{"id":5615,"date":"2016-02-11T22:04:28","date_gmt":"2016-02-11T22:04:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fardc-monusco-quelles-chances-pour-laccord-du-28-janvier-2016-2\/"},"modified":"2016-03-23T19:21:48","modified_gmt":"2016-03-23T19:21:48","slug":"fardc-monusco-quelles-chances-pour-laccord-du-28-janvier-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2016\/02\/11\/fardc-monusco-quelles-chances-pour-laccord-du-28-janvier-2016\/","title":{"rendered":"FARDC \u2013 MONUSCO\u00a0: quelles chances pour l\u2019accord du 28 janvier 2016\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p>Le bilan est maigre aussi bien pour les FARDC que la MONUSCO apr&egrave;s une ann&eacute;e de traques s&eacute;par&eacute;es des FDLR, des ADF, ainsi que d&rsquo;autres groupes arm&eacute;s locaux &agrave; l&rsquo;Est de la RD Congo. Les forces n&eacute;gatives ont connu une r&eacute;surgence et excellent dans les massacres des populations, condamnant d&rsquo;importantes mar&eacute;es humaines &agrave; l&rsquo;errance. Afin de les d&eacute;manteler, les FARDC et la MONUSCO d&eacute;cident &agrave; nouveau de reprendre leurs op&eacute;rations. Cette collaboration est consacr&eacute;e par l&rsquo;Accord de reprise de la coop&eacute;ration militaire sign&eacute;e ce 28 janvier. Quelles sont les chances de r&eacute;ussite de cet accord qui a connu ses premiers couacs avec les d&eacute;clarations &laquo;&nbsp;crois&eacute;es&nbsp;&raquo; d&rsquo;Herv&eacute; Ladsous et Lambert Mende&nbsp;?<\/p>\n<p>Sur demande insistante du nouveau chef de la MONUSCO, Maman Sidikou, qui, par trois fois, a form&eacute; le v&oelig;u aupr&egrave;s du Pr&eacute;sident Joseph Kabila de voir les deux parties unir leurs efforts pour venir &agrave; bout des FDLR, des ADF et des groupes arm&eacute;s locaux qui s&egrave;ment la d&eacute;solation dans la partie orientale de la RD Congo, les op&eacute;rations militaires conjointes entre les FARDC et la MONUSCO sont d&eacute;sormais une r&eacute;alit&eacute;. Elles sont mat&eacute;rialis&eacute;es par un accord sign&eacute; ce 28 janvier par le Nig&eacute;rien Maman Sidikou, c&ocirc;t&eacute; onusien, et le Ministre Crispin Atama Tabe Mogodi, c&ocirc;t&eacute; congolais. Plusieurs observateurs ont pens&eacute; que la nomination des Africains &agrave; la t&ecirc;te de la mission onusienne avait d&eacute;blay&eacute; le terrain. Nomm&eacute; un jour apr&egrave;s la signature de l&rsquo;accord &agrave; la t&ecirc;te des troupes onusiennes, le g&eacute;n&eacute;ral sud-africain Derrick Mbuselo Mgwebi, dont le pays entretient des relations privil&eacute;gi&eacute;es avec la RD Congo, est entr&eacute; officiellement en fonction le 1<sup>er<\/sup> f&eacute;vrier. Sa d&eacute;signation venait &agrave; la suite de celle du Nig&eacute;rien Maman Sidikou, en octobre 2015.<\/p>\n<p>L&rsquo;accord porte sur une panoplie d&rsquo;appuis&nbsp;: logistique, appui au feu, renseignements, soutien m&eacute;dical et &eacute;vacuation. En d&rsquo;autres termes, a laiss&eacute; entendre le porte-parole du Gouvernement et Ministre des M&eacute;dias Lambert Mende dans une conf&eacute;rence de presse tenue le 02 f&eacute;vrier, cette collaboration consiste en un appui de la MONUSCO aux op&eacute;rations men&eacute;es par les FARDC. Et de souligner qu&rsquo;&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;il ne s&rsquo;agit plus d&rsquo;op&eacute;rations conjointes&nbsp;&raquo;<\/em>. Par ailleurs, la communication autour desdites op&eacute;rations devra &ecirc;tre soign&eacute;e et se fera, soit&nbsp; par les seules FARDC, soit &eacute;ventuellement par celles-ci conjointement avec les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes