{"id":6346,"date":"2017-05-04T09:59:19","date_gmt":"2017-05-04T09:59:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=6346"},"modified":"2017-05-04T09:59:19","modified_gmt":"2017-05-04T09:59:19","slug":"arrangement-particulier-les-dessous-dune-fuite-en-avant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2017\/05\/04\/arrangement-particulier-les-dessous-dune-fuite-en-avant\/","title":{"rendered":"Arrangement particulier : les dessous d\u2019une fuite en avant"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pour peu qu&rsquo;on jette un regard devant et qu&rsquo;on s&rsquo;interroge sur l&rsquo;avenir de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo, le brouillard le plus &eacute;pais est l&rsquo;horizon le plus imm&eacute;diat. Tout se passe en effet comme si aucune solution n&rsquo;est envisageable, sauf si elle r&eacute;side dans la multiplication des trag&eacute;dies humaines jetant les tribus les unes contre les autres pour confirmer la th&eacute;orie du chaos et de l&rsquo;ingouvernabilit&eacute; face &agrave; la demande incessante de l&rsquo;alternance.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Comme aux heures les plus sombres de l&rsquo;apr&egrave;s-ind&eacute;pendance, l&rsquo;affaire Kamuina Nsapu s&rsquo;est mu&eacute;e en chasse aux sorci&egrave;res dans le territoire rural de Tshikapa et la ville du m&ecirc;me nom, chef-lieu de la province du Kasa&iuml;. Les populations d&rsquo;expression luba y sont l&rsquo;objet des pogroms qui ne sont pas sans rappeler ceux du d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 alors que le r&eacute;gime Mobutu &eacute;tait arriv&eacute; en fin de cycle et que de l&rsquo;int&eacute;rieur comme de l&rsquo;ext&eacute;rieur des voix s&rsquo;&eacute;levaient pour exiger sa chute, l&rsquo;organisation des &eacute;lections et l&rsquo;alternance d&eacute;mocratique. Dans le cas pr&eacute;sent, ce sont les populations Tshokwe, Pende et, accessoirement, Bindi, qui se sont arm&eacute;es de machettes pour chasser ceux qu&rsquo;elles consid&egrave;rent &nbsp;d&eacute;sormais comme des non-originaires. <\/strong><\/p>\n<p><strong>L&rsquo;histoire se r&eacute;p&eacute;terait au nom de la lutte pour la conqu&ecirc;te et la conservation du pouvoir. Comme apr&egrave;s l&rsquo;ind&eacute;pendance, l&rsquo;objectif est de provoquer une r&eacute;action en cha&icirc;ne de la part des populations brim&eacute;es pour g&eacute;n&eacute;raliser le conflit et asseoir la th&egrave;se de l&rsquo;instabilit&eacute; qui justifierait la conservation du pouvoir en retardant ind&eacute;finiment les &eacute;lections. Comme apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;puration de 1992 au Shaba sous Mobutu, un premier ministre d&rsquo;origine luba est th&eacute;oriquement au pouvoir pour mieux le mettre en conflit avec sa&nbsp; base sociologique.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le paradoxe voudrait que les Tshokwe qui revendiquent le territoire et la ville de Tshikapa sont &eacute;galement visibles dans le Katanga du fait de leur appartenance au groupe Karund tandis que dans le Bandundu les Pende ont comme base la ville de Gungu, bastion historique du Palu d&rsquo;Antoine Gizenga Fundji, dont on peut douter qu&rsquo;il soit partie prenante &agrave; la chasse aux sorci&egrave;res qui a commenc&eacute;. Les uns et les autres ont oubli&eacute; l&rsquo;histoire d&rsquo;une province dont le nom a toujours &eacute;t&eacute; &laquo;&nbsp;Unit&eacute; kasa&iuml;enne&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;elle &eacute;tait cens&eacute;e r&eacute;unir les populations kasa&iuml;ennes d&rsquo;origines diverses, et o&ugrave;, en raison d&rsquo;autres vagues d&rsquo;&eacute;puration qui les ont frapp&eacute;es peu apr&egrave;s l&rsquo;ind&eacute;pendance, les populations d&rsquo;expression luba sont les plus nombreuses. A Mweka ou Ilebo, &agrave; Luebo comme &agrave; Tshikapa.