{"id":5633,"date":"2016-02-25T03:03:45","date_gmt":"2016-02-25T03:03:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/corneille-nangaa-et-le-plaidoyer-du-glissement-2\/"},"modified":"2016-03-23T19:22:25","modified_gmt":"2016-03-23T19:22:25","slug":"corneille-nangaa-et-le-plaidoyer-du-glissement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2016\/02\/25\/corneille-nangaa-et-le-plaidoyer-du-glissement\/","title":{"rendered":"Corneille Nangaa et le plaidoyer du glissement"},"content":{"rendered":"<p>Avec le lancement ce 10 f&eacute;vrier d&rsquo;un appel d&rsquo;offres international pour l&rsquo;acquisition des kits d&rsquo;enr&ocirc;lement et leurs sources d&rsquo;&eacute;nergie, la Commission &eacute;lectorale nationale ind&eacute;pendante a amorc&eacute; un pas d&eacute;cisif pour l&rsquo;organisation des &eacute;lections. Le fichier &eacute;lectoral qui va en r&eacute;sulter, en remplacement de celui controvers&eacute; de 2011, constitue in fine le socle des scrutins voulus apais&eacute;s, cr&eacute;dibles, transparents, libres et d&eacute;mocratiques. Mais, le timing imparti &agrave; cette op&eacute;ration, soit 16 &agrave; 17 mois, &eacute;nerve les prescrits constitutionnels eu &eacute;gard &agrave; la fin du mandat du pr&eacute;sident Joseph Kabila le 20 d&eacute;cembre 2016 et au principe de l&rsquo;alternance au pouvoir. Coupl&eacute;e aux l&eacute;gislatives, l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle ne peut, dans ce cas, se tenir le 27 novembre 2016 comme pr&eacute;vu dans le calendrier &eacute;lectoral global du 12 f&eacute;vrier 2015, non ex&eacute;cut&eacute; &agrave; ce jour. A coup s&ucirc;r, la porte du glissement du mandat pr&eacute;sidentiel, sur fond de glissement technique, s&rsquo;entrouvre.<\/p>\n<p>Aux commandes de la CENI depuis le 20 novembre 2015 apr&egrave;s la d&eacute;mission un mois plus t&ocirc;t de l&rsquo;Abb&eacute; Apollinaire Muholongo Malumalu, Corneille Nangaa Yobeluo est donc entr&eacute; de plain-pied dans le processus &eacute;lectoral. Cet appel d&rsquo;offres vise l&rsquo;acquisition de 20.200 kits d&rsquo;enr&ocirc;lement et leurs sources d&rsquo;&eacute;nergie qui va aboutir &agrave; la constitution d&rsquo;un nouveau fichier &eacute;lectoral. Kits qui vont couvrir 17.600 centres d&rsquo;inscription s&rsquo;identifiant aux centres de vote g&eacute;olocalis&eacute;s par la CENI, dont 17.500 sur le territoire national et 100 &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur pour la prise en compte &ndash;&ndash; pour la premi&egrave;re dans histoire de Congo &ndash;&ndash; de la diaspora conform&eacute;ment &agrave; la loi &eacute;lectorale.<\/p>\n<p>Le nouveau pr&eacute;sident de la CENI pr&eacute;vient, cependant, que ce processus va prendre du temps&nbsp;: comme en 2006 et en 2011, 16 &agrave; 17 mois sont n&eacute;cessaires. Outre l&rsquo;existence des chemins critiques qui font que l&rsquo;on ne peut pas commencer l&rsquo;activit&eacute; suivante sans terminer la pr&eacute;c&eacute;dente, Corneille Nangaa &eacute;voque les contraintes, notamment de d&eacute;lais impos&eacute;s par la Loi n&deg; 010\/10 du 27 avril 2010 relative aux march&eacute;s publics. Dispositions dont le Gouvernement, financier des &eacute;lections, requiert le strict respect. Et la proc&eacute;dure s&rsquo;y rapportant se pr&eacute;sente comme suit&nbsp;: d&eacute;p&ocirc;t des offres le 31 mars, soit 30 jours apr&egrave;s le lancement