{"id":13421,"date":"2022-08-03T16:42:36","date_gmt":"2022-08-03T16:42:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=13421"},"modified":"2022-08-03T22:12:40","modified_gmt":"2022-08-03T22:12:40","slug":"comment-va-la-justice-sous-tshisekedi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2022\/08\/03\/comment-va-la-justice-sous-tshisekedi\/","title":{"rendered":"Comment va la justice sous Tshisekedi ?"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>&Agrave; son arriv&eacute;e au pouvoir, F&eacute;lix Tshisekedi s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; relancer la r&eacute;forme de la justice, l&rsquo;un des grands chantiers de son ambition d&rsquo;instaurer un &Eacute;tat de droit en RDC. Plus de trois ans plus tard, quel est aujourd&rsquo;hui le visage de la justice congolaise ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&egrave;s le d&eacute;part, la lutte contre la corruption et l&rsquo;instauration de l&rsquo;&Eacute;tat de droit en RDC apparaissent comme des principales priorit&eacute;s du pr&eacute;sident F&eacute;lix Tshisekedi.<strong> <\/strong>Pour y parvenir, le nouveau chef de l&rsquo;&Eacute;tat se montre dispos&eacute; &agrave; faire de la justice un contre pouvoir essentiel.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Aujourd&rsquo;hui, plus de trois ans apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e au pouvoir de Tshisekedi, l&rsquo;opinion publique continue &agrave; critiquer la performance<strong> <\/strong>de la justice congolaise. Plusieurs ONG locales et internationales en rapportent des dysfonctionnements.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Des dysfonctionnements qui persistent<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Dans un <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/acajrdc.org\/discours-du-president-national-de-lacaj-lors-de-la-presentation-du-rapport-sur-lacces-a-la-justice\/\" target=\"_blank\"><strong>rapport publi&eacute; en juin 2021<\/strong><\/a> par exemple, entre janvier 2019 et mai 2021, l&rsquo;Association congolaise pour l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la justice (ACAJ) d&eacute;nombre 12 800 cas d&rsquo;ineffectivit&eacute; des voies de recours, de trafic d&rsquo;influence,&nbsp;de d&eacute;nis de justice et d&rsquo;impunit&eacute; des faits de corruption.&nbsp;Selon les auteurs de ce document, ce constat serait tributaire au fait que le pouvoir judiciaire ne re&ccedil;oit pas toujours de dotation financi&egrave;re pour notamment couvrir ses frais de fonctionnement et d&rsquo;investissements afin de disposer des infrastructures ad&eacute;quates.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Aussi, en cas des faits de corruption imput&eacute;s aux magistrats, l&rsquo;on constate trop souvent l&rsquo;absence des poursuites et des sanctions disciplinaires. Une impunit&eacute; totale que le chef de l&rsquo;&Eacute;tat lui-m&ecirc;me avait d&eacute;plor&eacute;e, le 24 janvier 2019, lors de son discours d&rsquo;investiture. &laquo; <em>Les actes de proc&eacute;dures judiciaires sont parfois rendus en contrepartie de divers paiements pour certains, en dehors de toutes r&egrave;gles &eacute;tablies <\/em>&raquo;, pointait alors le pr&eacute;sident Tshisekedi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">De m&ecirc;me, le pouvoir judiciaire dispose de <strong><a href=\"https:\/\/actualite.cd\/2022\/07\/13\/kwilu-les-activites-sont-larret-depuis-3-ans-au-tribunal-de-paix-de-bagata-faute-de\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">peu d&rsquo;effectifs, souvent concentr&eacute;s dans les centres urbains<\/a><\/strong>, avec une r&eacute;mun&eacute;ration insuffisante. La justice congolaise ne dispose en effet que d&rsquo;un magistrat pour 26 000 habitants. &laquo; <em>En situation normale, la RDC devrait avoir plus ou moins 10 000 magistrats alors qu&rsquo;elle en compte moins de 3 000<\/em> &raquo;, abondait d&rsquo;ailleurs dans le m&ecirc;me sens Rose Mutombo, ministre de la Justice, lors de son audition, le 9 ao&ucirc;t 2021, devant la