{"id":14360,"date":"2023-05-25T15:15:15","date_gmt":"2023-05-25T15:15:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=14360"},"modified":"2023-07-17T11:46:41","modified_gmt":"2023-07-17T11:46:41","slug":"qui-se-cache-derriere-les-enlevements-au-bas-uele","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2023\/05\/25\/qui-se-cache-derriere-les-enlevements-au-bas-uele\/","title":{"rendered":"Qui se cache derri\u00e8re les enl\u00e8vements au Bas-U\u00e9l\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ce billet de blog constitue le quatri&egrave;me volet d&rsquo;une s&eacute;rie d&rsquo;analyses sur les dynamiques s&eacute;curitaires dans les U&eacute;l&eacute;. Il s&rsquo;int&eacute;resse aux enl&egrave;vements en s&eacute;rie perp&eacute;tr&eacute;s par des hommes arm&eacute;s non identifi&eacute;s dans le territoire d&rsquo;Ango au Bas-U&eacute;l&eacute;<em>.<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Par<strong> <a href=\"https:\/\/twitter.com\/AdolpheAgenonga\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Adolphe Agenonga Chober<\/a><\/strong>, chercheur principal pour les U&eacute;l&eacute; &agrave; l&rsquo;Institut <strong><a href=\"https:\/\/twitter.com\/EBUTELI\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Ebuteli<\/a><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Dans le Bas-U&eacute;l&eacute;, des incursions r&eacute;currentes de rebelles suscitent de nombreuses interrogations &agrave; la fois sur l&rsquo;identit&eacute; et les motivations de ces assaillants. Le dernier &eacute;v&eacute;nement en date remonte &agrave; la nuit du 4 au 5 mars 2023 :&nbsp; sept personnes ont &eacute;t&eacute; enlev&eacute;es &agrave; Banda dans le territoire d&rsquo;Ango parmi lesquelles six enfants (cinq gar&ccedil;ons et une fille, tous &acirc;g&eacute;s de moins de 18 ans) et une personne adulte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cet incident survient apr&egrave;s celui de la nuit du 27 au 28 f&eacute;vrier pendant lequel 31 personnes avaient &eacute;t&eacute; enlev&eacute;es dans trois villages (Nambagu, Zamoi et Banda) du m&ecirc;me territoire. Parmi ces otages, 25 &eacute;taient des enfants dont l&rsquo;&acirc;ge varierait de 10 &agrave; 18 ans, ainsi que 6 adultes (ces derniers ont &eacute;t&eacute; rel&acirc;ch&eacute;s le m&ecirc;me jour).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">La soci&eacute;t&eacute; civile locale fait &eacute;tat de 38 personnes enlev&eacute;es entre f&eacute;vrier et mars 2023 (40 selon les services de s&eacute;curit&eacute; du Bas-U&eacute;l&eacute;).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Parmi les enfants enlev&eacute;s, l&rsquo;un a &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute; autour du 6 mars et a pu regagner son village, Zamoi, le 8 mars et un autre s&rsquo;est enfui autour du 9 mars. Assist&eacute; par des &eacute;leveurs nomades Mbororo, le second ex-otage a regagn&eacute; Banda dans la nuit du 10 au 11 mars 2023.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ce regain d&rsquo;enl&egrave;vements remet en cause une accalmie pr&eacute;caire observ&eacute;e dans le Bas-U&eacute;l&eacute; qui n&rsquo;avait plus enregistr&eacute; d&rsquo;incidents similaires depuis l&rsquo;enl&egrave;vement <strong><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.radiookapi.net\/2020\/05\/21\/actualite\/securite\/bas-uele-55-personnes-kidnappees-par-des-presumes-lra-bondo\" target=\"_blank\">&nbsp;de 55 personnes dans le territoire de Bondo en mai 2020<\/a><\/strong>. &Agrave; Ango, le dernier enl&egrave;vement massif est survenu en 2019&nbsp;: apr&egrave;s une incursion ayant co&ucirc;t&eacute; la vie &agrave; deux policiers, 26 personnes avaient &eacute;t&eacute; enlev&eacute;es &agrave; Banda dont 13 adultes tous rel&acirc;ch&eacute;s et 13 enfants conduits en R&eacute;publique centrafricaine (RCA) selon la soci&eacute;t&eacute; civile locale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&rsquo;autres cas isol&eacute;s ont &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s par la soci&eacute;t&eacute; civile de Banda. Le 16 f&eacute;vrier 2023, cette derni&egrave;re a alert&eacute; sur la prise en otage de trois motards et d&rsquo;une femme avec ses trois enfants dans un village appel&eacute; Nagugu. Les preneurs d&rsquo;otages, selon la m&ecirc;me source, &eacute;taient identifi&eacute;s comme des ex-rebelles <em>S&eacute;l&eacute;ka<\/em> dont trois auraient &eacute;t&eacute; captur&eacute;s par la population locale avec deux fusils d&rsquo;assaut AK47. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux se serait &eacute;chapp&eacute; et les deux autres auraient &eacute;t&eacute; remis aux services de s&eacute;curit&eacute;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-core-image-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==\" alt=\"\" class=\"wp-image-14363 lazyload is-lazyload u-img-fluid blurs-media-img\" data-src=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/WhatsApp-Image-2023-05-25-at-15.37.55.jpeg\" data-srcset=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/WhatsApp-Image-2023-05-25-at-15.37.55.jpeg\"><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&eacute;but novembre 2022, un &eacute;leveur nomade Mbororo transportant une grande quantit&eacute; de marchandises, avait &eacute;t&eacute; interpell&eacute; dans une localit&eacute; appel&eacute;e Angar (territoire de Poko, Bas-U&eacute;l&eacute;) par les militaires des Forces arm&eacute;es de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo (FARDC). Cette marchandise, compos&eacute;e essentiellement de denr&eacute;es alimentaires constituait, selon lui, une ran&ccedil;on exig&eacute;e par des rebelles pour obtenir la lib&eacute;ration de sa famille.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ceci tendait &agrave; confirmer des informations de responsables des territoires de Bondo et d&rsquo;Ango, selon lesquelles des rebelles kidnappaient parfois des membres de la communaut&eacute; Mbororo pour r&eacute;clamer des ran&ccedil;ons. Ces responsables s&rsquo;inqui&eacute;taient par ailleurs du fait que les membres de cette communaut&eacute; pr&eacute;f&eacute;raient l&rsquo;arrangement &agrave; l&rsquo;amiable avec les rebelles plut&ocirc;t que de les d&eacute;noncer aupr&egrave;s d&rsquo;eux.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading is-core-heading-block\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>L&rsquo;hypoth&egrave;se <em>Palanga Akumba<\/em><\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Plusieurs pistes peuvent &ecirc;tre exploit&eacute;es pour tenter d&rsquo;expliquer cette s&eacute;rie d&rsquo;exactions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Une source s&eacute;curitaire dans le Bas-U&eacute;l&eacute; qui s&rsquo;est fond&eacute;e sur les t&eacute;moignages de <em>hardos<\/em> (chefs) des Mbororo pointe un groupe arm&eacute; sud-soudanais recrutant majoritairement dans la communaut&eacute; <em>Azand&eacute;<\/em> qui, serait venu de Tumbura (parfois orthographi&eacute; Tambura) dans la province d&rsquo;&Eacute;quatoria Occidental. Ce mouvement aurait fait une s&eacute;rie d&rsquo;incursions en f&eacute;vrier &agrave; Bambouti, pr&egrave;s d&rsquo;Obo (RCA) avant de prendre la route de la RDC o&ugrave; il aurait install&eacute; sa base &agrave; Pasi, une vaste r&eacute;gion couverte de for&ecirc;ts et de savane situ&eacute;e pr&egrave;s de la fronti&egrave;re. Ce mouvement s&rsquo;appellerait <em>Palanga Akumba<\/em> (qui veut dire jeunes gar&ccedil;ons) selon Antoine Gambolipay, porte-parole de l&rsquo;assembl&eacute;e provinciale du Bas-U&eacute;l&eacute;.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Selon les ex-otages cit&eacute;s plus haut, les ravisseurs portaient une tenue aux couleurs de la casquette militaire ci-apr&egrave;s retrouv&eacute;e suite &agrave; l&rsquo;incursion des rebelles dans un village appel&eacute; Zambasende, selon le directeur de la Commission paroissiale Justice et Paix d&rsquo;Ango.