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le cas Bindi&nbsp; est le plus curieux parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la diaspora d&rsquo;un peuple travailleur attir&eacute;e par les flonflons d&rsquo;une ville mini&egrave;re, aujourd&rsquo;hui pouss&eacute;e &agrave; revendiquer le droit du sol loin, tr&egrave;s loin de ses terres d&rsquo;origine &agrave; Luiza, Kazumba et Dibaya, dans la province voisine du Kasa&Iuml; central. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Mais l&rsquo;ironie dans cette affaire est que Tshokwe, Pende et Bindi qui se d&eacute;clarent originaires de Tshikapa ont pour principal r&eacute;flexe de survie, &agrave; Kinshasa ou dans d&rsquo;autres provinces de r&eacute;sidence, de se r&eacute;clamer du grand ensemble luba dont ils pratiquent, pour le besoin de la cause, la langue apr&egrave;s avoir enfarin&eacute; les leaders luba dans le mythe du Grand Kasa&iuml;, dont on se sert tour &agrave; tour comme base ou comme repoussoir afin de tirer de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre position un maximum d&rsquo;avantages.<\/strong><\/p>\n<p><strong><br>\nLa facture est &eacute;videmment lourde en termes de d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels et humains. Symboliques sont les cas des docteurs Mwamba Tshibitshabu et Van Mbuyi cruellement tu&eacute;s au nom de leur appartenance ethnique. <\/strong><\/p>\n<p><strong>La semaine derni&egrave;re, les autorit&eacute;s angolaises avaient pour leur part enregistr&eacute; plus de 11.000 r&eacute;fugi&eacute;s rien que dans la province de Lunda Norte frontali&egrave;re de celle du Kasa&iuml; en RDC, avec une forte concentration dans la ville de Dundo. A la seule diff&eacute;rence qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les nouvelles technologies de l&rsquo;information et de la communication permettent que ces pogroms ne restent pas &eacute;ternellement anonymes, en mettant les noms et les voix sur des visages, tout en fixant &agrave; chacun rendez-vous devant la Cour P&eacute;nale Internationale.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En attendant, les id&eacute;ologues de l&rsquo;&eacute;puration pavoisent en se disputant le pouvoir sur les cadavres et les d&eacute;plac&eacute;s sem&eacute;s par ces drames oubli&eacute;s. Le cas de la signature le 27 avril au Palais du Peuple de l&rsquo;arrangement particulier sur les modalit&eacute;s de mise en &oelig;uvre de l&rsquo;accord de la Saint-Sylvestre. Une c&eacute;r&eacute;monie qui n&rsquo;a pas connu la pr&eacute;sence des grands t&eacute;moins que sont l&rsquo;ONU, dont le repr&eacute;sentant du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral et chef de la Monusco, Maman Sidikou, a brill&eacute; par son absence.&nbsp; Absents aussi les repr&eacute;sentants des principaux partenaires de la RDC que sont les Etats-Unis, le Canada, la Grande Bretagne, la France et la Belgique. Mais la plus grande absente a incontestablement &eacute;t&eacute; la Conf&eacute;rence Episcopale Nationale du Congo, CENCO, m&eacute;diatrice de l&rsquo;Accord du 31 d&eacute;cembre 2016 et de son annexe l&rsquo;Arrangement particulier. Le comportement d&rsquo;autres acteurs n&rsquo;a fait que souligner la caract&egrave;re path&eacute;tique de la c&eacute;r&eacute;monie de signature de ce document avec le refus du Rassemblement dirig&eacute; par F&eacute;lix Tshilombo, l&rsquo;absence de Valentin Mubake pourtant annonc&eacute; mais qui a exprim&eacute; des r&eacute;serves expresses sur le contenu, ainsi que le yo-yo du Front pour le respect de la Constitution qui a vu le d&eacute;put&eacute; MLC Fid&egrave;le Babala signer en d&eacute;pit des r&eacute;ticences exprim&eacute;es par sa secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale Eve Baza&iuml;ba.