{"id":12491,"date":"2021-07-22T14:52:56","date_gmt":"2021-07-22T14:52:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=12491"},"modified":"2021-11-12T14:54:05","modified_gmt":"2021-11-12T14:54:05","slug":"etat-de-siege-ou-dysfonctionnement-de-letat-au-nord-kivu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2021\/07\/22\/etat-de-siege-ou-dysfonctionnement-de-letat-au-nord-kivu\/","title":{"rendered":"\u00c9tat de si\u00e8ge ou dysfonctionnement de l\u2019\u00c9tat au Nord-Kivu"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-1 is-cropped is-core-gallery-block wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==\" alt=\"\" data-id=\"12495\" data-full-url=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/8783002232_f663af2083_o-scaled-1.jpg\" data-link=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?attachment_id=12495&amp;lang=fr\" class=\"wp-image-12495 lazyload is-lazyload u-img-fluid blurs-media-img\" data-src=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/8783002232_f663af2083_o-scaled-1-1024x681.jpg\" data-srcset=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/8783002232_f663af2083_o-scaled-1-1024x681.jpg\"><\/figure><\/li><\/ul><figcaption class=\"blocks-gallery-caption\">Les Forces arm&eacute;es nationales (FARDC) renforcent leurs positions autour de Goma apr&egrave;s un deuxi&egrave;me jour (21 mai 2013) de combats entre eux et des &eacute;l&eacute;ments du M23 dans la localit&eacute; de Mutaho &agrave; une dizaine de kilom&egrave;tres de Goma. &copy; MONUSCO\/Clara Padovan<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Plus de deux mois apr&egrave;s la proclamation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge dans le Nord-Kivu et l&rsquo;Ituri, ce billet de blog s&rsquo;int&eacute;resse sp&eacute;cifiquement au fonctionnement de l&rsquo;administration provinciale, de la justice et de la gouvernance de l&rsquo;eau au Nord-Kivu pendant cette p&eacute;riode exceptionnelle.<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Lorsqu&rsquo;on atterrit &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport de Goma, tout semble normal : les longues files devant les services migratoires et le contr&ocirc;le sanitaire, ou encore le d&eacute;sordre l&eacute;gendaire lors de l&rsquo;attente des bagages.&nbsp; Rien de tout &ccedil;a n&rsquo;a chang&eacute;. La vie quotidienne non plus. Birere, quartier commercial et populaire de la ville est toujours aussi anim&eacute;. Magasins et boutiques ouvrent normalement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">La nuit tomb&eacute;e, du moins avant la<strong>&nbsp;<a href=\"https:\/\/actualite.cd\/2021\/06\/11\/rdc-face-la-3e-vague-de-covid-19-felix-tshisekedi-va-annoncer-de-nouvelles-mesures\">troisi&egrave;me vague<\/a><\/strong>&nbsp;de la pand&eacute;mie du Covid-19, on pouvait encore rouler librement, m&ecirc;me apr&egrave;s l&rsquo;heure du couvre-feu. Contrairement &agrave; Kinshasa, aucune barri&egrave;re routi&egrave;re n&rsquo;&eacute;tait &eacute;rig&eacute;e en ville. La situation aux autres sorties de la ville n&rsquo;avait pas non plus chang&eacute;. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la douane (Grande barri&egrave;re), du port de Goma ou encore des postes de contr&ocirc;le de Mubambiro &agrave; l&rsquo;ouest de Goma ou le poste de p&eacute;age &ldquo;OPRP&rdquo; au nord de la ville : pas de pr&eacute;sence militaire renforc&eacute;e, pas de contr&ocirc;le renforc&eacute; (sauf lors de la r&eacute;cente&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.radiookapi.net\/2021\/06\/20\/actualite\/securite\/rdc-felix-tshisekedi-sejourne-de-nouveau-goma\"><strong>visite du chef de l&rsquo;&Eacute;tat<\/strong><\/a>).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">On croirait &agrave; peine que, quelques jours plus t&ocirc;t, pr&egrave;s de la moiti&eacute; de la population d&rsquo;ici avait d&ucirc; quitter la ville dans la confusion, craignant une &eacute;ventuelle coul&eacute;e de lave volcanique jusque dans des quartiers du centre-ville. On croirait encore moins que, depuis plus de deux mois, la ville de Goma, comme le reste de la province du Nord-Kivu, est sous &eacute;tat de si&egrave;ge. Le gouverneur, le maire de la ville, les bourgmestres ainsi que les administrateurs de territoire ont &eacute;t&eacute; pourtant remplac&eacute;s par des officiers militaires ; les d&eacute;put&eacute;s et les ministres provinciaux, eux, ont &eacute;t&eacute; suspendus. S&rsquo;il est vrai que le poids de la mesure de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge est peu ressenti dans la vie quotidienne des habitants du Nord-Kivu, les institutions