de la MONUSCO et, dans tous les&nbsp; cas, en coh&eacute;rence avec les FARDC. Un jour apr&egrave;s, soit le 03 f&eacute;vrier, la mission onusienne a donn&eacute; &agrave; son tour de la voix. Dans sa traditionnelle conf&eacute;rence de presse de mercredi, son porte-parole militaire Prosp&egrave;re &ndash; F&eacute;lix a d&eacute;clar&eacute;&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;<\/em><em>Nous mettrons &agrave; leur disposition nos moyens. Cette coop&eacute;ration reprendra en termes d&rsquo;appui aux combats. Cela voudrait dire que, du point de vue tactique, nous serons sur le terrain et nous man&oelig;uvrerons avec les FARDC ou conjointement, de mani&egrave;re coordonn&eacute;e. En plus, nous apporterons tout notre appui-feu, aussi bien par nos h&eacute;licopt&egrave;res d&rsquo;attaque que par nos pi&egrave;ces d&rsquo;artillerie qui appuieront les actions sur le terrain. La Brigade d&rsquo;intervention sera d&eacute;ploy&eacute;e sur le terrain et appuiera aussi les op&eacute;rations des FARDC.&nbsp;&raquo;<\/em><\/p>\n<p>Apparemment, le Gouvernement congolais et la MONUSCO n&rsquo;ont pas tout &agrave; fait le m&ecirc;me entendement de l&rsquo;accord qu&rsquo;ils viennent de signer. A moins qu&rsquo;ici ou l&agrave; on soit davantage pr&eacute;occup&eacute; &agrave; sauver la face qu&rsquo;&agrave; faire r&eacute;ellement la diff&eacute;rence sur le terrain. La question de savoir quelles sont les chances de r&eacute;ussite de cet accord tombe, du coup, &agrave; point nomm&eacute;. D&rsquo;autant qu&rsquo;avant m&ecirc;me sa mise en &oelig;uvre, l&rsquo;accord a enregistr&eacute; son premier couac le 02 f&eacute;vrier avec un &eacute;change d&rsquo;amabilit&eacute;s entre le ministre congolais Lambert Mende et le Fran&ccedil;ais Herv&eacute; Ladsous, adjoint de Ban ki-Moon en charge du maintien de la paix. Se confiant &agrave; RFI, le haut fonctionnaire onusien a fait observer que le probl&egrave;me ayant brouill&eacute; la RD Congo et la MONUSCO &eacute;tait r&eacute;gl&eacute;, l&rsquo;un des g&eacute;n&eacute;raux en cause lors de la rupture de la coop&eacute;ration faisant l&rsquo;objet de poursuites pour des activit&eacute;s ant&eacute;rieures devant les instances congolaises, l&rsquo;autre ayant &eacute;t&eacute; red&eacute;ploy&eacute; ailleurs. Des affirmations qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;menties aussit&ocirc;t par le porte-parole du Gouvernement congolais qui, par un communiqu&eacute; d&rsquo;abord, ensuite &agrave; travers une conf&eacute;rence de presse, les a qualifi&eacute;es d&rsquo;inexactes et d&rsquo;inacceptables. Il a rappel&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion les conditions exactes de la reprise de la collaboration entre les FARDC et la MONUSCO, pr&eacute;venant qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;avenir l&rsquo;Ex&eacute;cutif se r&eacute;servera le droit de tirer les cons&eacute;quences de toute violation de l&rsquo;accord.<\/p>\n<p>Pour rappel, la MONUSCO, sous l&rsquo;Allemand Martin Kobler, avait exprim&eacute; ses r&eacute;serves dans le soutien &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e contre les FDLR, stigmatisant la pr&eacute;sence dans le commandement des deux g&eacute;n&eacute;raux, Kikabwe Fall et Bruno Mandevu, soup&ccedil;onn&eacute;s de violations des droits de l&rsquo;homme dans une enqu&ecirc;te de l&rsquo;ONU. En r&eacute;action, l&rsquo;Ex&eacute;cutif congolais &ndash; qui d&eacute;non&ccedil;ait ainsi une atteinte &agrave; sa souverainet&eacute;, partant les proc&eacute;dures jug&eacute;es discriminatoires &agrave; l&rsquo;endroit des FARDC &ndash; avait mis fin &agrave; la collaboration entre la force de la MONUSCO et les FARDC.