{"id":12522,"date":"2021-06-18T18:29:08","date_gmt":"2021-06-18T18:29:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=12522"},"modified":"2022-01-03T05:42:37","modified_gmt":"2022-01-03T05:42:37","slug":"rdc-mbongo-ya-kobongisa-dou-viendra-largent-pour-les-reformes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2021\/06\/18\/rdc-mbongo-ya-kobongisa-dou-viendra-largent-pour-les-reformes\/","title":{"rendered":"RDC \u2013 Mbongo ya kobongisa : d&rsquo;o\u00f9 viendra l&rsquo;argent pour les reformes ?"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-core-image-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==\" alt=\"\" class=\"wp-image-12609 lazyload is-lazyload u-img-fluid blurs-media-img\" data-src=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/gombe-1-scaled-1.jpeg\" data-srcset=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/gombe-1-scaled-1.jpeg\"><figcaption>Commune de la Gombe, Kinshasa, le 9 juin 2021. Copyright : Tr&eacute;sor Kibangula<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&egrave;s qu&rsquo;il a commenc&eacute; &agrave; manifester son intention d&rsquo;&ecirc;tre candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle, F&eacute;lix Tshisekedi a clairement indiqu&eacute; que, pour r&eacute;former le Congo, d&rsquo;&eacute;normes ressources seront n&eacute;cessaires. En ao&ucirc;t 2018, lorsqu&rsquo;il a pr&eacute;sent&eacute; son programme politique, il a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il faudrait&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.radiookapi.net\/2018\/08\/16\/actualite\/politique\/rdc-felix-tshisekedi-compte-mobiliser-86-milliards-usd-pour-executer\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">86 milliards de dollars sur 10 ans<\/a><\/strong>&nbsp;et un taux de croissance annuel de 25 %. En 2019, dans son discours de fin d&rsquo;ann&eacute;e, celui qui est devenu chef de l&rsquo;&Eacute;tat a grond&eacute; ceux qui disaient que sa proposition de budget de 10 milliards de dollars pour 2020 &eacute;tait irr&eacute;aliste : &laquo;&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.radiookapi.net\/2019\/12\/13\/actualite\/politique\/felix-tshisekedi-sur-le-budget-2020-pour-un-grand-congo-il-faut-une\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Pour un Grand Congo, il faut une grande ambition.<\/a><\/strong>&raquo;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Les r&eacute;alit&eacute;s du gouvernement ont toutefois contrecarr&eacute; ces ambitions. Avant m&ecirc;me que le Covid-19 ne frappe, le gouvernement a &eacute;t&eacute; contraint de r&eacute;duire le budget 2020 de pr&egrave;s de 50 %. Puis la pand&eacute;mie a ramen&eacute; la croissance du PIB du pays &agrave; 1,7 %, bien en de&ccedil;&agrave; du taux de croissance de la population de 3,2 %, m&ecirc;me si le secteur extractif a connu une expansion de 10 % en 2020 &ndash; port&eacute;e par un boom des prix du cuivre et du cobalt. Si les caisses du pays devraient se redresser rapidement, le gouvernement n&rsquo;a plus que deux ans pour concr&eacute;tiser les promesses du pr&eacute;sident Tshisekedi avant les &eacute;lections de 2023.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>O&ugrave; trouvera -t-il les ressources n&eacute;cessaires ? <\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Les donateurs, en particulier la Banque mondiale, sont une possibilit&eacute;. La Banque mondiale semble intensifier ses activit&eacute;s en RDC. Le 5 mai, son directeur national a rencontr&eacute; le Premier ministre Sama Lukonde et a annonc&eacute; que la Banque s&rsquo;&eacute;tait engag&eacute;e &agrave; verser 3 milliards de dollars &agrave; la RDC au cours des 18 mois suivants. Et cela n&rsquo;inclut pas le milliard de dollars qu&rsquo;elle a promis l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re pour soutenir l&rsquo;&eacute;ducation et les soins de sant&eacute; dans le pays, ni les quelque 824 millions de dollars qu&rsquo;elle investit actuellement dans la stabilisation de l&rsquo;est du pays.