provinciales semblent, quant &agrave; elles, en p&acirc;tir gravement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Une administration paralys&eacute;e <\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Depuis la proclamation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, les institutions en province tournent au ralenti. &laquo; La machine administrative est en panne &raquo;, se plaint un des responsables suspendus de la province du Nord-Kivu. L&rsquo;&eacute;quipe r&eacute;duite du gouverneur militaire n&rsquo;a pas les capacit&eacute;s et les ressources humaines n&eacute;cessaires pour s&rsquo;occuper de tous les dossiers. Selon&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1lyEvDCkE0Qqk4S50nqCxsXubUAaTzMiA\/view?usp=sharing\">l&rsquo;ordonnance<\/a>&nbsp;<\/strong>portant mesures d&rsquo;application de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, sept personnes composent le personnel politique du gouvernement provincial sous l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge : le gouverneur militaire et son adjoint, ainsi que les cinq membres de son cabinet. Sept personnes en remplacement d&rsquo;une &eacute;quipe compos&eacute;e du gouverneur, de son adjoint, de dix ministres provinciaux et leurs conseillers respectifs, soit un peu plus de 70 personnes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">L&rsquo;&eacute;quipe r&eacute;duite du gouverneur militaire, dont les conseillers n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; officiellement d&eacute;sign&eacute;s que plus de 60 jours apr&egrave;s la proclamation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, a d&eacute;sormais aussi la charge d&rsquo;interagir avec plus de 50 divisions provinciales, services d&eacute;concentr&eacute;s du pouvoir central. Dans au moins quatre divisions (enseignement primaire, secondaire et professionnel,&nbsp; sant&eacute;, agriculture et d&eacute;veloppement rural), les minist&egrave;res provinciaux de tutelle agissaient de mani&egrave;re plus ou moins autonome. Ces divisions portent en effet sur des questions de comp&eacute;tence de la province. Les autres divisions se r&eacute;f&egrave;rent au gouverneur de province pour des orientations, &eacute;tant donn&eacute; son r&ocirc;le de repr&eacute;sentant du pouvoir central.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le vide d&eacute;coulant de l&rsquo;inexistence d&rsquo;une loi r&eacute;glementant la mise en &oelig;uvre de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, comme le pr&eacute;voit la constitution, vient s&rsquo;ajouter &agrave; l&rsquo;imbroglio administratif. Les chefs de division, services d&eacute;concentr&eacute;s du pouvoir central, n&rsquo;&eacute;tant pas membres du gouvernement provincial, ne peuvent se substituer aux ministres provinciaux. Cons&eacute;quence : ralentissement de l&rsquo;administration, difficile gestion optimale des dossiers et, surtout, risque &eacute;lev&eacute; de prendre de mauvaises d&eacute;cisions. Aussi, &laquo; les dossiers qui &eacute;taient exclusivement g&eacute;r&eacute;s au niveau des minist&egrave;res provinciaux restent &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t&nbsp;&raquo;, renseigne un chef de division contact&eacute; par le GEC.&nbsp; Enfin, il est devenu difficile de r&eacute;pondre &agrave; temps &agrave; des centaines des courriers provenant de diff&eacute;rentes divisions ou encore d&rsquo;accorder des audiences &agrave; tous ceux qui d&eacute;sirent &ecirc;tre re&ccedil;us par les autorit&eacute;s provinciales. Pourtant, &laquo; gouverner, c&rsquo;est rester en collaboration avec la population &raquo;, rappelle un ancien responsable provincial.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&rsquo;autre part, la relation entre le nouvel ex&eacute;cutif et les animateurs suspendus des provinces n&rsquo;est pas non plus r&eacute;gul&eacute;e. Les responsables militaires, tous issus d&rsquo;autres provinces et parfois sans grande connaissance des milieux o&ugrave; ils sont affect&eacute;s, ont la libert&eacute; de consulter ou non ceux qu&rsquo;ils remplacent temporairement, et qui devront normalement reprendre la direction de leurs entit&eacute;s respectives &agrave; la fin de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge. Le gouverneur suspendu du Nord-Kivu est r&eacute;duit &agrave; un r&ocirc;le passif d&rsquo;un &laquo;&nbsp;simple notable &raquo; de la province. Les d&eacute;put&eacute;s provinciaux suspendus, eux, d&eacute;sormais priv&eacute;s de leurs immunit&eacute;s de poursuite, se montrent plus prudents.