{"id":5116,"date":"2015-09-19T18:24:20","date_gmt":"2015-09-19T18:24:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=5116"},"modified":"2015-11-18T15:40:51","modified_gmt":"2015-11-18T15:40:51","slug":"quelques-commentaires-sur-larret-de-la-cour-constitutionnelle-sur-les-elections-des-gouverneurs-et-vice-gouverneurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2015\/09\/19\/quelques-commentaires-sur-larret-de-la-cour-constitutionnelle-sur-les-elections-des-gouverneurs-et-vice-gouverneurs\/","title":{"rendered":"Quelques commentaires sur l\u2019arr\u00eat de la cour constitutionnelle sur les \u00e9lections des gouverneurs et vice-gouverneurs"},"content":{"rendered":"<h5><em>L&rsquo;auteur, Marcel Wetsh&rsquo;okonda, est avocat et chercheur&nbsp;ind&eacute;pendant&nbsp;bas&eacute; &agrave; Kinshasa.<\/em><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><\/h5>\n<p>Les cours constitutionnelles jouent un r&ocirc;le de plus en plus important dans la r&eacute;gulation des &eacute;lections dans un nombre croissant des pays africains francophones. Qu&rsquo;il soit per&ccedil;u comme positif, comme c&rsquo;est g&eacute;n&eacute;ralement le cas au Benin, ou plut&ocirc;t n&eacute;gatif comme au S&eacute;n&eacute;gal en 2012 ou au Burundi plus r&eacute;cemment, ce r&ocirc;le fait des cours constitutionnelles des acteurs de plus en plus importants de r&eacute;gulation de la vie d&eacute;mocratique. La cour constitutionnelle de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo (RDC) vient de rendre une d&eacute;cision qui semble indiquer la d&eacute;termination des juges de placer cette institution dans la cat&eacute;gorie des juridictions constitutionnelles &laquo;&nbsp;positives&nbsp;&raquo; qui se voient avant tout comme une autorit&eacute; de r&eacute;gulation de la vie politique charg&eacute;e de veiller au fonctionnement normal des institutions.<\/p>\n<p>Install&eacute;e le 4 avril 2015, la cour constitutionnelle de la RDC a d&eacute;j&agrave; prononc&eacute; pr&egrave;s d&rsquo;une dizaine de d&eacute;cisions en dix mois. Ceci constitue d&eacute;j&agrave; une performance en soi si on consid&egrave;re que la Cour correspondante dans un pays comme le S&eacute;n&eacute;gal&nbsp;&nbsp;rend en moyenne sept d&eacute;cisions par mois. Aucune de ces d&eacute;cisions ne peut, cependant, pr&eacute;senter autant d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que celle prononc&eacute;e le 8 septembre 2015, &agrave; la requ&ecirc;te de la Commission &eacute;lectorale nationale ind&eacute;pendante (CENI). L&rsquo;opinion ne s&rsquo;y est pas tromp&eacute;e. Ainsi, sans avoir pris connaissance des termes de la requ&ecirc;te de la CENI, le juriste et commentateur Marcel Yabili avait-il&nbsp;mis&nbsp;la cour en garde contre le danger qui la guettait, celui de se br&ucirc;ler. Abondant dans le m&ecirc;me sens, dans une r&eacute;flexion publi&eacute;e dans les colonnes&nbsp;&nbsp;du quotidien Le Potentiel paraissant &agrave; Kinshasa, le d&eacute;put&eacute; Christophe Lutundula Apala qui a acquis une solide r&eacute;putation parmi les juristes constitutionnels soutenait qu&rsquo;&agrave; travers la m&ecirc;me requ&ecirc;te, la cour &eacute;tait soumise &agrave; un&nbsp;&nbsp;test&nbsp;&nbsp;assez&nbsp;&nbsp;difficile&nbsp;: soit elle en sortait grandie, soit elle allait y perdait sa cr&eacute;dibilit&eacute;. Il me semble que par sa d&eacute;cision du 8 septembre la cour a fait un pas dans la direction de plus de grandeur et de cr&eacute;dibilit&eacute;.