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-core-image-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==\" alt=\"\" class=\"wp-image-14374 lazyload is-lazyload u-img-fluid blurs-media-img\" data-src=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/450f5529-e539-4055-8d43-607e7bd1ed3b-edited.png\" data-srcset=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/450f5529-e539-4055-8d43-607e7bd1ed3b-edited.png\"><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Bien qu&rsquo;il existe encore peu de d&eacute;tail sur l&rsquo;existence d&rsquo;une milice majoritairement compos&eacute;e d&rsquo;<em>Azande<\/em> en RDC, la pr&eacute;sence d&rsquo;un tel groupe arm&eacute; est confirm&eacute;e dans la pr&eacute;fecture frontali&egrave;re centrafricaine du Haut-Mbomou o&ugrave; elle a pris la d&eacute;nomination <strong><a href=\"https:\/\/crisistracker.us1.list-manage.com\/track\/click?u=76a84a3bbb0cea4b7bd7d16ef&amp;id=fb4b6e9923&amp;e=c0cf68a9bf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">d&rsquo;<em>Azande Ani Kpi Gbe (AAKG)<\/em><\/a><\/strong><em> <\/em>signifiant <em>Beaucoup d&rsquo;Azande sont morts<\/em>. Cette milice aurait pris la d&eacute;nomination de <em>Palanga Aboro <\/em>(pour signifier<em>&nbsp;<\/em>jeunes gens dans la langue <em>Azande<\/em>)<em> <\/em>au Soudan du Sud &agrave; la fronti&egrave;re avec le territoire congolais de Dungu (Haut-U&eacute;l&eacute;) o&ugrave; elle effectue r&eacute;guli&egrave;rement des incursions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Le cerveau-moteur d&rsquo;AAKG serait Emmanuel Korobongo, un ancien combattant de la SPLA\/IO, mouvement rebelle sud-soudanais de Ryek Machar, mais dont l&rsquo;identit&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e &agrave; Duruma (Dungu) o&ugrave; il serait localis&eacute;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Les soutiens d&rsquo;AAKG viendraient <strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20230510-centrafrique-nouveaux-combats-entre-une-milice-d-autod%C3%A9fense-et-les-rebelles-de-l-upc-dans-le-sud-est\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">des militaires sud-soudanais membres de la communaut&eacute; Azand&eacute;<\/a><\/strong>. Cette milice revendique une mission de protection de la communaut&eacute; Azande face aux exactions des groupes arm&eacute;s locaux, attestant &nbsp; de violents affrontements qui l&rsquo;ont <strong><a href=\"https:\/\/www.aa.com.tr\/fr\/afrique\/centrafrique-violents-affrontements-entre-une-milice-dautod%C3%A9fense-et-les-rebelles-de-lupc-dans-le-sud-est\/2893960\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">oppos&eacute;e du 7 au 9 mai &agrave; une autre milice form&eacute;e par des Peuls, l&rsquo;Unit&eacute; pour la paix en Centrafrique (UPC) &agrave; pr&egrave;s de 10 km de l&rsquo;est de Mboki ( pr&eacute;fecture du Haut-Mbomu)<\/a><\/strong>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">En plus, AAKG r&eacute;clame, <strong><a href=\"https:\/\/www.radiondekeluka.org\/actualites\/securite\/40143-centrafrique-une-milice-locale-exige-la-demission-du-prefet-du-haut-mbomou.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">dans une note adress&eacute;e le 3 mars<\/a><\/strong>, la d&eacute;mission du pr&eacute;fet de Haut-Mbomou qu&rsquo;elle accuse d&rsquo;&ecirc;tre de m&egrave;che avec l&rsquo;UPC.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Les affrontements entre ces deux groupes arm&eacute;s ont entra&icirc;n&eacute; des d&eacute;placements de populations non seulement en RCA, mais aussi en RDC. Le pr&eacute;fet du Haut-Mbomou, <strong><a href=\"https:\/\/www.yenisafak.com\/fr\/international\/centrafrique-violents-affrontements-entre-une-milice-dautodefense-et-les-rebelles-de-lupc-dans-le-sud-est-7541\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Jude Ngayako a affirm&eacute; n&rsquo;avoir pas en possession un bilan pr&eacute;cis<\/a><\/strong>, tandis que la soci&eacute;t&eacute; civile d&rsquo;Ango a signal&eacute;, le 23 mai, l&rsquo;entr&eacute;e de 67 r&eacute;fugi&eacute;s &eacute;tablis &agrave; Bokoyo.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cette dynamique fait redouter des violences communautaires, notamment en RDC o&ugrave; la cohabitation est d&eacute;j&agrave; difficile entre les pasteurs nomades peuls, Mbororo et la communaut&eacute; <em>Azande<\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading is-core-heading-block\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Un retour de la LRA&nbsp;?