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Il s&rsquo;agit, &eacute;videmment, de sommes &eacute;normes. En 2019, la Banque mondiale a engag&eacute; plus de fonds (762 millions de dollars) pour la RDC que toute autre ann&eacute;e depuis 2002, et cette somme devrait doubler si ces r&eacute;centes d&eacute;clarations sont mises en &oelig;uvre. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;une des plus importantes sources de revenus du pays &ndash; elle est &agrave; peu pr&egrave;s aussi importante que le financement fourni par le gouvernement am&eacute;ricain (l&rsquo;argent am&eacute;ricain ne passe pourtant pas pour la plupart par le gouvernement, comme c&rsquo;est le cas avec la Banque mondiale) et bien plus importante que tout autre donateur. Il &eacute;tait &eacute;gal &agrave; environ un quart du budget congolais en 2019 ; le budget du programme quinquennal de la Banque mondiale pour la r&eacute;novation urbaine de Kinshasa est plus important que l&rsquo;ensemble du budget annuel de la ville cette ann&eacute;e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">C&rsquo;est potentiellement un changement de donne pour le pouvoir de Tshisekedi. La Banque mondiale pourrait financer une grande partie du programme du pr&eacute;sident. Bien qu&rsquo;elle ne d&eacute;caisse que lentement les 800 millions de dollars promis en juin 2020 pour soutenir l&rsquo;&eacute;ducation primaire gratuite &ndash; des all&eacute;gations de corruption ont retard&eacute; ce processus -, cet argent pourrait permettre &agrave; Tshisekedi de mettre en &oelig;uvre sa promesse phare. Le nouveau programme de d&eacute;sarmement, d&eacute;mobilisation, r&eacute;insertion communautaire et stabilisation (DDRCS), pierre angulaire de la strat&eacute;gie de s&eacute;curit&eacute; du gouvernement dans l&rsquo;est du Congo, est &eacute;galement cens&eacute; &ecirc;tre partiellement financ&eacute; par la Banque mondiale (elle ne peut financer que la partie r&eacute;insertion), dans le cadre de son projet de redressement de l&rsquo;Est de 824 millions de dollars.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Qu&rsquo;est-ce qui a conduit &agrave; cette augmentation en investissements ? <\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Selon des personnes proches de ces n&eacute;gociations, cette hausse a commenc&eacute; avant la pr&eacute;sidence de Tshisekedi et est li&eacute;e aux &eacute;volutions au sein de la Banque mondiale &ndash; une attention accrue port&eacute;e aux pays fragiles et en proie &agrave; des conflits. Cependant, le changement de pouvoir &agrave; Kinshasa a &eacute;galement jou&eacute; un r&ocirc;le, le nouveau pr&eacute;sident ayant signal&eacute; sa volont&eacute; de s&rsquo;engager dans des r&eacute;formes et des projets de r&eacute;duction de la pauvret&eacute;.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le projet d&rsquo;&eacute;ducation en est un exemple. La Banque mondiale &eacute;tait d&eacute;sireuse d&rsquo;intervenir dans ce secteur, car les frais de scolarit&eacute; repr&eacute;sentent une lourde charge pour les familles &agrave; faible revenu, qui constituent la grande majorit&eacute; de la population.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">La politique et le financement initial &eacute;taient une initiative du gouvernement ; la Banque mondiale &eacute;tait cens&eacute;e commencer &agrave; verser 100 millions de dollars en novembre 2020, soit plus d&rsquo;un an apr&egrave;s la mise en &oelig;uvre de la mesure. Mais m&ecirc;me cela a &eacute;t&eacute; report&eacute; lorsque le gouvernement a annonc&eacute; qu&rsquo;il avait d&eacute;tect&eacute; une corruption massive dans le secteur, et que l&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale des finances (IGF) avait ouvert des enqu&ecirc;tes. Ce n&rsquo;est que le 26 mai 2021 que la Banque mondiale a finalement inform&eacute; le gouvernement qu&rsquo;elle allait commencer &agrave; d&eacute;bourser. Selon des sources proches de la Banque, ce processus &eacute;tait en fait rassurant, car il laissait entendre que le gouvernement s&rsquo;appropriait le programme et s&rsquo;effor&ccedil;ait de mettre en &oelig;uvre des r&eacute;formes. Elle estime maintenant que, malgr&eacute; la mise en &oelig;uvre difficile de la politique, entre 2 et 4 millions de nouveaux &eacute;l&egrave;ves ont pu s&rsquo;inscrire depuis 2019. La Banque mondiale pourrait maintenant jouer un r&ocirc;le important dans la mise en &oelig;uvre de cette mesure.