{"id":12526,"date":"2021-05-29T19:15:33","date_gmt":"2021-05-29T19:15:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=12526"},"modified":"2022-01-03T05:16:38","modified_gmt":"2022-01-03T05:16:38","slug":"eruption-du-nyragongo-comment-letat-repond-a-la-catastrophe-naturelle-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2021\/05\/29\/eruption-du-nyragongo-comment-letat-repond-a-la-catastrophe-naturelle-2\/","title":{"rendered":"\u00c9ruption du Nyragongo : comment l&rsquo;\u00e9tat r\u00e9pond \u00e0 la catastrophe naturelle"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-core-image-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==\" alt=\"\" class=\"wp-image-12399 lazyload is-lazyload u-img-fluid blurs-media-img\" data-src=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/WhatsApp-Image-2021-05-29-at-17.00.28.jpeg\" data-srcset=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/WhatsApp-Image-2021-05-29-at-17.00.28.jpeg\"><figcaption>Int&eacute;rieur du crat&egrave;re du volcan Nyiragongo, le 2 janvier 2020. Copyright : Tr&eacute;sor Kibangula.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">L&rsquo;&eacute;ruption du Nyrangongo 22 mai a pris tout le monde de court. Face &agrave; la catastrophe naturelle, l&rsquo;&eacute;tat congolais tente d&rsquo;articuler une strat&eacute;gie de r&eacute;ponse. Non sans difficult&eacute;.<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">C&eacute;lestin Kasereka Mahinda n&rsquo;a probablement pas ferm&eacute; l&rsquo;&oelig;il de la nuit. Le samedi 22 mai, en d&eacute;but de soir&eacute;e, vers 19 heures locales, le volcan Nyiragongo est entr&eacute; en &eacute;ruption sans que l&rsquo;Observatoire volcanologique de Goma (OVG), dont il est le directeur scientifique, n&rsquo;ait alert&eacute; la population de Goma.&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/dev-gec-crg.pantheonsite.io\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/bulletin-ovg-11-mai-2021.jpeg\">Dat&eacute; du 11 mai, le dernier bulletin de ce centre de recherche<\/a><\/strong>&nbsp;charg&eacute; principalement de la surveillance des volcans Nyiragongo et Nyamulagira dans la partie est de la RDC, indiquait tout de m&ecirc;me que &laquo; les deux volcans [&eacute;taient] tr&egrave;s actifs et particuli&egrave;rement le Nyiragongo o&ugrave; il s&rsquo;observ[ait] quelques s&eacute;ismes hybrides sporadiques dans son champ &raquo;. Le document pr&eacute;cisait aussit&ocirc;t que &laquo; cette activit&eacute; n&rsquo;affect[ait] pas encore les zones habit&eacute;es &raquo;. Recommandations de l&rsquo;OVG : &laquo; attention particuli&egrave;re de surveillance &raquo; et maintien du niveau d&rsquo;alerte jaune, c&rsquo;est-&agrave;-dire vigilance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Pourtant, le jour de l&rsquo;&eacute;ruption, tout le monde est pris de court, y compris l&rsquo;administration militaire, mise en place dans le cadre de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge en cours dans le Nord-Kivu. Il n&rsquo;y aurait pas eu de signes pr&eacute;curseurs, selon le gouvernement &agrave; Kinshasa. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est vraiment un fait nouveau&nbsp;&raquo;, insiste son porte-parole, Patrick Muyaya. &Agrave; la diff&eacute;rence de l&rsquo;&eacute;ruption de 2002, &laquo;&nbsp;il n&rsquo;y a pas eu une forte sismicit&eacute; au d&eacute;but&nbsp;&raquo;,&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.radiookapi.net\/sites\/default\/files\/2021-05\/27052021-a-f-journalfrancais12h00-00.mp3\">confirme sur radio Okapi le vulcanologue Dario Tedesco<\/a><\/strong>. En cons&eacute;quence,&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.reuters.com\/article\/us-congo-volcano-idUSKBN2B20ZV\">d&eacute;boussol&eacute; et priv&eacute; de financements depuis sept mois &agrave; cause notamment de soup&ccedil;ons<\/a><\/strong>&nbsp;de corruption et de d&eacute;tournement en son sein, l&rsquo;OVG n&rsquo;a rien vu venir ou