commission d&eacute;fense et s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ce d&eacute;ficit d&rsquo;effectifs entra&icirc;ne la lenteur judiciaire : les d&eacute;lais l&eacute;gaux pour rendre les d&eacute;cisions judiciaires ne sont g&eacute;n&eacute;ralement pas respect&eacute;s. Le droit pour les citoyens d&rsquo;&ecirc;tre entendus dans un d&eacute;lai raisonnable devient alors un v&oelig;u pieux. Cette situation peut &eacute;galement avoir une incidence sur la stabilit&eacute; des institutions politiques. Il en est ainsi par exemple des contentieux &eacute;lectoraux qui ne sont pas tranch&eacute;s dans les d&eacute;lais, comme ce fut le cas &agrave; l&rsquo;issue des &eacute;lections de 2018.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Pourtant, le fait pour un magistrat de ne pas rendre son avis ou sa d&eacute;cision dans les d&eacute;lais pr&eacute;vus constitue une faute disciplinaire. Mais conscient sans doute du d&eacute;ficit des magistrats, le Conseil sup&eacute;rieur de la magistrature para&icirc;t laxiste lorsqu&rsquo;il faut r&eacute;primer ces fautes in&eacute;vitables. Ce qui engendre une faible redevabilit&eacute; : les magistrats cens&eacute;s prot&eacute;ger les droits des citoyens en deviennent des fossoyeurs patent&eacute;s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Plus rien n&rsquo;arr&ecirc;te les magistrats. L&rsquo;analyse de plusieurs proc&eacute;dures judiciaires d&eacute;montre de nombreuses violations des droits de l&rsquo;homme dont ils sont auteurs : des immunit&eacute;s parlementaires non respect&eacute;es, des compositions impartiales, des arrestations arbitraires et des d&eacute;tentions ill&eacute;gales, des condamnations non motiv&eacute;es. Fin 2021, Tshisekedi l&rsquo;a reconnu : &laquo; <em>Aujourd&rsquo;hui sur le banc des accus&eacute;s, notre justice devrait pourtant rassurer tout le monde, nantis ou non, puissants comme faibles, en ayant comme &eacute;gard que la protection de droit<\/em>. &raquo;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Des r&eacute;formes toujours attendues<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cet aveu a-t-il enfin &eacute;t&eacute; suivi d&rsquo;une volont&eacute; de r&eacute;former la justice ? D&rsquo;autant que les faiblesses de la justice congolaise sont connues depuis des ann&eacute;es. Elles ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; diagnostiqu&eacute;es en 2015 lors des &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux de la justice qui ont abouti, deux ans plus tard, &agrave; la validation de la politique nationale de la r&eacute;forme de la justice.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ce document programmatique tient compte de la r&eacute;forme judiciaire amorc&eacute;e par la Constitution de 2006. Celle-ci a instaur&eacute; trois ordres juridictionnels en RDC : constitutionnel, judiciaire et administratif. Cette politique de r&eacute;forme a l&rsquo;avantage d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; initi&eacute;e quelques ann&eacute;es apr&egrave;s le recrutement de plus de 1 000 &laquo; <em>magistrats de la tol&eacute;rance z&eacute;ro<\/em> &raquo; en 2009.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">En 2011, la r&eacute;vision constitutionnelle porte un coup d&rsquo;arr&ecirc;t &agrave; cet &eacute;lan, en voulant extirper du pouvoir judiciaire les magistrats de parquet rattach&eacute;s aux diff&eacute;rentes juridictions. Mais, neuf ans plus tard, en 2020, les propositions de loi initi&eacute;es par les d&eacute;put&eacute;s Aubin Minaku et Garry Sakata tendant &agrave; mat&eacute;rialiser ce r&eacute;ajustement constitutionnel ont &eacute;t&eacute; ajourn&eacute;es, apr&egrave;s avoir suscit&eacute; de vives controverses. Ces trois textes voulaient, entre autres, replacer le minist&egrave;re de la Justice au centre de la gestion du pouvoir judiciaire, avec possibilit&eacute; de nomination provisoire et de sanctions sur les magistrats qui ne se conformeraient pas &agrave; ses injonctions.