<\/p>\n<p>L&rsquo;activation de la Brigade d&rsquo;intervention de l&rsquo;ONU est un maillon tr&egrave;s important du succ&egrave;s des op&eacute;rations &agrave; venir. En l&eacute;thargie depuis le d&eacute;mant&egrave;lement du M23, ce r&eacute;giment onusien requiert agilit&eacute; et mobilit&eacute;, par cons&eacute;quent du mat&eacute;riel ad&eacute;quat &agrave; la hauteur des enjeux, a d&eacute;clar&eacute; &agrave; la presse Maman Sidikou ce 06 f&eacute;vrier. Une R&eacute;solution du Conseil de s&eacute;curit&eacute; des Nations Unies est attendue dans ce sens afin de corser davantage le mandat de la MONUSCO qui sera renouvel&eacute; fin mars. Entre-temps, le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral des Nations unies a propos&eacute; au Conseil de s&eacute;curit&eacute; un plan de r&eacute;duction de 1&nbsp;700 hommes suppl&eacute;mentaires apr&egrave;s celui de 2 000 casques bleus dont le d&eacute;part avait &eacute;t&eacute; act&eacute; en 2015.<\/p>\n<p>Ce qui &eacute;tait inattendu &agrave; la faveur de cette reprise de la coop&eacute;ration, c&rsquo;est qu&rsquo;un rapport des experts de l&rsquo;ONU est venu mettre, au m&ecirc;me moment, en cause les FARDC dans la mort des deux casques bleus tanzaniens survenue le 05 mai 2015 lors d&rsquo;une embuscade qui a fait &eacute;galement une vingtaine de bless&eacute;s. Cette embuscade a &eacute;t&eacute; localis&eacute;e &agrave; quelque 500 m&egrave;tres du cantonnement des soldats loyalistes. Plusieurs versions courent &agrave; cet effet sur l&rsquo;identit&eacute; des assaillants, y compris le mobile de leur forfait. Se gardant d&rsquo;en rajouter &agrave; la pol&eacute;mique afin de canaliser les &eacute;nergies vers l&rsquo;apaisement et le rapprochement, Maman Sidikou s&rsquo;est refus&eacute; &agrave; tout commentaire devant la presse, all&eacute;guant que l&rsquo;enqu&ecirc;te continue afin de faire la lumi&egrave;re. De m&ecirc;me, il n&rsquo;a pas daign&eacute; &eacute;voquer l&rsquo;incident Ladsous &ndash; Mende.<\/p>\n<p>Autre fait qui qui risque de s&rsquo;&eacute;riger en obstacle &agrave; la mise en &oelig;uvre de l&rsquo;accord, parce que venant se greffer aux exactions des FDLR, des ADF et autres groupes arm&eacute;s locaux, ce sont les affrontements entre Hutu et Nande qui prennent chaque jour de l&rsquo;ampleur. Le risque des violences &agrave; grande &eacute;chelle est r&eacute;el, &eacute;tant donn&eacute; que chaque communaut&eacute; b&eacute;n&eacute;ficie de l&rsquo;appui des groupes arm&eacute;s associ&eacute;s&nbsp;: les FDLR soutiennent les Hutu dont le retour sans observation de certaines mesures dans la zone est contest&eacute; par les Nande, ces derniers &eacute;tant appuy&eacute;s par des Mai-Mai. Il s&rsquo;ajoute ainsi &agrave; cette dynamique de la confrontation, une dimension ethno-politique qui va au-del&agrave; du militaire.<\/p>\n<p><strong>Maigre bilan en 2015 <\/strong><\/p>\n<p>Apr&egrave;s l&rsquo;occupation de Goma en novembre 2012 par les rebelles du M23, la coalition FARDC-MONUSCO avait fini par prendre le pas sur les hommes de Bosco Ntaganda, les d&eacute;logeant de leurs zones de repli, notamment dans le Rutshuru. Les &eacute;l&eacute;ments r&eacute;siduels ont trouv&eacute; refuge en Ouganda et au Rwanda, en attendant le d&eacute;nouement de leur situation dans le cadre de l&rsquo;Accord-cadre d&rsquo;Addis-Abeba. Certains ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;amnistie de la part du Gouvernement.