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>&laquo; Faible capacit&eacute; institutionnelle &raquo;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">L&rsquo;institution financi&egrave;re internationale n&rsquo;est pas aussi fi&egrave;re de tous ses projets. Une autre subvention de 200 millions de dollars en faveur de l&rsquo;emploi et des transferts mon&eacute;taires a &eacute;t&eacute;&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/documents1.worldbank.org\/curated\/en\/899721583251877178\/pdf\/Congo-Democratic-Republic-of-Productive-Inclusion-Project.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">annul&eacute;e au bout de 20 mois en raison de la &laquo; faible capacit&eacute; institutionnelle &raquo; et de &laquo; dispositions institutionnelles maladroites &raquo;<\/a><\/strong>, mais aussi parce que ni le minist&egrave;re des Affaires sociales ni le Fonds social de la RDC &ndash; les partenaires de mise en &oelig;uvre &ndash; ne semblaient consid&eacute;rer le projet comme une priorit&eacute;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">M&ecirc;me lorsque la Banque mondiale est en mesure de d&eacute;bloquer des fonds, les r&eacute;sultats sont parfois m&eacute;diocres. L&rsquo;&eacute;valuation r&eacute;cente la plus accablante d&rsquo;un projet men&eacute; par la Banque mondiale &ndash; enfouie dans le langage bureaucratique de ses &eacute;valuations de projet &ndash; visait &agrave; r&eacute;former la soci&eacute;t&eacute; ferroviaire publique, la SNCC. Cinq ans et 425 millions de dollars d&eacute;pens&eacute;s plus tard,&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/documents1.worldbank.org\/curated\/en\/384251547237922911\/pdf\/drc-icr-133218-01082019-636827544467919205.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la Banque mondiale a conclu que le projet &eacute;tait un &eacute;chec<\/a><\/strong>, n&rsquo;ayant qu&rsquo;un impact n&eacute;gligeable sur la sant&eacute; financi&egrave;re de la SNCC, l&rsquo;infrastructure ferroviaire et la gestion de la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;&Eacute;tat. Parmi les principales raisons : un &laquo; manque d&rsquo;engagement du gouvernement &raquo; et un &laquo; optimisme excessif quant &agrave; l&rsquo;influence et &agrave; l&rsquo;impact que le conseiller technique et de gestion externe pourrait avoir sur la situation financi&egrave;re et op&eacute;rationnelle de la SNCC &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Toutefois, la Banque mondiale pourrait &ecirc;tre un acteur extr&ecirc;mement important dans la r&eacute;ussite de la pr&eacute;sidence Tshisekedi. Cela soul&egrave;ve des questions importantes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Par exemple, la responsabilit&eacute; et la durabilit&eacute; de ces projets. Apr&egrave;s tout, m&ecirc;me si ces projets sont approuv&eacute;s par le Parlement, ils sont rarement audit&eacute;s par cette institution et m&ecirc;me le budget officiel de l&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;inclut pas la plupart de ces d&eacute;penses. Certains de ces projets, comme le projet de redressement de l&rsquo;Est, sont g&eacute;r&eacute;s par des institutions telles que le Fonds social, qui rel&egrave;ve directement de la pr&eacute;sidence. Le financement de la Banque mondiale, tout comme celui des autres donateurs, n&rsquo;est pas non plus tr&egrave;s scrut&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; civile (dont certains sont des partenaires de ces donateurs) ou les m&eacute;dias. Au total, les donateurs d&eacute;pensent presque autant d&rsquo;argent (<strong><a