presque. Dans tous les cas,&nbsp;&laquo; ce qui se passe ici, c&rsquo;est qu&rsquo;on a eu une &eacute;ruption qui n&rsquo;a pas pr&eacute;venu. Donc, ces capacit&eacute;s de surveillance et ces probl&egrave;mes de financement n&rsquo;ont rien &agrave; voir avec le fait qu&rsquo;on n&rsquo;a pas pu d&eacute;tecter l&rsquo;&eacute;ruption. Le volcan n&rsquo;a absolument pas pr&eacute;venu. Il n&rsquo;y a aucun signal qui a pu nous dire, &ldquo;attention, quelque chose va changer&rdquo;&nbsp;&raquo;,&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20210529-volcan-nyiragongo-on-est-en-plein-moment-charni%C3%A8re-pour-le-volcanologue-beno%C3%AEt-smets\">nuance le volcanologue B&eacute;no&icirc;t Smets<\/a><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Les balbutiements de la r&eacute;ponse <\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Malgr&eacute; tout, dans la soir&eacute;e, apr&egrave;s une r&eacute;union de crise autour du Premier ministre Sama Lukonde, Kinshasa annonce l&rsquo;activation du &laquo; plan de contingence &raquo;, mais il n&rsquo;en dit pas plus. Quelques heures plus t&ocirc;t, lorsqu&rsquo;il a pris la parole, le g&eacute;n&eacute;ral Constant Ndima non plus ne s&rsquo;&eacute;tait &eacute;tendu sur le sujet. Le gouverneur militaire s&rsquo;&eacute;tait content&eacute; d&rsquo;inviter la population &agrave; suivre &laquo; les orientations du service provincial de la protection civile selon le plan de contingence en vigueur &raquo;. En filigrane, des habitants de la &laquo;&nbsp;zone rouge&nbsp;&raquo;, ceux dont les maisons se trouvent sur le trac&eacute; de la coul&eacute;e de lave de 2002, &eacute;taient pri&eacute;s d&rsquo;&eacute;vacuer. Mais pour aller o&ugrave; ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&Agrave; ces premi&egrave;res heures de l&rsquo;apr&egrave;s &eacute;ruption, la gestion de la crise qui se profile balbutie. Les itin&eacute;raires d&rsquo;&eacute;vacuation pr&eacute;vus par le plan de contingence en question ne sont pas clairement communiqu&eacute;s aux concern&eacute;s. D&rsquo;ailleurs, personne ne sait exactement ce que dit le plan et personne n&rsquo;en rappelle ne serait-ce que les grandes lignes. Alors, c&rsquo;est la panique g&eacute;n&eacute;rale dans la ville : des milliers de personnes traversent vers le Rwanda, d&rsquo;autres d&eacute;cident de se diriger vers le territoire de Masisi, &agrave; l&rsquo;ouest de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;ruption de 2002, un plan de contingence voit le jour entre &laquo; 2009 &ndash; 2010 &raquo;, selon Dario Tedesco qui dit avoir travaill&eacute; sur le document notamment avec des experts de l&rsquo;OVG, de l&rsquo;Union europ&eacute;enne et de l&rsquo;UNOPS, bureau des Nations unies pour les services d&rsquo;appui aux projets. Selon plusieurs sources concordantes &agrave; Goma consult&eacute;es par le GEC, des campagnes de sensibilisation autour du plan de contingence recommandaient de privil&eacute;gier trois axes d&rsquo;&eacute;vacuation, en cas de nouvelle &eacute;ruption volcanique : &agrave; l&rsquo;ouest, vers Sake ou Mushaki, ou &agrave; l&rsquo;est, vers Rubavu, au Rwanda. D&rsquo;autres parlent m&ecirc;me du Mont Goma. La&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/reliefweb.int\/report\/democratic-republic-congo\/appui-du-cluster-logistique-au-plan-de-r-ponse-en-cas-d-ruption-du\">mise &agrave; jour du document &eacute;tait au menu d&rsquo;un atelier, organis&eacute; d&eacute;but mars 2017<\/a><\/strong>, entre les diff&eacute;rents partenaires et les repr&eacute;sentants de l&rsquo;&Eacute;tat : minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur, OVG, Monusco, Ocha, Unicef, OMS, Banque mondiale, PAM, Croix-Rouge, Direction de la gestion des risques et catastrophes du Rwanda.