{"id":6735,"date":"2018-10-05T15:07:02","date_gmt":"2018-10-05T15:07:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/kinshasa-monusco-vers-le-point-de-non-retour-2\/"},"modified":"2021-01-25T08:34:08","modified_gmt":"2021-01-25T08:34:08","slug":"kinshasa-monusco-vers-le-point-de-non-retour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2018\/10\/05\/kinshasa-monusco-vers-le-point-de-non-retour\/","title":{"rendered":"Kinshasa \/ Monusco\u00a0: vers le point de non-retour\u00a0?"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\"><em>Les membres du conseil de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;ONU sont en visite &agrave; Kinshasa du 5 au 7 octobre avec pour objectif d&rsquo;&eacute;voquer sans froisser la question des &eacute;lections et l&rsquo;&eacute;pineux probl&egrave;me de la machine &agrave; voter. A dix&nbsp;semaines des &eacute;lections, la Monusco a de plus en plus de mal &agrave; exister face aux critiques incessantes et aux restrictions impos&eacute;es par le gouvernement.<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide is-core-separator-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">\n\n\n\n<div style=\"height:43px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n  <div id=\"anchor-nav-position-block_5ee913c765b22\" class=\"c-block-anchor-nav-position o-wrapper__inner\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px;\">\n    <div class=\"js-anchor-nav-position\"><\/div>\n\n    <div class=\"c-anchor-nav__mobile\">\n      <nav class=\"c-anchor-nav \"><span class=\"c-anchor-nav__heading\">Jump to a Section:<\/span><ul class=\"c-anchor-nav__links o-list-bare\"><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#r%C3%A9p%C3%A9t%C3%A9es\" class=\"c-anchor-nav__link \">Des demandes de retrait r&eacute;p&eacute;t&eacute;es<\/a><\/li><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#%C3%A9lections\" class=\"c-anchor-nav__link \">Les craintes d&rsquo;un nouveau report des &eacute;lections<\/a><\/li><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#onusien\" class=\"c-anchor-nav__link \">Entraves aux d&eacute;ploiements de mat&eacute;riel onusien<\/a><\/li><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#ton\" class=\"c-anchor-nav__link \">Un assouplissement de ton<\/a><\/li><\/ul><\/nav>    <\/div>\n  <\/div>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Lorsque la Commission nationale &eacute;lectorale ind&eacute;pendante publie son calendrier &eacute;lectoral le 5 novembre 2017, l&rsquo;assistance logistique du gouvernement et des partenaires figure en bonne place parmi les quinze contraintes l&eacute;gales et financi&egrave;res qu&rsquo;il faudra remplir pour tenir les &eacute;lections le 23 d&eacute;cembre 2018. A l&rsquo;&eacute;poque, la Ceni ne cache pas que c&rsquo;est &agrave; la Monusco que cette demande de soutien a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e pour transporter les bulletins de vote dans les r&eacute;gions les plus recul&eacute;s du pays. M&ecirc;me si le pr&eacute;sident de la Ceni, Corneille Nangaa, promeut d&eacute;j&agrave; la &laquo;&nbsp;machine &agrave; voter&nbsp;&raquo; au grand dam de l&rsquo;opposition et de la soci&eacute;t&eacute; civile, le calendrier &eacute;lectoral, lui, ne parle que de bulletins. C&rsquo;est donc sur cette base que la Monusco demande &agrave; New York un appui suppl&eacute;mentaire, alors que les Etats-Unis, principal bailleur de l&rsquo;ONU, exige du d&eacute;partement des op&eacute;rations de maintien de la paix de l&rsquo;ONU qu&rsquo;il r&eacute;duise son budget et celui de sa Mission au Congo.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Quelques semaines plus tard, pour sa premi&egrave;re conf&eacute;rence de presse &agrave; Kinshasa depuis 6 ans, Joseph Kabila s&rsquo;en prend violemment &agrave; la mission onusienne, accus&eacute;e de chercher &agrave; co-g&eacute;rer le pays, &laquo;&nbsp;une mission qui a pour ambition de rester&nbsp;&raquo;. Le chef de l&rsquo;Etat congolais admet qu&rsquo;il avait d&eacute;j&agrave; promis de financer seul les &eacute;lections de 2011, accuse la Monusco de ne pas avoir l&rsquo;avoir assist&eacute; quand malgr&eacute; toutes les irr&eacute;gularit&eacute;s, la Monusco est rest&eacute;e l&rsquo;un des principaux soutiens logistiques de la commission &eacute;lectorale. A deux mois du renouvellement du mandat de la mission et moins d&rsquo;un an des &eacute;lections pr&eacute;vues pour le 23 d&eacute;cembre 2018, le pr&eacute;sident congolais dit vouloir &laquo;&nbsp;clarifier&nbsp;les relations&nbsp;&raquo;, son gouvernement entend n&eacute;gocier un retrait substantiel, pour ne conserver que la brigade d&rsquo;intervention rapide (FIB) compos&eacute;e de troupes tazaniennes, sud-africaines et malawites.