<\/p>\n<p>Deux questions &eacute;taient soumises &agrave; la cour. Par la premi&egrave;re question, la CENI demandait &agrave; la cour&nbsp;&nbsp;d&rsquo;interpr&eacute;ter l&rsquo;article 10 de la loi d&eacute;terminant les modalit&eacute;s d&rsquo;installation des 21 nouvelles provinces et l&rsquo;article 168 de la loi &eacute;lectorale pour d&eacute;terminer le d&eacute;lai d&rsquo;organisation des &eacute;lections des gouverneurs et vice-gouverneurs des nouvelles provinces. La seconde question sollicitait l&rsquo;avis de la cour sur la suite du processus &eacute;lectoral au regard du d&eacute;passement du d&eacute;lai d&rsquo;organisation des &eacute;lections des gouverneurs et vice-gouverneurs des nouvelles provinces.<\/p>\n<p>Sur le premier point, la cour a soutenu qu&rsquo;il ne lui appartenait pas &agrave; elle d&rsquo;interpr&eacute;ter les lois mais la constitution. Cette position ne peut qu&rsquo;&ecirc;tre approuv&eacute;e. S&rsquo;inscrivant dans la droite ligne de l&rsquo;arr&ecirc;t de la cour supr&ecirc;me de justice (CSJ)&nbsp;du 3 janvier 2007, elle a le m&eacute;rite de clore, d&eacute;finitivement, la controverse suscit&eacute;e par un avis de la m&ecirc;me cour du 20 janvier 2004. Dans ce dernier arr&ecirc;t, la section de l&eacute;gislation de la CSJ s&rsquo;&eacute;tait arrog&eacute;e le pouvoir d&rsquo;interpr&eacute;ter la constitution de la transition, plus pr&eacute;cis&eacute;ment ses articles 76 et 94, alin&eacute;a 2, relatifs &agrave; l&rsquo;&eacute;tendue des pouvoirs du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pour nommer les animateurs des services de s&eacute;curit&eacute; civile et de protection civile. Cette position jurisprudentielle a mis aux prises ceux qui soutenaient l&rsquo;interpr&eacute;tation de la chambre de l&eacute;gislation de la cour et ceux qui l&rsquo;accusaient d&rsquo;avoir empi&eacute;t&eacute; sur les attributions des sections r&eacute;unies. Trois ans plus tard, c&rsquo;est &agrave; ces derniers que la cour donnera raison en confirmant que l&rsquo;interpr&eacute;tation de la constitution relevait de la comp&eacute;tence de ses&nbsp;&nbsp;sections r&eacute;unies qui faisant alors office de cour constitutionnelle et non de sa chambre de l&eacute;gislation.<\/p>\n<p>Sur le second point, bien qu&rsquo;aucune disposition de la constitution ou des&nbsp;&nbsp;lois pertinentes ne consacre sa comp&eacute;tence&nbsp;&nbsp;en la mati&egrave;re, la cour a estim&eacute; qu&rsquo;elle &eacute;tait en droit d&rsquo;&eacute;mettre son &nbsp;avis&nbsp;sur les questions politiques, en particulier celles li&eacute;es au processus &eacute;lectoral, lorsque les proc&eacute;dures politiques normales dont ces questions rel&egrave;vent paraissent incapables de les r&eacute;soudre et qu&rsquo;aucune autre juridiction ne peut le faire. La cour a estim&eacute; que cette comp&eacute;tence d&eacute;coulait &laquo;&nbsp;de son pouvoir de r&eacute;gulation de la vie politique, du fonctionnement des institutions et de l&rsquo;activit&eacute; des pouvoirs publics&nbsp;&raquo;.