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Une autre explication serait la r&eacute;surgence de la LRA. Cette th&egrave;se s&rsquo;appuie sur plusieurs &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;information.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&rsquo;abord, le modus operandi. La LRA a proc&eacute;d&eacute; par le pass&eacute; &agrave; des enl&egrave;vements de masse au cours desquels les adultes &eacute;taient parfois lib&eacute;r&eacute;s ou ex&eacute;cut&eacute;s, et les enfants forc&eacute;s de devenir des combattants. <strong><a href=\"https:\/\/www.bbc.com\/afrique\/region-55948304\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Dominic Ongwen<\/a><\/strong>, ancien lieutenant de Joseph Kony a indiqu&eacute; devant la Cour p&eacute;nale internationale (CPI) o&ugrave; il a comparu &agrave; partir de 2016 pour crime de guerre et crime contre l&rsquo;humanit&eacute;, qu&rsquo;il fut enlev&eacute; au nord de l&rsquo;Ouganda quand il avait entre 9 et 14 ans avant d&rsquo;&ecirc;tre enr&ocirc;l&eacute; au sein de cette r&eacute;bellion. Ce dernier a expliqu&eacute; que<a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2021\/01\/27\/questions-et-reponses-le-commandant-de-la-lra-dominic-ongwen-et-la-cpi\"> <\/a><strong><a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2021\/01\/27\/questions-et-reponses-le-commandant-de-la-lra-dominic-ongwen-et-la-cpi\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">les enfants &eacute;taient plus faciles &agrave; instrumentaliser que les adultes<\/a><\/strong>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ensuite la saisonnalit&eacute; des attaques. Les attaques de la LRA sont intervenues vers la fin de l&rsquo;&eacute;tiage, p&eacute;riode o&ugrave; la LRA a souvent cherch&eacute; &agrave; renforcer sa provision avant le retour de la pluie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Enfin, la langue parl&eacute;e par les assaillants. Selon un ex-otage de la LRA lib&eacute;r&eacute; le 6 mars, les ravisseurs parlaient le <em>Pazande<\/em> (langue du peuple <em>Azande<\/em>), un Lingala approximatif et l&rsquo;Acholi, une langue parl&eacute;e par une population du m&ecirc;me nom originaire du district de Gulu au nord de l&rsquo;Ouganda et dont Joseph Kony est membre. Les onze&nbsp; ravisseurs, &eacute;quip&eacute;s d&rsquo;AK47, d&rsquo;un GPS et d&rsquo;un appareil de communication, ont &eacute;tabli leur bastion dans la zone comprise entre Dakwa, Ango, Banda et Digba. Leur op&eacute;rateur passerait deux communications t&eacute;l&eacute;phoniques par jour, respectivement &agrave; 8h et &agrave; 17h.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ce t&eacute;moin fut d&eacute;j&agrave; enlev&eacute;, selon la soci&eacute;t&eacute; civile de Banda, entre 2012 et 2013 par la LRA. Le temps pass&eacute; en captivit&eacute; lui aurait permis de reconna&icirc;tre la langue Acholi dont la majorit&eacute; des combattants de la LRA de l&rsquo;&eacute;poque &eacute;taient des locuteurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Selon les sources de la soci&eacute;t&eacute; civile de Banda, la LRA serait &eacute;clat&eacute;e en deux groupes &eacute;tablis dans la pr&eacute;fecture du Haut-Mbomou (RCA) : le premier bas&eacute; &agrave; Zemio, dirig&eacute; par Aka Achaye doctor, alias Ali comprendrait 250 personnes environ dont des femmes et des enfants de diff&eacute;rentes nationalit&eacute;s: centrafricaine, congolaise, sud-soudanaise et ougandaise. Le second groupe bas&eacute; &agrave; Mboki serait dirig&eacute; par un certain Owila, alias Oloo, comprenant de centaines de combattants.