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"r&eacute;p&eacute;t&eacute;es\">Des demandes de retrait r&eacute;p&eacute;t&eacute;es<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Le gouvernement congolais demande depuis 2010 &agrave; l&rsquo;ONU de pr&eacute;parer un plan de retrait pour sa mission de l&rsquo;ONU au Congo. Mais &laquo;&nbsp;ces plans de retrait ont &eacute;t&eacute; rejet&eacute;s&nbsp;&raquo;, se plaint Joseph Kabila au cours de sa conf&eacute;rence de presse. A la veille du deuxi&egrave;me cycle &eacute;lectoral qu&rsquo;a&nbsp;connu le pays, un processus entach&eacute; de tr&egrave;s nombreuses irr&eacute;gularit&eacute;s et jug&eacute; non-cr&eacute;dible selon l&rsquo;Union europ&eacute;enne, le r&eacute;gime &agrave; Kinshasa d&eacute;non&ccedil;ait d&eacute;j&agrave; l&rsquo;ing&eacute;rence de la Monuc, l&rsquo;anc&ecirc;tre de la Monusco. Le r&eacute;gime congolais ne retrouve des vertus &agrave; la Monusco que lors de la guerre contre les rebelles du M23. Apr&egrave;s la d&eacute;b&acirc;cle commune de Goma en novembre 2012, Fardc et Casques bleus sont trop heureux d&rsquo;en d&eacute;coudre ensemble avec l&rsquo;ennemi commun.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Ce r&eacute;pit sera de courte dur&eacute;e. Quand l&rsquo;ONU r&eacute;clame et planifie des op&eacute;rations conjointes contre les rebelles hutus rwandais des FDLR, Kinshasa nomme deux g&eacute;n&eacute;raux &laquo;&nbsp;rouges&nbsp;&raquo; &agrave; la t&ecirc;te de ces d&eacute;licates op&eacute;rations. L&rsquo;ONU donne comme ultimatum jusqu&rsquo;au 13 f&eacute;vrier 2014 et le gouvernement congolais suspend toute coop&eacute;ration. Le bureau conjoint des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU qui accuse tous les mois les agents de l&rsquo;Etat d&rsquo;&ecirc;tre responsables de la majorit&eacute; des violations des droits de l&rsquo;homme dans le pays, ne peut plus visiter les cachots et d&eacute;nonce r&eacute;guli&egrave;rement des entraves. Les repr&eacute;sentants du Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral en RDC se plaignent les uns apr&egrave;s les autres d&rsquo;avoir des difficult&eacute;s &agrave; rencontrer le chef de l&rsquo;Etat congolais et ses plus proches collaborateurs.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">En 2015, la Monusco est somm&eacute;e par les membres du Conseil de s&eacute;curit&eacute; d&rsquo;am&eacute;liorer ses performances sous peine de coupes budg&eacute;taires et pouss&eacute; &agrave; reprendre les op&eacute;rations conjointes avec l&rsquo;arm&eacute;e congolaise, au lieu des actions unilat&eacute;rales qui provoquent l&rsquo;ire du gouvernement congolais. La mission signe le 28 janvier 2016 un &laquo;&nbsp;<a href=\"http:\/\/webdoc.rfi.fr\/rdc-kasai-violences-crimes-kamuina-nsapu\/chap-03\/pdf\/arrangement-technique.pdf\">arrangement technique confidentiel&nbsp;<\/a>&raquo; dont l&rsquo;objectif affich&eacute; est de reprendre les op&eacute;rations conjointes contre des groupes arm&eacute;s et, &agrave; terme, de permettre un &laquo;&nbsp;d&eacute;sengagement progressif&nbsp;&raquo; de l&rsquo;ONU au Congo. L&rsquo;ONU accepte de signer un document qui stipule que &laquo;&nbsp;les mesures de confidentialit&eacute;s&nbsp;&raquo; ne doivent plus &ecirc;tre &laquo;&nbsp;un frein aux op&eacute;rations appuy&eacute;es par la Monusco&nbsp;&raquo;. Ce texte pr&eacute;voit &eacute;galement que &laquo;&nbsp;lorsqu&rsquo;une all&eacute;gation p&egrave;se contre un militaire FARDC&nbsp;&raquo;, la mission onusienne n&rsquo;est autoris&eacute;e &agrave; en faire &eacute;tat que &laquo;&nbsp;sous pli