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Une justice &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">C&rsquo;est dans le secteur de la justice que la proclamation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge a provoqu&eacute; une grande confusion qui peine encore &agrave; &ecirc;tre compl&egrave;tement dissip&eacute;e. En effet,&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/u\/1\/folders\/1mseC-jv34X8H3DCYpCIbBNRqHRAl2HNz\">l&rsquo;ordonnance portant proclamation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge<\/a>&nbsp;<\/strong>indique &agrave; son article 3 que &laquo; l&rsquo;action des juridictions civiles sera substitu&eacute;e par celle des juridictions militaires &raquo;.&nbsp;<a href=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/u\/1\/folders\/1mseC-jv34X8H3DCYpCIbBNRqHRAl2HNz\"><strong>L&rsquo;ordonnance portant sur les mesures d&rsquo;application<\/strong><\/a>&nbsp;pr&eacute;cise quant &agrave; elle que &laquo; pendant l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, la comp&eacute;tence p&eacute;nale des juridictions civiles est d&eacute;volue aux militaires &raquo;. Sur le terrain, il se pose cependant un probl&egrave;me d&rsquo;interpr&eacute;tation. Alors que certains sugg&egrave;rent qu&rsquo;il faut &laquo; substituer les questions civiles et p&eacute;nales aux militaires &raquo;, d&rsquo;autres cependant soutiennent que, comme l&rsquo;indiquent les ordonnances pr&eacute;sidentielles, les dossiers p&eacute;naux soient transf&eacute;r&eacute;s aux juridictions militaires, mais que les juridictions civiles continuent &agrave; statuer sur des dossiers civils. Le 6 mai, dans un&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/u\/1\/folders\/1mseC-jv34X8H3DCYpCIbBNRqHRAl2HNz\">message officiel<\/a>&nbsp;<\/strong>adress&eacute; aux procureurs de la R&eacute;publique des villes de Goma, Beni et Butembo ainsi qu&rsquo;aux chefs de parquet, le procureur g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la cour d&rsquo;appel du Nord-Kivu instruira alors &agrave; ces derniers de &laquo; suspendre jusqu&rsquo;&agrave; nouvel ordre [leur] offices respectifs &raquo;. Le 10 mai, le procureur g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la Cour de cassation essayera de mettre fin &agrave; la confusion. Dans un&nbsp;<a href=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/u\/1\/folders\/1mseC-jv34X8H3DCYpCIbBNRqHRAl2HNz\"><strong>courrier adress&eacute;<\/strong><\/a>&nbsp;aux procureurs g&eacute;n&eacute;raux pr&egrave;s les cours d&rsquo;appel du Nord-Kivu et de l&rsquo;Ituri, il pr&eacute;cisera que ces derniers &laquo; [n&rsquo;auront] &agrave; entreprendre aucune activit&eacute;, ni &agrave; poser un quelconque acte en rapport avec l&rsquo;action p&eacute;nale d&egrave;s l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de cet &eacute;tat de si&egrave;ge &raquo;. En r&eacute;alit&eacute;, cette pr&eacute;cision ne changera pas grand-chose : les juridictions civiles ont, pendant plus de deux mois, simplement cess&eacute; de fonctionner, c&eacute;dant les dossiers aux juridictions militaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">En pratique, plusieurs probl&egrave;mes se posent. D&rsquo;abord, comme pour l&rsquo;ex&eacute;cutif, les juridictions militaires souffrent d&rsquo;un d&eacute;ficit d&rsquo;effectifs. &Agrave; la suite de la d&eacute;cision instaurant l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, l&rsquo;ensemble des dossiers suivis par tout au plus une centaine de magistrats civils, selon une source au parquet de grande instance de Goma, sont transf&eacute;r&eacute;s &agrave; quelques dizaines de magistrats militaires. Cons&eacute;quences : la justice est souvent au ralenti, les d&eacute;tentions provisoires se prolongent et les d&eacute;tenus s&rsquo;amassent dans des prisons. Dans le Rutshuru, &laquo;&nbsp;l&rsquo;&Eacute;glise catholique locale a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; contact&eacute;e pour venir en aide aux d&eacute;tenus&nbsp;&raquo;, nous confie une source locale. &Agrave; Goma, la situation n&rsquo;est gu&egrave;re meilleure.