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le 13 d&eacute;cembre 2021, le pr&eacute;sident Tshisekedi a reconnu, dans son discours sur l&rsquo;&eacute;tat de nation, la n&eacute;cessit&eacute; de renforcer les neuf juges constitutionnels par des conseillers r&eacute;f&eacute;rendaires. Dans ce m&ecirc;me &eacute;lan, le d&eacute;p&ocirc;t de candidatures pour la magistrature a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; et le concours de recrutement de nouveaux magistrats est attendu.&nbsp;<\/p>\n\n\n<h5 class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top: 0px; margin-bottom: 30px; padding-top: 0px; padding-bottom: 0px;\"><strong>L&rsquo;omnipr&eacute;sente influence politique&nbsp;<\/strong><\/h5>\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&Agrave; l&rsquo;&eacute;poque des &laquo; propositions de loi Minaku &ndash; Sakata &raquo;, un gouvernement de cohabitation dirige le pays. Il est domin&eacute; par le Front commun pour le Congo (FCC), coalition politique autour de Joseph Kabila. L&rsquo;ancien pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dispose &eacute;galement de la majorit&eacute; parlementaire. Dans cette configuration, Tshisekedi semble n&rsquo;avoir pas suffisamment des marges de man&oelig;uvre. Mais cela ne va pas emp&ecirc;cher le chef de l&rsquo;&Eacute;tat de continuer &agrave; affirmer sa volont&eacute; de lutter contre la corruption.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&Eacute;tait-ce pour contr&ocirc;ler davantage l&rsquo;appareil judiciaire et se prot&eacute;ger contre d&rsquo;&eacute;ventuels r&egrave;glements des comptes que le FCC tentera d&rsquo;initier ces r&eacute;formes d&eacute;cri&eacute;es ? Toujours est-il que C&eacute;lestin Tunda, alors ministre de la Justice et membre du FCC, aurait transmis au bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale les avis du gouvernement sur ces initiatives l&eacute;gislatives, sans un examen pr&eacute;alable en conseil des ministres. Ce qui lui vaudra une interpellation au parquet g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la Cour de cassation, avant que Tshisekedi n&rsquo;exige sa d&eacute;mission. Pour le chef de l&rsquo;&Eacute;tat, il n&rsquo;&eacute;tait alors pas question d&rsquo;accepter <em>&laquo; des r&eacute;formes qui, par leur nature et contenu, viendraient porter atteinte &agrave; des principes fondamentaux r&eacute;gissant la justice, tels que pr&eacute;vus dans [la] Constitution, notamment l&rsquo;ind&eacute;pendance du pouvoir judiciaire vis-&agrave;-vis du pouvoir l&eacute;gislatif et du pouvoir ex&eacute;cutif, le pouvoir r&eacute;galien de nomination des magistrats, la gestion du pouvoir judiciaire confi&eacute;e au conseil sup&eacute;rieur de la magistrature (&hellip;)<\/em> &raquo;.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cet &eacute;pisode est une illustration &eacute;loquente de la bataille politique autour du contr&ocirc;le du pouvoir judiciaire. Car m&ecirc;me lorsque, &agrave; des rares fois, la justice s&rsquo;efforce de se d&eacute;faire de l&rsquo;influence politique, les politiques torpillent son action. C&rsquo;est le cas par exemple du &laquo; proc&egrave;s des 100 jours &raquo;, en r&eacute;f&eacute;rence au programme d&rsquo;urgence des 100 premiers jours du chef de l&rsquo;&Eacute;tat, dont la quasi-totalit&eacute; des personnes condamn&eacute;es ont &eacute;t&eacute; graci&eacute;es ou ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;es de nouveau pour &ecirc;tre finalement acquitt&eacute;es. Non sans influence politique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Depuis 2015, la nomination des membres de la Cour constitutionnelle n&rsquo;est pas non plus exempte de cette omnipr&eacute;sente influence politique. Nomination en cours de mandat &agrave; des postes incompatibles, proc&eacute;dures de renouvellement contestables, tirages au sort vici&eacute;s, mis &agrave; l&rsquo;&eacute;cart&hellip; Tout est calcul&eacute; pour rencontrer des int&eacute;r&ecirc;ts politiques. Dieudonn&eacute; Kaluba en a fait l&rsquo;exp&eacute;rience. Investi en 2020 