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Ces principaux groupes pratiqueraient des activit&eacute;s agricoles. Leurs combattants auraient profit&eacute; de l&rsquo;accord de paix de 2019 (sign&eacute; par l&rsquo;UPC et le gouvernement de Bangui) pr&eacute;voyant le d&eacute;sarmement, pour s&rsquo;engager dans le m&ecirc;me processus qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; mis en &oelig;uvre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Pour m&eacute;moire, le premier enl&egrave;vement de masse ayant touch&eacute; le Bas-U&eacute;l&eacute; remonte, &agrave; mars 2009 &agrave; Banda (Ango)&nbsp;: selon la soci&eacute;t&eacute; civile locale une cinquantaine de personnes fut enlev&eacute;e par la LRA, parmi lesquelles trois femmes expatri&eacute;es travaillant pour MSF-Suisse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&egrave;s lors, des attaques s&rsquo;&eacute;taient multipli&eacute;es au point que les <strong><a href=\"https:\/\/www.refworld.org\/cgi-bin\/texis\/vtx\/rwmain\/opendocpdf.pdf?reldoc=y&amp;docid=51f79bd24\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">FARDC et la Monusco avaient d&ucirc; lancer une op&eacute;ration conjointe pour traquer la LRA<\/a><\/strong>. Certains combattants de ce mouvement furent tu&eacute;s et d&rsquo;autres, y compris Joseph Kony, leur cerveau-moteur,&nbsp; &nbsp; avaient pris fuite vers la RCA o&ugrave; ils ont &eacute;tabli leur base arri&egrave;re d&rsquo;o&ugrave; ils ont continu&eacute; d&rsquo;attaquer dans les Bas-U&eacute;l&eacute; et le Haut-U&eacute;l&eacute;.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Il n&rsquo;est pas exclu que les combattants de la LRA aient appris le Pazanda et recrut&eacute; des locuteurs de cette langue durant le temps qu&rsquo;ils ont pass&eacute; dans la r&eacute;gion.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading is-core-heading-block\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><strong>Une coalition h&eacute;t&eacute;roclite&nbsp;?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">D&rsquo;autres groupes arm&eacute;s restent actifs dans la zone contigu&euml; aux trois pays (RCA, RDC et Soudan du Sud) faiblement contr&ocirc;l&eacute;e par les services de s&eacute;curit&eacute;, rendant assez complexe leur identification en cas d&rsquo;incidents s&eacute;curitaires dans la r&eacute;gion. <strong><a href=\"https:\/\/www.ifri.org\/sites\/default\/files\/atoms\/files\/vircoulon_groupes_armes_rca_2020_1.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">La LRA, le plus ancien groupe arm&eacute; actif dans cette r&eacute;gion op&eacute;rerait parfois en coalition avec l&rsquo;UPC qui est devenue son partenaire dans une &eacute;conomie de criminalit&eacute;<\/a><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Selon des sources s&eacute;curitaires proches du secteur op&eacute;rationnel de l&rsquo;U&eacute;l&eacute;, trois personnes ont &eacute;t&eacute; appr&eacute;hend&eacute;es en train de recruter des combattants dans le territoire de Dungu, voisin &agrave; celui d&rsquo;Ango. Son principal auteur identifi&eacute; comme un Centrafricain aurait r&eacute;ussi &agrave; s&rsquo;enfuir, mais ses deux lieutenants Congolais seraient aux arr&ecirc;ts avec deux armes AK47. Ces informations sugg&egrave;rent qu&rsquo;il existe des mouvements qui recrutent actuellement entre la RDC, la RCA et le Soudan du Sud pour se r&eacute;organiser.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading is-core-heading-block\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&nbsp;<strong>Les vuln&eacute;rabilit&eacute;s du territoire d&rsquo;Ango<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cette recrudescence d&rsquo;enl&egrave;vement intervient sur un territoire particuli&egrave;rement vuln&eacute;rable&nbsp;: celui d&rsquo;Ango.<strong> <\/strong>Avec ses 300 km de fronti&egrave;re avec la RCA, il ne comprend qu&rsquo;un &laquo; bataillon-moins &nbsp;&raquo; selon un officier des FARDC. Son &eacute;tat-major ne comprendrait que 20 militaires environ avec seulement une dizaine de militaires commis &agrave; la s&eacute;curit&eacute; de Zapayi et Bokoyo, les deux principaux postes douaniers avec la RCA.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Cette porosit&eacute; frontali&egrave;re laisse libre cours aux mouvements de groupes arm&eacute;s provenant de la RCA et du Soudan du Sud.