de l&rsquo;appel d&rsquo;offres&nbsp;; l&rsquo;&eacute;valuation des offres entre le 31 mars et le 12 avril, soit 15 jours&nbsp;; l&rsquo;attribution du march&eacute; le 16 avril, soit 5 jours; l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur du contrat du 23 mai au 23 juin&nbsp;; &nbsp;livraison 60 jours apr&egrave;s (ce serait le 22 juillet). A ces d&eacute;lais l&eacute;gaux, donc incompressibles, s&rsquo;ajoutent le d&eacute;ploiement du mat&eacute;riel sur un pays aussi vaste que tous les pays de l&rsquo;Union europ&eacute;enne r&eacute;unis, la collecte des donn&eacute;es qui requiert au pr&eacute;alable, notamment, le recrutement et la formation de pr&egrave;s de 100.000 agents recenseurs et la constitution du fichier &eacute;lectoral proprement dit. Tout compte fait, le timing de 16 &agrave; 17 mois serait n&eacute;cessaire pour finaliser l&rsquo;op&eacute;ration d&rsquo;enr&ocirc;lement des &eacute;lecteurs, exactement comme en 2006 et 2011. Sans compter la complexit&eacute; que rajouterait l&rsquo;enr&ocirc;lement des Congolais de la diaspora.<\/p>\n<p>La CENI bute aussi sur les questions financi&egrave;res et le cadre juridique. Elle en appelle ainsi au Parlement d&rsquo;adopter au cours de sa session de mars des lois qui font d&eacute;faut, notamment sur la r&eacute;vision de la loi &eacute;lectorale pour l&rsquo;enr&ocirc;lement de la diaspora. En revanche, elle salue l&rsquo;embellie sur le plan financier avec le d&eacute;caissement de 40 millions USD en deux tranches par l&rsquo;Ex&eacute;cutif pour l&rsquo;op&eacute;ration d&rsquo;enr&ocirc;lement dont le co&ucirc;t est estim&eacute; &agrave; 202 millions USD. Entre-temps, elle a valid&eacute; avec le Gouvernement un plan de d&eacute;caissement &agrave; hauteur de 300 millions USD comptant pour l&rsquo;exercice budg&eacute;taire 2016.<\/p>\n<p>Malgr&eacute; cette &eacute;claircie, la CENI est, cependant, prise dans l&rsquo;&eacute;tau du d&eacute;lai constitutionnel et du timing de la mise en place du fichier &eacute;lectoral. En effet, clame Corneille Nangaa, la question du d&eacute;lai constitutionnel est organis&eacute;e par l&rsquo;article 73 de la Constitution, compl&eacute;t&eacute; par les articles 11 et 102 de la loi &eacute;lectorale, qui dispose que <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;&eacute;lectorat est convoqu&eacute; 90 jours avant la fin du mandat du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique en exercice&nbsp;&raquo;<\/em>. La date du 20 septembre 2016 est ainsi consign&eacute;e dans le calendrier &eacute;lectoral global, du reste, non ex&eacute;cut&eacute; &agrave; ce jour. Or, l&rsquo;&eacute;lectorat dont question, c&rsquo;est le fichier &eacute;lectoral &agrave; constituer et dont l&rsquo;op&eacute;ration est encore au stade des pr&eacute;liminaires. Et son issue d&eacute;termine les autres &eacute;tapes du processus &eacute;lectoral. Au vu des contraintes techniques, le pr&eacute;sident de la CENI a pris les devants pour faire implicitement le plaidoyer du glissement du mandat pr&eacute;sidentiel. Mais, Il ne se risque pas dans l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un calendrier r&eacute;am&eacute;nag&eacute; r&eacute;clam&eacute; par d&rsquo;aucuns sans indications claires et pr&eacute;cises de la part des parties prenantes au processus &eacute;lectoral, m&ecirc;me si par ailleurs la r&eacute;vision du fichier &eacute;lectoral et l&rsquo;&eacute;lection des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs des nouvelles provinces font partie int&eacute;grante d&rsquo;un calendrier &eacute;lectoral.