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le plan de contingence d&eacute;pass&eacute;<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Mais depuis, aucune trace de cette mise &agrave; jour. La Goma de 2002 n&rsquo;est pourtant plus la m&ecirc;me ville aujourd&rsquo;hui. Sa population estim&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;poque &agrave; quelque 400 000 habitants serait aujourd&rsquo;hui autour de 800 000 habitants. L&rsquo;agglom&eacute;ration, sa p&eacute;riph&eacute;rie comprise, s&rsquo;est &eacute;galement agrandie, avec des zones habit&eacute;es de plus en plus proches du volcan. C&rsquo;est pourquoi un plan de contingence ou d&rsquo;&eacute;vacuation en cas d&rsquo;&eacute;ruption doit toujours &ecirc;tre r&eacute;guli&egrave;rement mis &agrave; jour pour l&rsquo;adapter aux nouvelles conditions. &Agrave; titre illustratif, dans la province voisine du Sud-Kivu, le&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/reliefweb.int\/sites\/reliefweb.int\/files\/resources\/sk_plan_de_contingence_catastrophe_naturelles-1.pdf\">plan de contingence en situation des catastrophes naturelles et accidents majeurs<\/a><\/strong>, mis en place en juillet 2013, n&rsquo;&eacute;tait valable que pour une p&eacute;riode de six mois et devrait &ecirc;tre mis &agrave; jour d&egrave;s f&eacute;vrier 2014.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Il n&rsquo;est donc pas s&ucirc;r que la d&eacute;l&eacute;gation minist&eacute;rielle, d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;e &agrave; Goma et conduite finalement par le Dr Jean-Jacques Mbungani, ministre de la Sant&eacute; publique, Hygi&egrave;ne et Pr&eacute;vention, ait suivi scrupuleusement ce plan de contingence lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;est attel&eacute;e &agrave; essayer d&rsquo;apporter quelques r&eacute;ponses ponctuelles aux probl&egrave;mes et besoins humanitaires de la population sinistr&eacute;e. Certains de ses membres ont supervis&eacute; par exemple des travaux du d&eacute;blaiement des tron&ccedil;ons rendus impraticables par la lave, d&rsquo;autres sont all&eacute;s d&eacute;poser des m&eacute;dicaments &agrave; des centres de sant&eacute;. Quid de l&rsquo;arm&eacute;e ? De la police ? Des services de la protection civile du Nord-Kivu ? Ont-ils vraiment pris des dispositions n&eacute;cessaires pendant et apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;ruption, en termes d&rsquo;assistance et de protection ad&eacute;quate &agrave; la population affect&eacute;e, d&rsquo;identification des besoins imm&eacute;diats, et de s&eacute;curit&eacute; ? Au vu de t&eacute;moignages et images des sinistr&eacute;s partag&eacute;s notamment sur les r&eacute;seaux sociaux, la r&eacute;ponse ne semble gu&egrave;re affirmative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Lorsqu&rsquo;il ordonne, au milieu de la nuit du 26 au 27 mai, aux habitants de dix quartiers de Goma (Majengo, Mabanga Nord, Mabanga Sud, Virunga, Bujovu, Murara, Kahembe, Mikeno, Mapendo et Les Volcans) d&rsquo;&eacute;vacuer, le gouverneur Constant Ndima ne mentionne pas non plus un quelconque plan de contingence. &laquo; En pr&eacute;vision d&rsquo;[une] &eacute;ventuelle catastrophe et en accord avec les scientifiques volcanologues, nous avons pris la d&eacute;cision de d&eacute;localiser la population des quartiers pr&eacute;cit&eacute;s vers la cit&eacute; de Sake &raquo;, recommande alors l&rsquo;autorit&eacute; provinciale, remettant la coordination de l&rsquo;&eacute;vacuation aux humanitaires. L&agrave; aussi, dans la pratique, chacun fera &agrave; sa guise. D&rsquo;autant que d&rsquo;autres voix, notamment certains ministres d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;s sur place, encourageront plut&ocirc;t les personnes concern&eacute;es &agrave; emprunter la route de Rutshuru. Preuve des difficult&eacute;s d&rsquo;accompagnement des pouvoirs publics : ils sont nombreux, parmi des milliers d&rsquo;habitants de Goma sinistr&eacute;s, &agrave; s&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;plac&eacute;s &agrave; pied pour fuir le danger annonc&eacute;. Dans une note technique adress&eacute;e au