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Globalement, Joseph Kabila qui voulait donner l&rsquo;impression de ma&icirc;triser le processus est rentr&eacute; &agrave; la case-d&eacute;part avec le m&ecirc;me d&eacute;ficit d&rsquo;inclusivit&eacute;, se contentant de la seule opposition signataire de l&rsquo;Accord du 18 octobre 2016, et ne parvenant &agrave; arracher, du Rassemblement, que la signature des seuls Olenghankoy Mukundji et Lisanga Bonganga sur les 15 n&eacute;gociateurs de cette plateforme.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Question&nbsp;: si la crise n&rsquo;avait aucune chance d&rsquo;&ecirc;tre&nbsp; r&eacute;sorb&eacute;e, pourquoi Joseph Kabila a-t-il pris le risque de s&rsquo;isoler &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur comme &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur,&nbsp;sans aucune garantie que, gr&acirc;ce &agrave; son tour de passe-passe, &nbsp;les &eacute;lections auront bel et bien lieu en d&eacute;cembre prochain&nbsp;? <\/strong><\/p>\n<p><strong>La plupart des analystes ont not&eacute; que l&rsquo;initiative du leader congolais ne pouvait que r&eacute;colter des commentaires ironiques. D&rsquo;abord parce que les pr&eacute;sidents des deux chambres parlementaires n&rsquo;avaient pas qualit&eacute; pour jouer un r&ocirc;le que la constitution ne leur reconna&icirc;t pas et qui ne pouvait leur attribu&eacute; selon sa convenance par Joseph Kabila lui-m&ecirc;me.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pr&eacute;sident du s&eacute;nat, L&eacute;on Kengo avait subtilement pris des distances en indiquant que c&rsquo;&eacute;tait &agrave; la demande du chef de l&rsquo;Etat, mais le juriste chevronn&eacute; qu&rsquo;il est n&rsquo;a pas eu le courage de s&rsquo;opposer &agrave; un ordre ill&eacute;gal comme le recommande l&rsquo;article 64 de la constitution, privil&eacute;giant le doux confort de sa fonction. En revanche, Christophe Lutundula, au nom du Rassemblement, ne s&rsquo;est pas interdit de d&eacute;molir la posture du chef de l&rsquo;Etat&nbsp;:<\/strong> &laquo;<em>En vertu de quelles pr&eacute;rogatives constitutionnelles, le Parlement &ndash; par l&rsquo;entremise des pr&eacute;sidents des deux chambres &ndash; se m&ecirc;le-t-il d&rsquo;un processus de n&eacute;gociations politiques extra-institutionnelles et entre priv&eacute;s?<\/em>&raquo;. <strong>&nbsp;Et d&rsquo;insister<\/strong>&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;M&ecirc;me si on peut consid&eacute;rer que c&rsquo;est le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui le leur a demand&eacute;, &nbsp;cela n&rsquo;est pas possible. Parce que les pr&eacute;rogatives des institutions sont en fait des comp&eacute;tences d&rsquo;attribution. Le pr&eacute;sident n&rsquo;est pas le constituant qui attribue des comp&eacute;tentes aux institutions de la r&eacute;publique&raquo;<\/em>, <strong>a-t-il argument&eacute;<\/strong> <strong>avant de rappeler qu&rsquo;aux discussions de la CENCO, le consensus avait &eacute;t&eacute; adopt&eacute; comme mode de prise de d&eacute;cision.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tr&egrave;s attendu pour apporter sa caution &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie, Valentin Mubake, ancien conseiller d&rsquo;Etienne Tshisekedi, a tout aussi d&eacute;mon&eacute;tis&eacute; l&rsquo;initiative de Joseph Kabila&nbsp;<\/strong>:&laquo;<em>Si je dois signer, je dois signer un document dont je connais le contenu.<\/em>&raquo;. Pour lui, &laquo;<em>L&rsquo;invitation devrait consister uniquement en la finalisation de l&rsquo;arrangement particulier pour lequel, je rappelle, il y a trois points de divergence, &agrave; savoir: la pr&eacute;sentation et la nomination du Premier ministre, la pr&eacute;sidence du Conseil national de suivi de l&rsquo;accord et le chronogramme qui va baliser le chemin des &eacute;lections pr&eacute;vues pour cette ann&eacute;e<\/em>&raquo;.