confidentiel&nbsp;&raquo;, m&ecirc;me si le bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l&rsquo;homme d&eacute;nonce publiquement tous les mois le nombre de violations commises par les forces de s&eacute;curit&eacute;. Au titre de cet &laquo;&nbsp;arrangement technique&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est l&rsquo;arm&eacute;e congolaise qui d&eacute;cide de la forme que doit prendre le soutien de l&rsquo;ONU et doit &ecirc;tre mis &laquo;&nbsp;en exergue&nbsp;&raquo; dans toutes les communications relatives aux op&eacute;rations militaires. Mais parce que Kinshasa a multipli&eacute; les nominations d&rsquo; &laquo;&nbsp;officiers rouges&nbsp;&raquo; &agrave; des postes-clefs, les op&eacute;rations conjointes restent assez rares.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"&eacute;lections\">Les craintes d&rsquo;un nouveau report des &eacute;lections<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Malgr&eacute; les efforts continus pour am&eacute;liorer les relations&ndash;&ndash;y compris en minimisant les entraves fournies aux op&eacute;rations de la mission&ndash;&ndash;les relations restent tendues pendant le processus &eacute;lectoral. Le 24 mars 2018, &agrave; une semaine du renouvellement du mandat de la Monusco, le gouvernement congolais a promis de financer seul les &eacute;lections, autrement dit d&rsquo;assurer seul le soutien logistique aux op&eacute;rations &eacute;lectorales alors que la Commission &eacute;lectorale comptait sur celui de la mission onusienne. La Ceni, elle, refuse de collaborer avec le groupe international d&rsquo;experts &eacute;lectoraux qui entend maintenir le mot &laquo;&nbsp;ind&eacute;pendance&nbsp;&raquo; dans ses termes de r&eacute;f&eacute;rence. C&rsquo;&eacute;tait pourtant l&rsquo;une des d&eacute;cisions prises et accept&eacute;es par le gouvernement congolais, sa commission &eacute;lectorale et les partenaires du Congo, en marge de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies de 2017.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Le 31 mars, les membres du Conseil de s&eacute;curit&eacute; sont parvenus &agrave; s&rsquo;entendre sur le fait de donner &agrave; la Monusco comme priorit&eacute; l&rsquo;appui au processus &eacute;lectoral, en lui octroyant en ces p&eacute;riodes de restrictions budg&eacute;taires une rallonge de 80 millions pour financer 24 a&eacute;ronefs, essentiellement des h&eacute;licopt&egrave;res cens&eacute;s permettre de transporter 40% des bulletins ou 50% des machines, selon des sources diplomatiques. L&rsquo;ONU a &eacute;galement affect&eacute; pr&egrave;s de 300 experts, informaticiens, logisticiens, juristes, &agrave; la Ceni. C&rsquo;est notamment la Division &eacute;lectorale qui d&eacute;pend de la Repr&eacute;sentante sp&eacute;ciale adjointe, &eacute;galement coordinatrice humanitaire et repr&eacute;sentante du PNUD, la Canadienne Kim Bolduc, et qui collabore &eacute;troitement avec la Ceni. L&rsquo;Onu a d&eacute;cid&eacute; de recr&eacute;er cette Division qui avait &eacute;t&eacute; dissoute, quatre ans plus t&ocirc;t en 2014. Or les experts mis &agrave; disposition de la Ceni ne s&rsquo;occupent que des questions techniques. Ce sont leurs coll&egrave;gues de la Division des affaires politiques qui sont cens&eacute;s produire de l&rsquo;analyse politique, mais eux peinent &agrave; obtenir des informations de la Ceni.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Le 26 juillet, la Repr&eacute;sentante sp&eacute;ciale du Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral en RDC informe le conseil de s&eacute;curit&eacute; que <em>&laquo;&nbsp;<\/em><em>le premier avion affr&eacute;t&eacute; par la Monusco devant soutenir le processus &eacute;lectoral s&rsquo;est vu refuser mercredi l&rsquo;acc&egrave;s au sol congolais&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&rsquo;une gestion responsable des ressources des Nations Unies, nous aurons tr&egrave;s bient&ocirc;t besoin de clarifications de la part du Conseil sur les suites &agrave; donner&nbsp;&raquo;, demande Leila Zerrougui.