{"id":14321,"date":"2023-05-12T16:18:59","date_gmt":"2023-05-12T16:18:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=14321"},"modified":"2023-05-12T16:19:03","modified_gmt":"2023-05-12T16:19:03","slug":"sos-kalehe-le-drame-et-le-vide","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2023\/05\/12\/sos-kalehe-le-drame-et-le-vide\/","title":{"rendered":"SOS Kalehe : le drame et le vide"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">C&rsquo;&eacute;tait un jeudi, le jour de march&eacute;, un rendez-vous important pour les hommes et femmes de plusieurs villages qui s&rsquo;assemblent pour le commerce. Et puis la pluie, les rivi&egrave;res qui d&eacute;bordent de leurs lits et le deuil. 438 morts, des centaines de bless&eacute;s et plusieurs centaines de disparus. Un drame immense &agrave; Kalehe ! Que nous apprend-il ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Bonjour ! Je m&rsquo;appelle <strong><a href=\"https:\/\/twitter.com\/fredbauma90\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Fred Bauma<\/a><\/strong>. Je suis analyste et directeur ex&eacute;cutif d&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/twitter.com\/ebuteli\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Ebuteli<\/a><\/strong>, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous &eacute;coutez le 18e &eacute;pisode de la saison 3 de <strong><a href=\"http:\/\/soundcloud.com\/gec-crg\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Po Na GEC<\/a><\/strong>, capsule audio d&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/twitter.com\/ebuteli\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Ebuteli<\/a><\/strong> et du <strong><a href=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Groupe d&rsquo;&eacute;tude sur le Congo (GEC)<\/a><\/strong> de l&rsquo;Universit&eacute; de New-York. Nous sommes le vendredi 12 mai 2023.<\/p>\n\n\n\n<iframe name=\"Ausha Podcast Player\" frameborder=\"0\" loading=\"lazy\" id=\"ausha-sWSH\" height=\"220\" style=\"border: none; width:100%; height:220px\" src=\"https:\/\/player.ausha.co\/index.html?showId=odAgzhKEZv0X&amp;display=horizontal&amp;color=%23de8d33&amp;podcastId=bzad1cKA27J2&amp;v=3&amp;playerId=ausha-sWSH\"><\/iframe><script src=\"https:\/\/player.ausha.co\/ausha-player.js\"><\/script>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le 4 mai, en pleine journ&eacute;e, une pluie diluvienne s&rsquo;abat sur les villages de Bushushu et Nyamukubi, dans le territoire de Kalehe, provoquant le d&eacute;bordement de deux rivi&egrave;res et causant d&rsquo;&eacute;normes d&eacute;g&acirc;ts. Le bilan est lourd : 438 morts et des milliers de disparus selon la soci&eacute;t&eacute; civile et les autorit&eacute;s locales. Pr&egrave;s de 3 000 maisons emport&eacute;es, six &eacute;coles d&eacute;truites, des centres de sant&eacute; balay&eacute;s, des r&eacute;seaux de distribution d&rsquo;eau d&eacute;truits. Des villages ras&eacute;s. Du jour au lendemain, des familles se retrouvent sans abris&hellip; et sans assistance.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Les cons&eacute;quences de cette catastrophe, comme d&rsquo;autres avant, sont aggrav&eacute;es&nbsp; par une faible anticipation du gouvernement et une r&eacute;ponse d&eacute;sorganis&eacute;e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le drame de Kalehe n&rsquo;est pas le premier du genre. En 2014, dans le m&ecirc;me village de Bushushu et dans d&rsquo;autres villages, des pluies avaient d&eacute;j&agrave; fait des ravages. Comme aujourd&rsquo;hui, le drame s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;roul&eacute; en pleine journ&eacute;e et des familles enti&egrave;res avaient disparu. Le bilan faisait alors &eacute;tat de plus de 200 morts et de plus de 950 maisons d&eacute;truites. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, la r&eacute;ponse tardive n&rsquo;avait pas permis de retrouver tous les corps.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Kalehe a aussi &eacute;t&eacute; victime de glissements de terrain en 2017, et d&rsquo;une s&eacute;rie de naufrages meurtriers jusqu&rsquo;en 2022. Aujourd&rsquo;hui, la trag&eacute;die se r&eacute;p&egrave;te, dans le m&ecirc;me territoire et la r&eacute;ponse est tout aussi inefficace. Au lendemain du drame, Th&eacute;o Ngwabdije, gouverneur du Sud-Kivu, visite le village avec une &laquo; <em>petite aide<\/em> &raquo; et promet un enterrement digne et s&eacute;curis&eacute;. Il faudra attendre quatre jours pour qu&rsquo;une d&eacute;l&eacute;gation de trois ministres et quelques d&eacute;put&eacute;s venus de Kinshasa arrive sur&nbsp; le lieu. Dans leurs bagages, une aide d&rsquo;environ 20 000 dollars am&eacute;ricains&nbsp; destin&eacute;e &agrave; 200 familles sinistr&eacute;es, quelques produits alimentaires et environ 10 000 dollars am&eacute;ricains pour deux h&ocirc;pitaux qui prennent en charge les bless&eacute;s et autres rescap&eacute;s. Le gouvernement apporte aussi pr&egrave;s de 100 cercueils. Une aide tardive et insuffisante pour des dizaines de milliers de victimes. Quelques jours plut&ocirc;t, les corps avaient &eacute;t&eacute; enterr&eacute;s dans des sacs mortuaires dans des fosses communes provoquant de vives protestations. Cette r&eacute;ponse du gouvernement d&eacute;montre une faible coordination entre les responsables locaux, territoriaux, provinciaux et nationaux. Pourtant, en 2021, &agrave; la suite de l&rsquo;&eacute;ruption volcanique du Nyiragongo, F&eacute;lix Tshisekedi avait mis en place une agence de pr&eacute;vention et de gestion des catastrophes naturelles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cette catastrophe est aussi la cons&eacute;quence d&rsquo;un faible am&eacute;nagement du territoire, d&rsquo;une hyper-centralisation, voire d&rsquo;une personnalisation de la r&eacute;ponse. Pourtant, en raison du changement climatique, ce drame n&rsquo;est probablement pas le dernier dans sa nature et dans l&rsquo;&eacute;tendue de ses cons&eacute;quences. Lors des inondations de 2014 &agrave; Kalehe, le gouvernement avait annonc&eacute; une s&eacute;rie de mesures, comme la d&eacute;localisation de certains villages. Des mesures rapidement oubli&eacute;es. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des inondations &agrave; Kalehe, des &eacute;boulements de terrain &agrave; Rubaya, de l&rsquo;&eacute;ruption volcanique &agrave; Goma ou des morts &agrave; Matadi-Kibala, les catastrophes r&eacute;p&eacute;titives pourraient &ecirc;tre limit&eacute;es avec une meilleure pr&eacute;paration des administrations locales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><br>Vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant &laquo; <strong>GEC<\/strong> &raquo; ou &laquo; <strong>Ebuteli<\/strong> &raquo; au <strong>+243 894 110 542<\/strong> pour recevoir <strong>Po Na GEC<\/strong> chaque vendredi sur votre t&eacute;l&eacute;phone. &Agrave; bient&ocirc;t !<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;&eacute;tait un jeudi, le jour de march&eacute;, un rendez-vous important pour les hommes et femmes de plusieurs villages qui s&rsquo;assemblent pour le commerce. 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