&nbsp;M&ecirc;me lorsqu&rsquo;elle &eacute;met de tels avis, a-t-elle poursuivi, la cour d&eacute;cide non pas par voie d&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;avis&nbsp;&raquo;, mais par voie d&rsquo; &laquo;&nbsp;arr&ecirc;ts&nbsp;&raquo;. La nuance est plus que s&eacute;mantique&nbsp;: contrairement aux avis, les arr&ecirc;ts &laquo;&nbsp;ne sont susceptibles d&rsquo;aucun recours et sont imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoires&nbsp;&raquo;, comme la cour a tenu &agrave; le rappeler.<\/p>\n<p>Il faut s&rsquo;attendre &agrave; ce que cette position jurisprudentielle provoque une controverse anim&eacute;e entre les partisans d&rsquo;une interpr&eacute;tation maximaliste des comp&eacute;tences de la cour et ceux qui s&rsquo;en tiennent plut&ocirc;t &agrave; une interpr&eacute;tation minimaliste. Une situation similaire a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e notamment&nbsp;&nbsp;&agrave; la suite du prononc&eacute;, par la CSJ faisant office de cour constitutionnelle, de son arr&ecirc;t du 1<sup>er<\/sup>&nbsp;septembre 2006 relatif &agrave; la prorogation du d&eacute;lai du second tour de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2006. Avant d&rsquo;y revenir, avec force d&eacute;tails, dans une &eacute;tude plus &eacute;labor&eacute;e, il nous suffira de relever que la cour constitutionnelle s&rsquo;est ici d&eacute;marqu&eacute;e du conseil constitutionnel s&eacute;n&eacute;galais,&nbsp;&nbsp;en faisant preuve d&rsquo;une audace remarquable l&agrave; o&ugrave; celui-ci est critiqu&eacute; s&eacute;v&egrave;rement par une partie de l&rsquo;opinion pour ce qu&rsquo; elle d&eacute;crit comme une &laquo;&nbsp;certaine pusillanimit&eacute;&nbsp;&raquo; ou une &laquo;&nbsp;pusillanimit&eacute; certaine&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>La jeune cour constitutionnelle congolaise a consid&eacute;r&eacute; que le d&eacute;faut d&rsquo;installation&nbsp;&nbsp;des bureaux d&eacute;finitifs des assembl&eacute;es desdites provinces et l&rsquo;indisponibilit&eacute; d&rsquo;un budget cons&eacute;quent ont constitu&eacute; un cas de force majeure qui a emp&ecirc;ch&eacute; la CENI d&rsquo;organiser les &eacute;lections des gouverneurs et vice-gouverneurs des nouvelles provinces dans le d&eacute;lai l&eacute;gal.&nbsp;&nbsp;D&rsquo;apr&egrave;s la cour, la CENI est donc exempt&eacute;e de toute faute et peut ainsi organiser ces &eacute;lections &agrave; une autre date &agrave; d&eacute;terminer &agrave; la suite de la r&eacute;&eacute;valuation, en toute ind&eacute;pendance et impartialit&eacute;, du processus &eacute;lectoral.<\/p>\n<p>L&rsquo;argument de la cour semble un peu tir&eacute; par les cheveux. Trois caract&eacute;ristiques doivent &ecirc;tre attach&eacute;es &agrave; un &eacute;v&egrave;nement pour qu&rsquo;il constitue un cas de force majeure. L&rsquo;&eacute;v&egrave;nement doit &ecirc;tre &agrave; la fois impr&eacute;visible, irr&eacute;sistible et insurmontable. Dans le cas d&rsquo;esp&egrave;ce, la cour n&rsquo;a pas &eacute;voqu&eacute; le caract&egrave;re impr&eacute;visible des faits constitutifs de la force majeure. De m&ecirc;me, elle ne semble pas avoir suffisamment d&eacute;montr&eacute; leurs&nbsp;&nbsp;caract&egrave;res &nbsp;&raquo; irr&eacute;sistible et insurmontable&nbsp;&raquo;. Sous r&eacute;serve de ces faiblesses, il est heureux de constater que la cour soit all&eacute;e plus loin que la CSJ dans son avis RL 013 du 27 avril 2006 dans lequel aucun de ces caract&egrave;res n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute; ni ne pouvait &ecirc;tre