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">En outre, &laquo; en mati&egrave;re p&eacute;nale, et en l&rsquo;absence d&rsquo;une loi fixant les modalit&eacute;s de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, les dossiers pris en d&eacute;lib&eacute;r&eacute; et dont les d&eacute;tenus attendaient leur sort sont rest&eacute;s en veilleuse &raquo;, nous confie un magistrat &agrave; Goma. Aussi, le tribunal pour enfants se retrouve &eacute;galement &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">L&rsquo;absence d&rsquo;une justice fonctionnelle fait craindre enfin le recours &agrave; une justice populaire. &laquo; Il ne faut jamais planter le d&eacute;cor pour une justice populaire &raquo;, alerte un leader local. Et d&rsquo;ajouter : &laquo; On essaye de r&eacute;gler le probl&egrave;me d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, mais on risque de cr&eacute;er beaucoup de conflits &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le 5 juillet 2021, Rose Mutombo, ministre de la Justice, a convoqu&eacute; une journ&eacute;e de r&eacute;flexion autour des cons&eacute;quences de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge sur le fonctionnement de la justice.&nbsp;<a href=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/u\/1\/folders\/1mseC-jv34X8H3DCYpCIbBNRqHRAl2HNz\"><strong>Dans son courrier<\/strong><\/a>, elle confesse que &laquo; l&rsquo;interpr&eacute;tation de cette mesure [sur l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge], disons-le, est une des causes du dysfonctionnement de l&rsquo;appareil judiciaire dans les deux provinces (&hellip;)&raquo;. Toutefois, dans&nbsp;<a href=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/u\/1\/folders\/1mseC-jv34X8H3DCYpCIbBNRqHRAl2HNz\"><strong>une note circulaire&nbsp;<\/strong><\/a>dat&eacute;e du 9 juillet 2021, la garde des Sceaux tente de clarifier le fonctionnement de la justice pendant la p&eacute;riode de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge. Elle pr&eacute;cise entre autres que &laquo; les juridictions de droit commun restent comp&eacute;tentes pour conna&icirc;tre des affaires en mati&egrave;res civile, commerciale, administrative et sociale &raquo;, rejoignant ainsi le&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/u\/1\/folders\/1mseC-jv34X8H3DCYpCIbBNRqHRAl2HNz\">pr&eacute;sident de la cour d&rsquo;appe<\/a>l<\/strong>&nbsp;du Nord-Kivu qui, la veille, avait annonc&eacute; la reprise des audiences &laquo; en mati&egrave;re non-r&eacute;pressive &raquo;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cette d&eacute;cision suffira-t-elle &agrave; mettre fin &agrave; la confusion et &agrave; relancer la machine judiciaire ? &laquo; C&rsquo;est un premier pas dans la bonne direction &raquo;, confie un expert de l&rsquo;Onu travaillant sur la r&eacute;forme de la justice. Mais beaucoup restent &agrave; faire. En r&eacute;alit&eacute;, les juridictions civiles ont repris le traitement des dossiers dans les civils et commerciales. Cependant, en l&rsquo;absence de la loi fixant les modalit&eacute;s de mise en &oelig;uvre de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, le transfert des dossiers p&eacute;naux aux juridictions militaires reste difficile &agrave; mettre en &oelig;uvre. L&rsquo;ordonnance de mise en application de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge devrait sp&eacute;cifier les infractions &agrave; transf&eacute;rer, comme le sugg&egrave;re l&rsquo;article 156 de la Constitution.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Monopole de la Regideso et gouvernance de l&rsquo;eau dans l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge <\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Au-del&agrave; de l&rsquo;administration et de la justice, les initiatives de d&eacute;veloppement pilot&eacute;es par le gouvernement provincial pi&eacute;tinent &eacute;galement. &nbsp;&laquo; Cela fait deux mois qu&rsquo;aucun projet de d&eacute;veloppement n&rsquo;a &eacute;t&eacute; men&eacute; par l&rsquo;ex&eacute;cutif provincial &raquo;, nous indique un membre du gouvernement provincial, ajoutant toutefois qu&rsquo;il y aurait des n&eacute;gociations avec le gouverneur militaire pour red&eacute;marrer certaines initiatives.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Par ailleurs, il existe un risque r&eacute;el de recul par rapport aux progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s par l&rsquo;ex&eacute;cutif provincial suspendu dans la r&eacute;gulation de certains secteurs. C&rsquo;est le cas de celui de l&rsquo;eau. Avant la proclamation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, sur base des possibilit&eacute;s qu&rsquo;offrent la<strong><a href=\"http:\/\/extwprlegs1.fao.org\/docs\/pdf\/cng154965.pdf\">&nbsp;loi de 2015 sur l&rsquo;eau<\/a>,<\/strong>&nbsp;le gouvernement provincial du Nord-Kivu s&rsquo;&eacute;tait engag&eacute; &agrave; organiser la gouvernance dans ce secteur vital o&ugrave; la Regideso, devenue entreprise commerciale, r&egrave;gne depuis des d&eacute;cennies sans toutefois arriver &agrave; desservir l&rsquo;ensemble de la population en eau potable. Objectif affich&eacute; : favoriser l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau &agrave; des milliers d&rsquo;habitants de la ville.