<\/p>\n<p>Le plaidoyer de Corneille Nangaa est une pilule am&egrave;re &agrave; avaler au sein de la classe politique et de la soci&eacute;t&eacute; civile congolaises. Si la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle et apparent&eacute;s ne s&rsquo;en &eacute;meuvent outre mesure, une frange importante de l&rsquo;opposition et de la soci&eacute;t&eacute; civile, regroup&eacute;e au sein du Front citoyen 2016 et dans d&rsquo;autres plates-formes, n&rsquo;entend nullement c&eacute;der &agrave; ce chant de sir&egrave;ne. En d&rsquo;autres termes, ils ne m&eacute;nagent aucun effort pour ne pas cautionner le glissement du mandat du pr&eacute;sident Kabila, en sus de leur non adh&eacute;sion au dialogue politique que ce dernier a convoqu&eacute;. M&ecirc;me l&rsquo;UDPS et l&rsquo;Eglise catholique, qui adh&egrave;rent &agrave; l&rsquo;id&eacute;e dudit dialogue, restent accroch&eacute;es au cadre constitutionnel. Point de doute pour ces forces politiques et sociales que le pr&eacute;sident de la CENI fait le lit du pouvoir.<\/p>\n<p>A titre d&rsquo;exemple, dans son communiqu&eacute; du 11 f&eacute;vrier, le collectif <em>Filimbi<\/em>, constate que le nouvel appel d&rsquo;offres proc&egrave;de de la strat&eacute;gie du &laquo; glissement &raquo; visant &agrave; maintenir au pouvoir l&rsquo;actuel pr&eacute;sident de la R&eacute;publique au-del&agrave; de son second et dernier mandat qui prend fin le 19 d&eacute;cembre 2016. Allusion est ainsi faite au march&eacute; de fourniture de 12&nbsp;000 kits pour un montant de 31,4 millions USD attribu&eacute; le 30 octobre 2015 &agrave; l&rsquo;entreprise belge Zetes par le Bureau Central de Coordination (BCECO), organisme de l&rsquo;Etat en charge de l&rsquo;ex&eacute;cution des march&eacute;s publics. Corneille Nangaa est clair &agrave; ce sujet, faisant savoir que ce contrat, inconnu de la CENI, ne vaut pas dans la mesure o&ugrave; cette derni&egrave;re, autorit&eacute; contractante, n&rsquo;y a &eacute;t&eacute; m&ecirc;l&eacute;e ni de loin ni de pr&egrave;s.<\/p>\n<p>Sur base des informations recoup&eacute;es de plusieurs experts certifi&eacute;s, ce regroupement des mouvements citoyens met en doute les d&eacute;lais avanc&eacute;s par la CENI quant &agrave; la livraison des kits d&rsquo;enr&ocirc;lement (leur d&eacute;ploiement et la formation des op&eacute;rateurs), la collecte des donn&eacute;es et le nettoyage du fichier &eacute;lectoral. Avec 12.000 et 20.000 kits, la livraison des kits prendrait 6 &agrave; 8 semaines contre 2 mois en 2006 et 2011, la collecte des donn&eacute;es un &agrave; 3 mois contre plus ou moins 6 mois en 2006 et 4 mois en 2011, le nettoyage du fichier &eacute;lectoral trois mois maximum contre un mois en 2006 et 2011. Dans l&rsquo;ensemble, ces activit&eacute;s pourraient prendre 6 &agrave; 8 mois. Ancien vice-pr&eacute;sident de la CENI 1, le Prof Jacques Djoli a d&eacute;clar&eacute; au GEC que les d&eacute;lais peuvent &ecirc;tre raccourcis et tout d&eacute;pend de l&rsquo;autorit&eacute; contractante qui peut les mentionner dans l&rsquo;appel d&rsquo;offres, en en faisant ainsi une contrainte et un crit&egrave;re de s&eacute;lection. Les kits suppl&eacute;mentaires achet&eacute;s par la CENI 1 en compl&eacute;ment de ceux command&eacute;s par la CEI ont &eacute;t&eacute; livr&eacute;s dans 20 jours.