<\/p>\n<p>Alors que la coalition avait le vent en poupe pour en d&eacute;coudre avec les groupes arm&eacute;s, les deux parties n&rsquo;ont pu surmonter leurs divergences quant &agrave; l&rsquo;approche sur la suite des op&eacute;rations militaires. Les FARDC ont choisi de s&rsquo;attaquer dans un premier temps aux ADF, pour ensuite se rabattre sur les FDLR. Elles ont perdu dans cette offensive un de leurs valeureux officiers, en l&rsquo;occurrence le colonel Mamadou Ndala, qui s&rsquo;&eacute;tait distingu&eacute; dans le d&eacute;mant&egrave;lement du M23. En ce qui concerne la MONUSCO, ce sont les rebelles rwandais, le plus important groupe arm&eacute; &eacute;tranger op&eacute;rant sur le territoire de la RDC, qui devaient &ecirc;tre prioritairement dans la ligne de mire. A ce couac s&rsquo;ajoute en f&eacute;vrier 2015 la stigmatisation des deux g&eacute;n&eacute;raux congolais Sikabwe Fall et Bruno&nbsp;Mandevu. La collaboration entre les FARDC et la MONUSCO s&rsquo;est trouv&eacute;e bloqu&eacute;e, chacune des forces prenant la libert&eacute; d&rsquo;op&eacute;rer unilat&eacute;ralement.<\/p>\n<p>Au bout du compte, le bilan s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; maigre. Dans un communiqu&eacute; d&eacute;but novembre 2015, en r&eacute;action &agrave; un rapport onusien faisant &eacute;tat de la force des FDLR et des ADF, le Ministre Lambert Mende a dress&eacute; le bilan de l&rsquo;arm&eacute;e. Selon lui, l&rsquo;op&eacute;ration Sukola 1 avait permis de capturer 131 combattants ADF dont 97 mis en d&eacute;tention &agrave; Beni, Goma et Kinshasa\/Ndolo, de tuer 676 &eacute;l&eacute;ments de ce groupe criminel et de r&eacute;cup&eacute;rer plus de 400 armes l&eacute;g&egrave;res et lourdes. Avec Sukola 2, neuf cent cinquante-six (956) FDLR ont &eacute;t&eacute; neutralis&eacute;s de janvier &agrave; octobre 2015, sur le nombre total de 1200 estim&eacute; avant l&rsquo;op&eacute;ration aussi bien par les services congolais que la MONUSCO. Et d&rsquo;ajouter que les op&eacute;rations men&eacute;es par les FARDC ont s&eacute;rieusement &eacute;branl&eacute; les FDLR et les ADF, contraints de se retrancher dans des r&eacute;duits difficiles d&rsquo;acc&egrave;s tels que la for&ecirc;t d&rsquo;Itongwe au Sud-Kivu et le parc de Virunga dans le Nord-Kivu. Cela en d&eacute;pit de quelques alliances avec des r&eacute;seaux de complices locaux, &eacute;galement en voie de total d&eacute;mant&egrave;lement. Par ailleurs, 313 FDLR &eacute;taient gard&eacute;s au frais &agrave; la prison d&rsquo;Angenga, dans la province de l&rsquo;Equateur. Affaiblis et accul&eacute;s, ces groupes ont trouv&eacute; du ressort dans des strat&eacute;gies de terrorisme, n&eacute;cessitant une adaptation en cours de la r&eacute;ponse par les FARDC.<\/p>\n<p>C&ocirc;t&eacute; onusien, un document est venu remettre en cause les exploits attribu&eacute;s aux FARDC. En effet, le Groupe d&rsquo;experts sur la RDC, affirme, dans un rapport transmis le 16 octobre 2015 au Pr&eacute;sident du Conseil de s&eacute;curit&eacute;, que les capacit&eacute;s militaires des FDLR restent intactes, malgr&eacute; les op&eacute;rations men&eacute;es depuis janvier par l&rsquo;arm&eacute;e congolaise. Certes, elles ont contraint les rebelles rwandais &agrave; se retirer de certaines de leurs fiefs et perturb&eacute;, entre-temps, certaines de leurs sources de revenus. S&rsquo;agissant des prisonniers FDLR &agrave; Angenga, par exemple, les r&eacute;dacteurs du rapport pr&eacute;tendent n&rsquo;y avoir pu v&eacute;rifier que la pr&eacute;sence de 175 membres pr&eacute;sum&eacute;s FDLR au lieu de 313 sens&eacute;s s&rsquo;y trouver en ao&ucirc;t 2015.