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le gouverneur Carly Nzanzu Kasivita s&rsquo;est lanc&eacute; dans une croisade pour le contr&ocirc;le de ce secteur. Dans un courriel, il a demand&eacute; &agrave; Mercy Corps, une ONG internationale de d&eacute;veloppement qui m&egrave;ne depuis 2019 des travaux de r&eacute;fection du r&eacute;seau de distribution d&rsquo;eau dans la province du Nord-Kivu notamment, de remettre ces infrastructures &agrave; la province, ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage selon la loi, plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; la Regideso, une fois les travaux cl&ocirc;tur&eacute;s. Il a &eacute;galement d&eacute;cid&eacute; de mettre en place, en partenariat avec&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/virunga.org\/fr\/alliance\/\">Virunga Foundation<\/a>,<\/strong>&nbsp;une entreprise provinciale de l&rsquo;eau, la Soci&eacute;t&eacute; provinciale d&rsquo;eau et d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; du Nord-Kivu (SPEENK).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Selon des sources consult&eacute;es au sein du gouvernement provincial, de Virunga ainsi que du milieu d&rsquo;affaires au Nord Kivu, Carly Nzanzu Kasivita a entrepris des discussions pour r&eacute;guler, &agrave; l&rsquo;instar du secteur de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, la distribution d&rsquo;eau dans la province. Ce processus devrait conduire &agrave; l&rsquo;octroi des concessions sur la distribution de l&rsquo;eau dans la ville et dans le reste de la province. Mais, depuis la proclamation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, &laquo; c&rsquo;est la reculade totale &raquo;, se plaint un partenaire du gouvernement provincial. Les responsables provinciaux qui suivaient cette question sont suspendus.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Profitant du vide laiss&eacute; par les responsables provinciaux critiques face &agrave; elle, la Regideso essaye de reprendre son influence et prot&eacute;ger sa situation de monopole. La relation tendue entre la R&eacute;gideso, l&rsquo;&Eacute;tat et Virunga prive des milliers de Gomatraciens de l&rsquo;eau potable.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ainsi, lorsque la r&eacute;cente &eacute;ruption volcanique d&eacute;truit une partie des connexions reliant les quartiers nord-ouest de la ville aux r&eacute;servoirs d&rsquo;eau dont celui de Bushara de 5 000 m3, une &ldquo;task force&rdquo; devant l&rsquo;adduction d&rsquo;eau est mise en place. Membre de la plateforme, Virunga s&rsquo;engage &agrave; r&eacute;parer les conduits d&rsquo;eau endommag&eacute;s et de&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/twitter.com\/gorillacd\/status\/1411696492021268482?s=20\">finir le 30 juin 2021<\/a>.<\/strong>&nbsp;Seulement, le 29 juin, selon des sources au sein de Virunga et de la division provinciale des ressources hydrauliques et &eacute;lectricit&eacute;, la Regideso demande de construire les &ldquo;by-pass&rdquo; avant la connexion au r&eacute;servoir de Bushara. Ces travaux qui devaient initialement durer 10 jours ne sont toujours pas finalis&eacute;s, selon plusieurs sources. Pendant ce temps, les conduits construits par Virunga ont &eacute;t&eacute; en partie endommag&eacute;s par des personnes inconnues.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Sortir la t&ecirc;te haute de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge <\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Comme on le voit, le vide administratif cr&eacute;&eacute; par l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge pourrait &agrave; terme avoir raison des initiatives pouss&eacute;es par les provinces concern&eacute;es. Avec un personnel limit&eacute; et en l&rsquo;absence d&rsquo;une loi de mise en &oelig;uvre, le gouvernement militaire n&rsquo;a d&rsquo;autre choix que de se concentrer sur sa mission premi&egrave;re, r&eacute;tablir la paix, laissant d&rsquo;autres secteurs au ralenti.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Au-del&agrave; de&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/blog.kivusecurity.org\/fr\/letat-de-siege-a-t-il-ameliore-la-securite-dans-lest-de-la-rdc\/\">la question de l&rsquo;efficacit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge de r&eacute;soudre, &agrave; court terme, les probl&egrave;mes s&eacute;curitaires dans la partie est du pays<\/a>,<\/strong>&nbsp;il se pose celle du fonctionnement de l&rsquo;&Eacute;tat dans ces provinces. La solution n&rsquo;est pas si simple. Mettre fin &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge sans r&eacute;sultat palpable pourrait avoir un co&ucirc;t politique &eacute;norme pour le pr&eacute;sident F&eacute;lix Tshisekedi qui a d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; son ambition de se repr&eacute;senter.