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">En ao&ucirc;t, l&rsquo;Afrique du sud propose &agrave; son tour &agrave; la RDC de soutenir le processus &eacute;lectoral en mettant en disposition des h&eacute;licopt&egrave;res. Cette proposition &laquo;&nbsp;africaine&nbsp;&raquo; port&eacute;e par la Sadc, la Communaut&eacute; de d&eacute;veloppement des Etats d&rsquo;Afrique australe auquel la RDC appartient, est refus&eacute;e par le pr&eacute;sident Joseph Kabila. Le chef de l&rsquo;Etat congolais qui vient de nommer un dauphin promet toujours de tenir les &eacute;lections &agrave; la date pr&eacute;vue par le calendrier.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">De plus en plus, acteurs politiques et diplomates craignent un nouveau report des &eacute;lections. L&rsquo;arriv&eacute;e des quelques 100 000 machines &agrave; voter command&eacute;es par la Ceni a deux mois de retard par rapport aux premiers d&eacute;lais annonc&eacute;s. Sans le soutien de la Monusco et des pays de la r&eacute;gion, l&rsquo;ONU et l&rsquo;Union africaine craignent un nouveau report. En 2011, il avait fallu l&rsquo;un et l&rsquo;autre pour &eacute;viter un report des scrutins.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"onusien\">Entraves aux d&eacute;ploiements de mat&eacute;riel onusien<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">A la veille de la derni&egrave;re Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies, le gouvernement congolais a saisi les &eacute;quipements de nouveaux bataillons de la Monusco, notamment le bataillon indon&eacute;sien dit de &laquo;&nbsp;d&eacute;ploiement rapide&nbsp;&raquo; et menac&eacute; de bloquer d&rsquo;autres importations. Kinshasa justifie cette mesure par un d&eacute;faut de notification et de concertation. Les services de s&eacute;curit&eacute; congolais disent se m&eacute;fier de certains contingents de casques bleus qui perdent ou m&ecirc;me qui remettraient leurs armes aux groupes arm&eacute;s. Il s&rsquo;inqui&egrave;te de l&rsquo;importation d&rsquo;armes et de munitions pour les casques bleus &laquo;&nbsp;en quantit&eacute;s surestim&eacute;es&nbsp;&raquo; alors que la patronne de la Monusco avertissait en juillet dernier le Conseil de s&eacute;curit&eacute; qu&rsquo;en raison des coupes budg&eacute;taires et des besoins grandissants, les casques bleus ne pourraient pas intervenir partout, notamment &laquo;&nbsp;dans les zones dens&eacute;ment peupl&eacute;es comme les localit&eacute;s recul&eacute;es&nbsp;&raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">C&rsquo;est une pression suppl&eacute;mentaire pour la Monusco. Sa patronne Leila Zerrougui rappelle &eacute;galement au Conseil la multiplication des attaques contre le personnel onusien en RDC. Des experts de l&rsquo;ONU ont &eacute;t&eacute; tu&eacute;s en mars 2017, les casques bleus sont r&eacute;guli&egrave;rement vis&eacute;s comme &agrave; Semuliki dans le territoire de Beni ou &agrave; Nyunzu dans la province du Tanganyika. Dans certains cas, ce sont des groupes arm&eacute;s qui sont accus&eacute;s, dans d&rsquo;autres, des forces de s&eacute;curit&eacute; qui sont soup&ccedil;onn&eacute;es. L&rsquo;arriv&eacute;e de contingents sans armes, sans minutions et la menace de voir son circuit logistique entraver par le gouvernement ne fait que fragiliser encore plus la mission.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">A la tribune des Nations Unies &agrave; New York, Joseph Kabila s&rsquo;en prend &agrave; la Monusco comme il le fait &agrave; Kinshasa. Il parle de r&eacute;sultats op&eacute;rationnels mitig&eacute;s, &laquo;&nbsp;r&eacute;it&egrave;re son exigence du d&eacute;but du retrait effectif et substantielle du retrait de cette force multilat&eacute;rale&nbsp;&raquo; et d&eacute;nonce &laquo;&nbsp;l&rsquo;ing&eacute;rence caract&eacute;ris&eacute;e de certains Etats&nbsp;&raquo; dans le processus &eacute;lectoral ce qui l&rsquo;aurait conduit &agrave; prendre cette d&eacute;cision. Le lendemain, le 26 septembre, le pr&eacute;sident Joseph Kabila accepte pour la premi&egrave;re fois depuis le d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e de voir en t&ecirc;te-&agrave;-t&ecirc;te le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ONU. A l&rsquo;issue du huis clos la pr&eacute;sidence congolaise communique imm&eacute;diatement. Joseph Kabila a r&eacute;it&eacute;r&eacute; sa demande de voir un plan de retrait d&eacute;finitif de la Monusco d&rsquo;ici au prochain renouvellement de son mandat. Le chef de l&rsquo;Etat congolais aurait toutefois laiss&eacute; la porte ouverte &agrave; autoriser l&rsquo;ONU &agrave; apporter un soutien technique au processus &eacute;lectoral. Le m&ecirc;me message a &eacute;t&eacute; pass&eacute; au gouvernement sud-africain.