<\/p>\n<p>Les r&eacute;sultats ne sont gu&egrave;re meilleurs s&rsquo;agissant de l&rsquo;offensive contre les ADF. Les experts onusiens notent que les op&eacute;rations men&eacute;es contre ces derniers, avec des carences &eacute;videntes, se sont poursuivies pour la deuxi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive, mais n&rsquo;ont permis le d&eacute;part que de quelques &eacute;l&eacute;ments du groupe arm&eacute;. Malgr&eacute; l&rsquo;arrestation de leur chef Jamil Mukulu, la structure de commandement des ADF &laquo;&nbsp;semble en grande partie intacte&nbsp;&raquo;. A charge de ces rebelles ougandais, entre 350 et 450 civils tu&eacute;s dans la r&eacute;gion de Beni, d&rsquo;octobre 2014 et juin 2015, dans au moins 50 attaques distinctes.<\/p>\n<p>Tout compte fait, ni les FARDC ni la MONUSCO n&rsquo;ont su prot&eacute;ger la population civile des attaques renouvel&eacute;es&nbsp;de ces forces n&eacute;gatives. Encore moins contenir celles-ci et les mettre hors d&rsquo;&eacute;tat de nuire, alors que plusieurs &eacute;tudes ne les &eacute;valuent pas &agrave; plusieurs milliers. Le Groupe d&rsquo;&eacute;tude sur le Congo (GEC) estime, apr&egrave;s avoir recoup&eacute; plusieurs &eacute;tudes, le nombre des FDLR entre 1000 et 2500 hommes, tandis que celui des ADF ne d&eacute;passe pas 300 personnes. Malgr&eacute; leur nombre r&eacute;duit, ils tiennent pourtant t&ecirc;te &agrave; des dizaines de milliers des casques bleus et des soldats congolais. Et le drame, c&rsquo;est qu&rsquo;incapables de renverser les gouvernements de leurs pays respectifs, ces rebelles rwandais et ougandais sont, en revanche, tourn&eacute;s vers la dynamique locale, imposant une mis&egrave;re indicible aux populations congolaises.<\/p>\n<p>L&rsquo;an&eacute;antissement des FDLR, des ADF, ainsi que d&rsquo;autres groupes arm&eacute;s locaux est une des principales cl&eacute;s &agrave; la crise qui mine la paix et la stabilit&eacute; dans la partie orientale de la RD Congo. Reste qu&rsquo;apr&egrave;s les offensives unilat&eacute;rales infructueuses, des efforts doivent &ecirc;tre conjugu&eacute;s ensemble pour vaincre ces ennemis, du reste communs. C&rsquo;est l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;accord sign&eacute; entre la MONUSCO et le Gouvernement congolais ce 28 janvier, appel&eacute;s &agrave; b&acirc;tir un cadre de collaboration qui tienne compte aussi bien de la souverainet&eacute; du pays h&ocirc;te que des principes fondateurs de l&rsquo;ONU. Mais, il incombe &agrave; la RDC, th&eacute;&acirc;tre des violences qui n&rsquo;&eacute;pargnent pas ses populations, de s&rsquo;appliquer pour la neutralisation des groupes arm&eacute;s en tirant partie de la contribution de la communaut&eacute; internationale &agrave; travers, notamment, la MONUSCO.<\/p>\n<p><em>Mo&iuml;se Musangana est associ&eacute; au Groupe d&rsquo;&eacute;tude sur le Congo et&nbsp;l&rsquo;ancien r&eacute;dacteur en chef du journal Le Potentiel.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le bilan est maigre aussi bien pour les FARDC que la MONUSCO apr&egrave;s une ann&eacute;e de traques s&eacute;par&eacute;es des FDLR, des ADF, ainsi que d&rsquo;autres groupes arm&eacute;s locaux &agrave; l&rsquo;Est&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5613,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[94],"tags":[],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5615"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5615"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5615\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5613"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5615"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5615"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5615"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}