<\/p>\n<p>En effet, la loi sur les march&eacute;s publics (article 36) envisage aussi l&rsquo;urgence. Au regard du d&eacute;lai constitutionnel, l&rsquo;organisation des &eacute;lections en 2016, particuli&egrave;rement l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, en est une. Par ailleurs, l&rsquo;article 21 de ladite loi d&eacute;finit les types d&rsquo;appels d&rsquo;offre possibles. Cela &eacute;tant, et aussi du fait que ce genre des fournitures est l&rsquo;apanage des maisons sp&eacute;cialis&eacute;es, l&rsquo;appel d&rsquo;offre restreint &eacute;tait indiqu&eacute;. Et non celui ouvert comme dans le cas d&rsquo;esp&egrave;ce. Agissant pour le compte de la CEI, le BCECO l&rsquo;avait fait en adressant le 18 mars 2010 le dossier d&rsquo;appel d&rsquo;offres &agrave; six entreprises, &agrave; savoir Face Technologies (Afrique du Sud), Gemalto (France), Sagem (France), The Jazzmatrix (Australie), Waymark (Afrique du Sud) et Zetes (Belgique). Le march&eacute; a &eacute;t&eacute; gagn&eacute; par cette derni&egrave;re.<\/p>\n<p>L&rsquo;article 101 du D&eacute;cret&nbsp;n&deg; 10\/22 portant Manuel des proc&eacute;dures des march&eacute;s publics envisage m&ecirc;me la mise au point du march&eacute; apr&egrave;s son attribution. C&rsquo;est-&agrave;-dire la possibilit&eacute; d&rsquo;apporter quelques modifications au march&eacute;. De ce fait, la d&eacute;cision du BCECO d&rsquo;attribuer le march&eacute; &agrave; Zetes ne pouvait pas d&rsquo;embl&eacute;e &ecirc;tre rejet&eacute;e par la CENI. Au motif qu&rsquo;elle n&rsquo;en a pas &eacute;t&eacute; &agrave; la man&oelig;uvre. Au bout du compte, Il y a un double emploi, par cons&eacute;quent une perte de temps, les m&ecirc;mes experts du BCECO ayant contribu&eacute; finalement &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration du nouvel appel d&rsquo;offres. Le Prof Jacques Djoli rejette l&rsquo;approche du leadership de la CENI, auquel cas on annulerait les &eacute;lections de 2006 et de 2011 du fait pour le BCECO d&rsquo;avoir lanc&eacute; les appels d&rsquo;offres. Par ailleurs, le pr&eacute;sident de la CENI voue beaucoup de respect &agrave; la loi de passation des march&eacute;s publics, par exemple, et non &agrave; la Constitution du pays, hi&eacute;rarchiquement sup&eacute;rieure. Pourtant, la CENI 1 &ndash; c&rsquo;est ce qui ressort de son rapport &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, avait consid&eacute;r&eacute; le respect de la Constitution comme non n&eacute;gociable. Ce qui avait permis la tenue des scrutins &ndash; bien que controvers&eacute;s &ndash; dans le d&eacute;lai requis pour &eacute;viter que le pays ne tombe dans la crise de l&eacute;gitimit&eacute;. Le calendrier &eacute;lectoral a &eacute;t&eacute; m&ecirc;me &eacute;labor&eacute; en prenant la date du 06 d&eacute;cembre 2011 comme fatidique, butoir. Si entre-temps le dialogue politique tel que voulu par le pr&eacute;sident Joseph Kabila ne tient pas ses promesses, il y a donc risque que la RDC bascule dans la crise de l&eacute;gitimit&eacute; si l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, particuli&egrave;rement, n&rsquo;a pas lieu le 27 novembre 2016.