org\/\">avec un leadership horizontal<\/a>&nbsp;et en effectuant le&nbsp;<em>salongo<\/em>&nbsp;(nettoyage des ordures publiques).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><meta charset=\"utf-8\">&laquo; Mukalenga wa bantu, bantu wa mukalenga &raquo;.  Cet adage en cilub&agrave;, qui peut &ecirc;tre traduit comme <meta charset=\"utf-8\">&laquo; le chef (au service) du peuple, le peuple (au service) du chef <meta charset=\"utf-8\">&raquo; , est appropri&eacute;. Car il pr&eacute;sente le leader serviteur du peuple comme la condition pr&eacute;alable pour qu&rsquo;un peuple soutienne son leader. De la mati&egrave;re &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir si l&rsquo;on veut recr&eacute;er un contrat social en RDC.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Par <strong><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/twitter.com\/jdlzw\" target=\"_blank\">Joshua Z. Walker<\/a><\/strong>, directeur de programme du Groupe d&rsquo;&eacute;tude sur le Congo.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant l&rsquo;arriv&eacute;e au pouvoir du pr&eacute;sident congolais, F&eacute;lix Tshisekedi, en janvier 2019, les attentes quant &agrave; ce qu&rsquo;il pourrait r&eacute;aliser concr&egrave;tement pendant son mandat &eacute;taient faibles, compte tenu du d&eacute;s&eacute;quilibre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":12447,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[31,124],"tags":[129,132,73],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12446"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12446"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12446\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12447"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12446"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12446"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12446"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}