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"ton\">Un assouplissement de ton<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Selon son porte-parole, le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ONU a f&eacute;licit&eacute; la RDC pour les progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;es dans l&rsquo;organisation des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles, l&eacute;gislatives et provinciales, pr&eacute;vues pour le 23 d&eacute;cembre 2018. Mais le communiqu&eacute; du bureau d&rsquo;Antonio Guterres ne souligne plus l&rsquo;importance d&rsquo;avoir des &eacute;lections cr&eacute;dibles, libres et transparentes. Alors que le gouvernement congolais multiplie les pressions sur la mission de l&rsquo;ONU en RDC, le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral se serait content&eacute; de r&eacute;affirmer &laquo;&nbsp;le plein soutien des Nations Unies &agrave; la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo dans la r&eacute;alisation&nbsp;&raquo; des &eacute;lections dans les d&eacute;lais pr&eacute;vus.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">C&rsquo;est dans ce contexte que les membres du Conseil de s&eacute;curit&eacute; arrivent &agrave; Kinshasa pour discuter de la possibilit&eacute; non seulement pour la Monusco d&rsquo;apporter un soutien logistique,&nbsp;mais aussi plaider pour plus de concertation entre la Ceni et l&rsquo;opposition sur des questions-clefs comme celle de la machine &agrave; voter. Mais les membres du Conseil de s&eacute;curit&eacute; sont divis&eacute;s. Les Etats-Unis plaident toujours pour une r&eacute;duction des moyens&nbsp;de la Monusco, malgr&eacute; les d&eacute;fis s&eacute;curitaires et de protection des civils qui pourraient se poser &agrave; l&rsquo;approche d&rsquo;&eacute;lections d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s contest&eacute;es. Mais Washington est vent debout contre la machine &agrave; voter.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Le Royaume-Uni&nbsp;n&rsquo;y est plus hostile, mais plaide comme son alli&eacute; traditionnel pour la venue de missions d&rsquo;observation &eacute;lectorale. L&rsquo;Union europ&eacute;enne et le Centre Carter ont toujours suivi les processus &eacute;lectoraux en RDC, mais pour l&rsquo;instant, ni l&rsquo;un, ni l&rsquo;autre n&rsquo;ont confirm&eacute; l&rsquo;envoi d&rsquo;une &eacute;quipe d&rsquo;experts pour suivre ce cycle &eacute;lectoral crucial qui pourrait stabiliser le pays ou au contraire le faire plonger dans un nouveau cycle de violences. Mais parmi les membres du Conseil de s&eacute;curit&eacute;, il y a aussi la Russie et la Chine qui soutiennent la position du gouvernement congolais de refuser toute ing&eacute;rence, soulignant que l&rsquo;important a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fait puisque Joseph Kabila ne se repr&eacute;sente pas.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les membres du conseil de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;ONU sont en visite &agrave; Kinshasa du 5 au 7 octobre avec pour objectif d&rsquo;&eacute;voquer sans froisser la question des &eacute;lections et l&rsquo;&eacute;pineux&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":8093,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[40,94],"tags":[],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6735"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6735"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6735\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8093"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6735"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6735"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6735"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}