d&eacute;montr&eacute;. Toutefois, &agrave; l&rsquo;avenir, il serait souhaitable que la motivation de la cour soit plus &eacute;toff&eacute;e de mani&egrave;re &agrave; d&eacute;montrer que la force majeure r&eacute;sulte de faits qui sont vraiment, et &agrave; la fois, impr&eacute;visibles et irr&eacute;sistibles. Ce qui aurait l&rsquo;avantage, non seulement de ne pas pr&ecirc;ter le flanc &agrave; la critique, mais aussi et surtout, de faire preuve de p&eacute;dagogie dans un contexte o&ugrave; la culture du constitutionnalisme est encore en construction.<\/p>\n<p>Ainsi la Cour s&rsquo;est reconnue le droit d&rsquo;&eacute;mettre son &laquo;&nbsp;avis&nbsp;&raquo; sur les questions constitutionnelles li&eacute;es au calendrier &eacute;lectoral et elle a adjug&eacute; la force majeure en renvoyant&nbsp;&nbsp;&nbsp;la CENI &agrave; sa copie sans, cependant, lui fixer de d&eacute;lai butoir pour s&rsquo;ex&eacute;cuter.<\/p>\n<p>Enfin, en attendant l&rsquo;organisation des &eacute;lections des gouverneurs et vice-gouverneurs des nouvelles provinces, la cour a ordonn&eacute; au Gouvernement de prendre les &laquo;&nbsp;mesures exceptionnelles&nbsp;&raquo; qui s&rsquo;imposent en vue d&rsquo;assurer l&rsquo;administration de celles-ci. On peut se demander s&rsquo;il n&rsquo;y a pas ici un nouveau nid &agrave; contentieux. Des gens peu inform&eacute;s pourraient croire qu&rsquo;en application de l&rsquo;arr&ecirc;t, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et\/ou le gouvernement sont autoris&eacute;s &agrave; prendre des mesures inconstitutionnelles, par exemple, en nommant des Gouverneurs et vice-gouverneurs ad int&eacute;rim.&nbsp;Cette interpr&eacute;tation semble avoir &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;e par la cour elle-m&ecirc;me&nbsp;: non seulement elle a tenu &agrave; affirmer &laquo;&nbsp;le caract&egrave;re irr&eacute;versible du processus d&rsquo;&eacute;lection des Gouverneurs et Vice-gouverneurs des provinces concern&eacute;es&nbsp;&raquo; mais dans son entendement, les mesures exceptionnelles dont il est question devraient &ecirc;tre d&eacute;cr&eacute;t&eacute;es dans le seul but de &laquo;&nbsp;faire r&eacute;gner l&rsquo;ordre public, la s&eacute;curit&eacute; et assurer la r&eacute;gularit&eacute;, ainsi que la continuit&eacute; des services publics dans les provinces concern&eacute;es&nbsp;&raquo;. Ces mesures exceptionnelles ne sont donc pas destin&eacute;es &agrave; remplacer l&rsquo;&eacute;lection des gouverneurs et vice-gouverneurs puisque, toujours d&rsquo;apr&egrave;s la cour, elles doivent &ecirc;tre prises &laquo;&nbsp;en attendant l&rsquo;&eacute;lection des Gouverneurs et Vice-gouverneurs, ainsi que l&rsquo;installation des gouvernements provinciaux&nbsp;issus des &eacute;lections pr&eacute;vues par l&rsquo;article 168 de la loi &eacute;lectorale.&raquo;<\/p>\n<p>Une derni&egrave;re observation m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre faite. Dans son avis, le Procureur g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la cour a soutenu que la d&eacute;cision de la CENI portant calendrier &eacute;lectoral est inconstitutionnelle en ce qu&rsquo;elle ne pr&eacute;voit pas l&rsquo;enr&ocirc;lement des nouveaux majeurs, ce qui revient &agrave; leur priver l&rsquo;exercice de leurs droits civiques. Curieusement, cet argument&nbsp;&nbsp;ne semble pas avoir &eacute;t&eacute; rencontr&eacute; par la cour. En