gouvernement, le 25 mai, l&rsquo;OVG faisait &eacute;tat de trois sc&eacute;narios alarmants d&rsquo;une possible nouvelle &eacute;ruption du Nyiragongo sur son flanc sud, voire d&rsquo;une&nbsp;<strong><a href=\"https:\/\/www.la-croix.com\/Monde\/Volcan-Nyiragongo-eruption-limnique-serait-scenario-pire-2021-05-27-1201157891\">&eacute;ruption limniqu<\/a><\/strong><strong>e<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le n&eacute;cessaire plan de pr&eacute;vention des risques naturels <\/h3>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Dans ces conditions, il appara&icirc;t superf&eacute;tatoire de se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; un plan qui serait d&eacute;j&agrave; d&eacute;pass&eacute;. Entre les lignes, le ministre Patrick Muyaya le reconna&icirc;t d&rsquo;ailleurs dans un de ses nombreux points de presse consacr&eacute;s &agrave; la gestion gouvernementale de l&rsquo;&eacute;ruption du Nyiragongo. &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de renforcement des moyens de secours, de pr&eacute;vention, d&rsquo;alerte ou de protection, nous devons imp&eacute;rativement r&eacute;fl&eacute;chir au renforcement de la pr&eacute;vention des risques naturels sur le plan national&nbsp;&raquo;, sugg&egrave;re en effet le porte-parole du gouvernement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Mais qui est charg&eacute; de la coordination de la r&eacute;ponse du gouvernement ? Sur le papier, la l&eacute;gislation congolaise a institu&eacute; depuis le 11 septembre 1996 un conseil ou direction de protection civile, rattach&eacute; au minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur et charg&eacute; entre autres &laquo; d&rsquo;&eacute;laborer et de faire appliquer une strat&eacute;gie et un plan d&rsquo;action dynamique et de gestion des catastrophes survenues ou susceptibles de survenir &raquo; dans le pays. Il se pose plut&ocirc;t aujourd&rsquo;hui la question des ressources &agrave; la fois humaines, mat&eacute;rielles et financi&egrave;res mises &agrave; la disposition de cet organisme public.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&rsquo;autant qu&rsquo;&agrave; c&ocirc;t&eacute;, depuis le dialogue intercongolais de Sun City du d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, la cr&eacute;ation d&rsquo;un minist&egrave;re charg&eacute; des affaires humanitaires a &eacute;t&eacute; &eacute;galement act&eacute;e, laissant transpara&icirc;tre une certaine concurrence d&rsquo;attributions avec la Protection civile. Dans le gouvernement Sama Lukonde, le poste est occup&eacute; par Modeste Mutinga qui est &eacute;galement en charge des actions sociales et de la solidarit&eacute; nationale. Mais, le 28 mai, lors du conseil des ministres, F&eacute;lix Tshisekedi, chef de l&rsquo;&Eacute;tat, a pour sa part &laquo; formul&eacute; le voeu de voir le gouvernement cr&eacute;er un v&eacute;ritable service public de protection civile et de pr&eacute;vention des catastrophes naturelles &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ces balbutiements de la r&eacute;ponse &agrave; la catastrophe en cours &agrave; Goma offrent sans doute une opportunit&eacute; aux gouvernants, mais aussi &agrave; leurs partenaires, de repenser tout le dispositif de contingence tant au niveau local que national. Ceci passerait &eacute;galement par des r&eacute;flexions autour des mesures et actions courageuses &agrave; prendre : l&rsquo;interdiction de reconstruire sur des zones plusieurs fois sinistr&eacute;es par exemple, &agrave; d&eacute;faut de d&eacute;placer la ville. Encore faudrait-il avoir la volont&eacute; politique de faire bouger les lignes.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;&eacute;ruption du Nyrangongo 22 mai a pris tout le monde de court. Face &agrave; la catastrophe naturelle, l&rsquo;&eacute;tat congolais tente d&rsquo;articuler une strat&eacute;gie de r&eacute;ponse. Non sans difficult&eacute;. 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