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Outre le d&eacute;ficit d&rsquo;effectifs, la question de mobilit&eacute; des FARDC et de leur logistique se pose. Ces militaires ne b&eacute;n&eacute;ficieraient d&rsquo;aucune ration et sont faiblement &eacute;quip&eacute;s. Une source locale ayant requis l&rsquo;anonymat a affirm&eacute; que c&rsquo;est la population locale qui est tenue de se mobiliser pour apporter la ration alimentaire aux militaires engag&eacute;s dans des op&eacute;rations contre les groupes arm&eacute;s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Compte-tenu de l&rsquo;inf&eacute;riorit&eacute; num&eacute;rique, les militaires congolais ne sont pas en mesure d&rsquo;assurer la couverture s&eacute;curitaire sur l&rsquo;ensemble du territoire d&rsquo;Ango, et parfois incapables de faire face aux rebelles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&Agrave; cela s&rsquo;ajoute l&rsquo;enclavement du territoire d&rsquo;Ango, d&eacute;pourvu d&rsquo;infrastructures routi&egrave;res. Les seuls moyens de d&eacute;placement sont la moto ou le v&eacute;lo. Ceci entrave toute r&eacute;action aux urgences s&eacute;curitaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Par ailleurs, les mauvaises relations civilo-militaires constituent une des causes de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;. Depuis plusieurs mois, la soci&eacute;t&eacute; civile et certains &eacute;leveurs nomades Mbororo ont alert&eacute; maintes reprises sur la pr&eacute;sence rebelles &agrave; Ango, sans &ecirc;tre entendus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">&Agrave; Dungu, les FARDC en collaboration avec la Police nationale congolaise (PNC) disposent d&rsquo;un num&eacute;ro vert permettant &agrave; la population d&rsquo;alerter sur des mouvements suspects, ce qui n&rsquo;est pas le cas &agrave; Ango. Ce m&eacute;canisme d&rsquo;alerte pr&eacute;coce pourrait permettre &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e de r&eacute;agir plus rapidement et d&rsquo;&ecirc;tre plus dissuasive en cas de menace s&eacute;curitaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">Pour mettre un terme &agrave; l&rsquo;activisme rebelle &agrave; Ango, le renforcement des services de s&eacute;curit&eacute; en hommes et en logistique para&icirc;t crucial. Une prise en charge efficace de ces militaires et policiers doit &ecirc;tre assur&eacute;e pour &eacute;viter qu&rsquo;ils deviennent une source d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; ou qu&rsquo;ils abandonnent leur mission principale pour se livrer &agrave; d&rsquo;autres activit&eacute;s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">De plus, face &agrave; l&rsquo;activisme des mouvements ayant des ramifications ext&eacute;rieures, un m&eacute;canisme de coordination des op&eacute;rations militaires &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle r&eacute;gionale serait utile, de m&ecirc;me que de d&eacute;senclaver cette r&eacute;gion pour&nbsp;relancer les activit&eacute;s &eacute;conomiques afin d&rsquo;am&eacute;liorer les conditions de vie d&rsquo;une population appauvrie par plusieurs ann&eacute;es de violences.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce billet de blog constitue le quatri&egrave;me volet d&rsquo;une s&eacute;rie d&rsquo;analyses sur les dynamiques s&eacute;curitaires dans les U&eacute;l&eacute;. Il s&rsquo;int&eacute;resse aux enl&egrave;vements en s&eacute;rie perp&eacute;tr&eacute;s par des hommes arm&eacute;s non&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":14365,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[124],"tags":[121,18,388,386,389,409,387],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14360"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14360"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14360\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14365"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14360"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14360"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14360"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}