comme juge constitutionnel &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un bras de fer entre les camps Kabila et Tshisekedi, celui qui &eacute;tait alors qualifi&eacute; de proche du chef de l&rsquo;&Eacute;tat et devenu pr&eacute;sident de la Cour constitutionnel est vite tomb&eacute; en disgr&acirc;ce apr&egrave;s la d&eacute;cision de sa juridiction se d&eacute;clarant incomp&eacute;tente pour juger l&rsquo;ancien Premier ministre Matata Ponyo Mapon dans le dossier du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. L&rsquo;affaire va de nouveau &ecirc;tre examin&eacute;e par la Cour constitutionnelle, apr&egrave;s que la Cour de cassation a d&eacute;cid&eacute; de la lui renvoyer. Une d&eacute;concertante partie de ping-pong judiciaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Il arrive aussi que des n&eacute;gociations politiques ou accords de paix &eacute;teignent des proc&eacute;dures judiciaires engag&eacute;es. Lors du dialogue politique facilit&eacute; par les &eacute;v&ecirc;ques de la CENCO fin 2016 par exemple, une d&eacute;crispation politique avait &eacute;t&eacute; d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e. Cette mesure impliquait la lib&eacute;ration et l&rsquo;arr&ecirc;t des poursuites judiciaires contre certains membres de l&rsquo;opposition. Il a fallu attendre cependant l&rsquo;av&egrave;nement de Tshisekedi au pouvoir pour que la justice parvienne finalement &agrave; clore certains dossiers, &agrave; l&rsquo;instar de ceux ouverts contre Moise Katumbi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">En fait, sous Kabila comme sous Tshisekedi, l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;cisions de justice d&eacute;pend du bon vouloir des politiques au pouvoir, selon qu&rsquo;ils y trouvent leurs int&eacute;r&ecirc;ts, ou pas. C&rsquo;est pourquoi les diff&eacute;rents ministres de l&rsquo;Int&eacute;rieur se sont, entre autres, oppos&eacute;s &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des arr&ecirc;ts de la Cour constitutionnelle sur les d&eacute;ch&eacute;ances de certains gouverneurs de province, notamment pour le Haut-Katanga et le Kongo Central. Il s&rsquo;agit l&agrave; pourtant des d&eacute;cisions cens&eacute;es &ecirc;tre imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoires et opposables &agrave; tous.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Fin juillet, plusieurs animateurs du pouvoir judiciaire, notamment F&eacute;lix Vunduawe, premier pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat, ont &eacute;t&eacute; mis &agrave; la retraite et de nouveaux chefs de juridictions et d&rsquo;offices de parquet ont &eacute;t&eacute; nomm&eacute;s. Peut-on esp&eacute;rer, pour la justice congolaise, une nouvelle fa&ccedil;on de faire &agrave; la suite de cette nouvelle r&eacute;organisation judiciaire op&eacute;r&eacute;e par le pr&eacute;sident Tshisekedi ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong><em><a href=\"https:\/\/twitter.com\/IthielBatumike\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Ithiel Batumike<\/a><\/em><\/strong>, chercheur principal au pilier politique d&rsquo;Ebuteli<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&Agrave; son arriv&eacute;e au pouvoir, F&eacute;lix Tshisekedi s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; relancer la r&eacute;forme de la justice, l&rsquo;un des grands chantiers de son ambition d&rsquo;instaurer un &Eacute;tat de droit en RDC&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":13423,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[31,40,124],"tags":[129,73],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13421"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13421"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13421\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13423"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13421"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13421"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13421"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}