href=\"https:\/\/stats.oecd.org\/qwids\/#?x=1&amp;y=6&amp;f=2:40,4:1,7:1,9:85,3:51,5:4,8:85&amp;q=2:40+4:1+7:1+9:85+3:51+5:4+8:85+1:1,2,25,26,77,3,4,5,6,58,7,8,9,10,11,59,60,12,13,14,61,15,16,17,18,62,19,63,75,20,21,22,23,24,36,209,195,197,169,190,70,204,176,170,171,172,173,267,174,175,191,69,67,205,64,76,211,47,212,213,30,31,214,32,215,43,220,226,34,202,35,264,179,216,203,72,48,206,68,49,73,194,50,51,52,266,181,53,55,74,225,217,218,41,42,45,219,199,196,177,227,250,200,71,37,38,198,210,39,40,178,193,265,249,261,233,78,244,238,239,258,241,242,252,240,251,231,236,232,262,243,269,237,259,268,230,234,257,229,245,235,246,247,253,248,256,221,260,223,222,G1,G2,G3,G4,G5+6:2000,2001,2002,2003,2004,2005,2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020&amp;lock=CRS1\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">3,3 milliards de dollars en 2019<\/a><\/strong>) au Congo chaque ann&eacute;e que le gouvernement congolais (<strong>3,7 milliards de dollars en 2018<\/strong>), mais ne sont pas fondamentalement responsables &ndash; malgr&eacute; les efforts de budg&eacute;tisation participative et les projets de d&eacute;veloppement communautaire &ndash; envers les b&eacute;n&eacute;ficiaires de leurs projets.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Des questions se posent &eacute;galement sur la responsabilit&eacute; au sein m&ecirc;me de la Banque mondiale. Lorsque ses projets &eacute;chouent &ndash; comme dans le cas du SNCC &ndash; qui demande des comptes &agrave; la Banque mondiale ou &agrave; ses responsables ? Et si les auditeurs de la Banque d&eacute;cident que la faute incombe aux fonctionnaires congolais, pourquoi la Banque ne fait-elle pas plus pour demander des comptes &agrave; ces personnes en faisant savoir au public qui elles sont ? Par exemple, le chef de la SNCC &agrave; la fin du projet de la Banque mondiale &eacute;tait&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/dev-gec-crg.pantheonsite.io\/pourquoi-sylvestre-ilunga-ilunkamba-a-ete-designe-premier-ministre-en-rdc\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui est ensuite devenu Premier ministre<\/a><\/strong>. S&rsquo;il n&rsquo;est pas certain qu&rsquo;il ait jou&eacute; un r&ocirc;le dans les agissements de la SNCC, une plus grande transparence permettrait aux Congolais de demander des comptes &agrave; leurs propres institutions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">La question la plus importante concerne peut-&ecirc;tre le changement structurel. Le d&eacute;veloppement, apr&egrave;s tout, ne consiste pas seulement &agrave; construire des choses et &agrave; cr&eacute;er des richesses, mais aussi &agrave; cr&eacute;er des syst&egrave;mes et des institutions qui permettent aux gens de s&rsquo;&eacute;panouir. Pour ce faire, il faudra r&eacute;former l&rsquo;&Eacute;tat lui-m&ecirc;me pour le faire passer du&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/link.springer.com\/chapter\/10.1007\/978-1-349-18886-4_5\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">L&eacute;viathan boiteux<\/a><\/strong>&nbsp;&ndash; le bula matari (broyeur de pierres), comme beaucoup l&rsquo;appellent encore &ndash; qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui &agrave; une cr&eacute;ature moins oppressive et plus habilitante. C&rsquo;est une question qui a pos&eacute; probl&egrave;me aux donateurs ext&eacute;rieurs, malgr&eacute; tous les r&eacute;sultats impressionnants en termes de routes construites et d&rsquo;enseignants form&eacute;s. Dans le pass&eacute;, par exemple, la stabilisation de l&rsquo;est du Congo a &eacute;chou&eacute; non seulement &agrave; cause d&rsquo;un manque de financement, mais aussi &agrave; cause d&rsquo;un manque d&rsquo;engagement politique pour porter les r&eacute;formes difficiles &ndash; poursuites judiciaires, r&eacute;forme agraire, r&eacute;pression de la corruption et de l&rsquo;extorsion &ndash; n&eacute;cessaires. La Banque mondiale esp&egrave;re qu&rsquo;en injectant de l&rsquo;argent et en cr&eacute;ant des emplois, les Congolais seront plus &agrave; m&ecirc;me d&rsquo;exiger des changements syst&eacute;miques.&nbsp;<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&egrave;s qu&rsquo;il a commenc&eacute; &agrave; manifester son intention d&rsquo;&ecirc;tre candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle, F&eacute;lix Tshisekedi a clairement indiqu&eacute; que, pour r&eacute;former le Congo, d&rsquo;&eacute;normes ressources seront n&eacute;cessaires. 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