<\/p>\n<p>Bref, &agrave; ce stade, rien n&rsquo;indique que le Gouvernement, par la CENI interpos&eacute;e, tient &agrave; ce que les &eacute;lections aient lieu dans le d&eacute;lai constitutionnel. Par exemple, le plan de financement des &eacute;lections valid&eacute; par les deux institutions ne porte que sur 300 millions USD pour l&rsquo;exercice budg&eacute;taire 2016, soit un d&eacute;ficit de 188 millions USD par rapport aux 588 pr&eacute;vus au budget. Avec le co&ucirc;t de l&rsquo;op&eacute;ration d&rsquo;enr&ocirc;lement des &eacute;lecteurs estim&eacute; &agrave; 202 millions USD, le solde de 98 millions USD, soit le douzi&egrave;me du co&ucirc;t total du processus &eacute;lectoral &eacute;valu&eacute; &agrave; 1,145 milliard USD, est insignifiant par rapport aux 7 scrutins pr&eacute;vus au calendrier &eacute;lectoral global que le Gouvernement voudrait voir se tenir, &agrave; tout prix, dans l&rsquo;ordre chronologique arr&ecirc;t&eacute;. A moins que l&rsquo;Ex&eacute;cutif, qui n&rsquo;entend pas non plus tendre la main &agrave; la communaut&eacute; internationale parce que consid&eacute;rant les &eacute;lections comme une question de souverainet&eacute;, se ravise, les &eacute;lections ne se tiendront pas en 2016. Avec ce que cela pourrait produire comme clashes.<\/p>\n<p>L&rsquo;interpr&eacute;tation de l&rsquo;article 70 de la Constitution donn&eacute;e au Colloque international sur les 10 ans de la Constitution qui vient de se tenir &agrave; Kinshasa tranche avec celle de la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle. Pour celle-ci, en effet, tant qu&rsquo;un nouveau pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ne sera pas &eacute;lu, celui en fonction reste en place. Qualifiant cette interpr&eacute;tation d&rsquo;erron&eacute;e, le Prof Andr&eacute; Mbata attire l&rsquo;attention sur le fait que l&rsquo;on parle de l&rsquo;installation du nouveau pr&eacute;sident &eacute;lu et non de son &eacute;lection. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas &eacute;lection pr&eacute;sidentielle en 2016, la RDC tomberait dans le cas de Ha&iuml;ti o&ugrave; le pr&eacute;sident Marteli a abandonn&eacute; le pouvoir d&egrave;s lors que son mandat est arriv&eacute; &agrave; terme, laissant les soins &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale de choisir un int&eacute;rimaire afin d&rsquo;organiser dans un bref d&eacute;lai le second tour de la pr&eacute;sidentielle. C&rsquo;est une p&eacute;riode de turbulences que court ainsi le pays, l&rsquo;ind&eacute;pendance de la Cour Constitutionnelle &eacute;tant mise en doute.<\/p>\n<p><em>Moise Musangana est un associ&eacute; au Groupe d&rsquo;&eacute;tude sur le Congo et un ancien r&eacute;dacteur en chef de journal Le Potentiel.<\/em><\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec le lancement ce 10 f&eacute;vrier d&rsquo;un appel d&rsquo;offres international pour l&rsquo;acquisition des kits d&rsquo;enr&ocirc;lement et leurs sources d&rsquo;&eacute;nergie, la Commission &eacute;lectorale nationale ind&eacute;pendante a amorc&eacute; un pas d&eacute;cisif pour&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5631,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[94],"tags":[],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5633"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5633"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5633\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5631"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5633"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5633"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}