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cependant, maintenir l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge pourrait, en plus des co&ucirc;ts financiers et humains d&rsquo;une op&eacute;ration militaire, affecter n&eacute;gativement l&rsquo;&eacute;conomie, l&rsquo;administration et le social dans les provinces concern&eacute;es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Pour sortir de ce dilemme, et comme soutiennent certains leaders locaux, &laquo; recentrer de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge autour des zones critiques &raquo; pourrait &ecirc;tre n&eacute;cessaire. On pourrait recadrer l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge sur le territoire de Beni, Irumu et Djugu qui sont les plus affect&eacute;s par les groupes les plus violents. Cela pourrait permettre de remettre les officiels civils en place et de relancer ainsi le fonctionnement de l&rsquo;&Eacute;tat dans les provinces concern&eacute;es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ce recentrage de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge pourrait &eacute;galement permettre de concentrer les ressources des officiers militaires aux op&eacute;rations en lien avec leur mandat de mettre fin &agrave; l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; dans la province.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Aussi la loi portant sur les mesures d&rsquo;application de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge s&rsquo;av&egrave;re-t-elle &ecirc;tre d&rsquo;une imp&eacute;rieuse n&eacute;cessit&eacute; tant elle pourrait mettre fin &agrave; la confusion dans le fonctionnement des institutions sous ce r&eacute;gime. Mais au-del&agrave; d&rsquo;un n&eacute;cessaire recadrage, d&eacute;put&eacute;, gouverneur ou membres de la soci&eacute;t&eacute; civile interview&eacute;s sont unanimes : il s&rsquo;agit d&rsquo;un probl&egrave;me de l&rsquo;arm&eacute;e. Donner &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e les moyens n&eacute;cessaires, former les unit&eacute;s disciplin&eacute;es et mettre en place un programme coh&eacute;rent de d&eacute;mobilisation et r&eacute;insertion&nbsp; pourrait &ecirc;tre un pas important vers une solution durable de la crise s&eacute;curitaire dans l&rsquo;est de la RDC. Cela pourrait se faire sans remplacer les responsables civils par les militaires.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ce vendredi 30 juillet, le Parlement congolais examinera pour la cinqui&egrave;me fois la possibilit&eacute; de prorogation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge. Et si en public plusieurs acteurs politiques affichent leur soutien &agrave; la d&eacute;cision imposant l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, en priv&eacute;, ils se montrent de plus en plus critiques. &laquo; Nous soutenons l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge, mais nous avons besoin de r&eacute;sultats &raquo;, explique un responsable politique provincial suspendu. &Agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, plusieurs d&eacute;put&eacute;s du Nord-Kivu et de l&rsquo;Ituri exigent une &eacute;valuation de cette mesure avant sa prochaine prorogation. Pour d&rsquo;autres, il faut simplement y mettre fin. Sortir la t&ecirc;te haute de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge n&eacute;cessitera du gouvernement central le courage d&rsquo;accepter une demi-victoire.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus de deux mois apr&egrave;s la proclamation de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge dans le Nord-Kivu et l&rsquo;Ituri, ce billet de blog s&rsquo;int&eacute;resse sp&eacute;cifiquement au fonctionnement de l&rsquo;administration provinciale, de la justice&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":12495,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[31,124],"tags":[261,263,73],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12491"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12491"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12491\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12495"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12491"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12491"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12491"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}