cela, son arr&ecirc;t ne manquera pas d&rsquo;&ecirc;tre accus&eacute; de manquer de motivation ou de motivation insuffisante, ce qui, en droit, revient au m&ecirc;me. Allant encore plus loin, d&rsquo;aucuns se demanderont si, entre le droit constitutionnel de&nbsp;&nbsp;vote et le fonctionnement r&eacute;gulier&nbsp;&nbsp;des institutions de l&rsquo;Etat, la cour n&rsquo;a pas choisi celle-ci, au d&eacute;triment de celui-l&agrave;. Seuls les arr&ecirc;ts ult&eacute;rieurs de la haute cour permettront de r&eacute;pondre &agrave; cette interrogation.<\/p>\n<p>En guise de conclusion, il y a lieu de noter que cet arr&ecirc;t sur les &eacute;lections constituera une r&eacute;f&eacute;rence incontournable dans l&rsquo;histoire de la jeune cour constitutionnelle congolaise. On l&rsquo;approuvera sur tel ou tel autre point, on d&eacute;plorera sa position sur telle question ou telle autre question de droit. Mais on ne pourra rester indiff&eacute;rent &agrave; son &eacute;gard.<\/p>\n<p>L&rsquo;incomp&eacute;tence de la cour constitutionnelle en mati&egrave;re d&rsquo;interpr&eacute;tation des lois, son audace jurisprudentielle consistant &agrave; reconna&icirc;tre sa comp&eacute;tence consultative et le fait que dans l&rsquo;exercice de cette comp&eacute;tence comme dans celui de sa comp&eacute;tence contentieuse, elle se prononce toujours par voie d&rsquo;arr&ecirc;t, sans oublier le rappel de quelques caract&egrave;res des faits constitutifs de la force majeure, ne manqueront pas d&rsquo;&ecirc;tre salu&eacute;s, tout au moins par une partie de la doctrine.<\/p>\n<p>En revanche, le manque de fondement explicite de sa comp&eacute;tence consultative, l&rsquo;omission du caract&egrave;re impr&eacute;visible des faits&nbsp;&nbsp;constitutifs de la force majeure et surtout le manque de motivation suffisante de celle-ci autant que la m&eacute;connaissance du moyen du Procureur g&eacute;n&eacute;ral du parquet pr&egrave;s la cour&nbsp;&nbsp;relatif &agrave; l&rsquo;inconstitutionnalit&eacute; de la d&eacute;cision de la CENI portant calendrier &eacute;lectoral seront, &agrave; coup s&ucirc;r,&nbsp;&nbsp;stigmatis&eacute;s par une autre. Il en va de m&ecirc;me de l&rsquo;impr&eacute;cision qui entoure les mesures exceptionnelles attendues du gouvernement pour assurer la gestion de nouvelles provinces en attendant les &eacute;lections des gouverneurs et vice-gouverneurs de&nbsp;&nbsp;nouvelles provinces.<\/p>\n<p>Ainsi se consolide la d&eacute;mocratie constitutionnelle.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;auteur, Marcel Wetsh&rsquo;okonda, est avocat et chercheur&nbsp;ind&eacute;pendant&nbsp;bas&eacute; &agrave; Kinshasa.&nbsp; Les cours constitutionnelles jouent un r&ocirc;le de plus en plus important dans la r&eacute;gulation des &eacute;lections dans un nombre croissant des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5117,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[40],"tags":[],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5116"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5116"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5116\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5117"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5116"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5116"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5116"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}