<\/p>\n<p><strong>De son c&ocirc;t&eacute;, Henri Thomas Lokondo, d&eacute;put&eacute; de la majorit&eacute;,&nbsp; a d&eacute;plor&eacute; l&rsquo;absence du caract&egrave;re inclusif consacr&eacute; par l&rsquo;accord du 31 d&eacute;cembre&nbsp;<\/strong>: &laquo;<em>Cet arrangement particulier avait &eacute;t&eacute; n&eacute;goci&eacute; par 32 personnes; aujourd&rsquo;hui, on voit seulement 17 personnes qui l&rsquo;ont sign&eacute;. Cela veut dire que l&rsquo;inclusivit&eacute; n&rsquo;est pas encore l&agrave;. Le pr&eacute;sident Joseph Kabila doit maintenir le dialogue avec ceux de Limet&eacute;, qui ont encore d&rsquo;autres choses &agrave; lui dire<\/em>&raquo;. <strong>Il a &eacute;t&eacute; rejoint par le s&eacute;nateur <\/strong><strong>Florentin Mokonda Bonza&nbsp;<\/strong>: <em>&laquo;Le m&ecirc;me probl&egrave;me d&rsquo;inclusivit&eacute; qui s&rsquo;&eacute;tait pos&eacute; en octobre 2016 est l&agrave;. A mon humble conscience, &agrave; partir du moment o&ugrave; il n&rsquo;y a pas inclusivit&eacute; et que la CENCO est tenue &agrave; l&rsquo;&eacute;cart, je me suis dit que je ne peux pas signer cet arrangement particulier&raquo;.<\/em><\/p>\n<p><strong>Enfin, Georges Kapiamba du collectif des 33 ONG a indiqu&eacute; que le texte discut&eacute; &agrave; la CENCO a &eacute;t&eacute; falsifi&eacute; avec des modifications importantes tant sur la forme que sur le fond. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Alors question&nbsp;: pourquoi, alors qu&rsquo;il pouvait anticiper toutes ces r&eacute;actions, Joseph Kabila a-t-il d&eacute;cid&eacute; de prendre le risque d&rsquo;un nouveau proc&egrave;s en d&eacute;ficit d&rsquo;inclusivit&eacute;&nbsp;? La r&eacute;ponse n&rsquo;est pas &eacute;vidente. Si gagner encore et toujours du temps reste, dans toutes les hypoth&egrave;ses, le principal enjeu, plusieurs commentateurs n&rsquo;excluaient pas que le pari &eacute;tait aussi, comme en octobre de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re lors du sommet de la CIRGL &agrave; Luanda, de pr&eacute;cipiter &agrave; tout prix la signature de l&rsquo;accord n&eacute;goci&eacute; par Edem Kodjo pour d&eacute;courager toute autre initiative au plan r&eacute;gional ou international. Au moment o&ugrave; les discussions se poursuivent &agrave; l&rsquo;Union Africaine comme &agrave; l&rsquo;ONU, &agrave; l&rsquo;Union Europ&eacute;enne comme au Congr&egrave;s am&eacute;ricain sur la suite &agrave; donner au dossier congolais, il va sans dire que les m&ecirc;mes causes produiront toujours les m&ecirc;mes effets. Quitte &agrave; ce que, apr&egrave;s la trag&eacute;die Kamuina Nsapu, la CENI s&rsquo;empresse, comme parade, &nbsp;de d&eacute;cr&eacute;ter l&rsquo;impossibilit&eacute; de tenir les d&eacute;lais dans certaines provinces. La boucle sera alors boucl&eacute;e.<\/strong><\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour peu qu&rsquo;on jette un regard devant et qu&rsquo;on s&rsquo;interroge sur l&rsquo;avenir de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo, le brouillard le plus &eacute;pais est l&rsquo;horizon le plus imm&eacute;diat. Tout se&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6344,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[40,94],"tags":[],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6346"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6346"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6346\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6344"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6346"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6346"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6346"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}