{"id":7370,"date":"2019-11-06T16:35:16","date_gmt":"2019-11-06T16:35:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/?p=7370"},"modified":"2021-01-12T18:04:03","modified_gmt":"2021-01-12T18:04:03","slug":"quelle-opposition-face-a-felix-tshisekedi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/fr\/2019\/11\/06\/quelle-opposition-face-a-felix-tshisekedi\/","title":{"rendered":"Quelle opposition face \u00e0 F\u00e9lix Tshisekedi ?"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">En face d&rsquo;une coalition F&eacute;lix Tshisekedi &ndash; Joseph Kabila, l&rsquo;opposition peine de plus en plus &agrave; parler le m&ecirc;me langage. Comment se porte-t-elle ?<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide is-core-separator-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\">\n\n\n\n<div style=\"height:47px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n  <div id=\"anchor-nav-position-block_5ee7d4310ebfb\" class=\"c-block-anchor-nav-position o-wrapper__inner\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px;\">\n    <div class=\"js-anchor-nav-position\"><\/div>\n\n    <div class=\"c-anchor-nav__mobile\">\n      <nav class=\"c-anchor-nav \"><span class=\"c-anchor-nav__heading\">Jump to a section of the report:<\/span><ul class=\"c-anchor-nav__links o-list-bare\"><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#plurielle\" class=\"c-anchor-nav__link \">Une opposition de nouveau dispers&eacute;e et plurielle<\/a><\/li><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#leader\" class=\"c-anchor-nav__link \">Une opposition fragilis&eacute;e en qu&ecirc;te de leader<\/a><\/li><li class=\"c-anchor-nav__item\"><a href=\"#facilitateur\" class=\"c-anchor-nav__link \">Joseph Kabila dans le r&ocirc;le de facilitateur<\/a><\/li><\/ul><\/nav>    <\/div>\n  <\/div>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Malgr&eacute; le tumulte, le mariage tient encore. F&eacute;lix Tshisekedi et Joseph Kabila, &agrave; travers leurs plateformes politiques respectives, demeurent en alliance. Les deux hommes se sont d&rsquo;ailleurs revus le soir du samedi 2 novembre &agrave; la r&eacute;sidence pr&eacute;sidentielle de la N&rsquo;Sele, dans la banlieue de Kinshasa. Le pr&eacute;sident congolais et son pr&eacute;d&eacute;cesseur se sont efforc&eacute;s d&rsquo;&laquo; aplanir certains diff&eacute;rends &raquo; opposant leurs lieutenants, nous souffle un collaborateur du chef de l&rsquo;&Eacute;tat. Objectif : &eacute;viter l&rsquo;explosion de la coalition <a href=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/cach-comment-va-la-coalition-felix-tshisekedi-vital-kamerhe\/?lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>Cap pour le changement (Cach)<\/strong><\/a> &ndash; Front commun pour le Congo (FCC). Peu importe si <a href=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/felix-tshisekedi-a-t-il-les-moyens-de-sa-politique\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>c&rsquo;est le second qui garde l&rsquo;ascendant sur le premier<\/strong><\/a>, bien entendu.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Mais les choses paraissent moins nettes du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;opposition. Dix mois apr&egrave;s les r&eacute;sultats controvers&eacute;s de la pr&eacute;sidentielle du 30 d&eacute;cembre 2018, la coalition Lamuka (r&eacute;veille-toi, en lingala) vit d&eacute;sormais ses derniers jours. En tout cas, c&rsquo;est l&rsquo;impression que l&rsquo;on se fait apr&egrave;s des &eacute;changes avec des proches de ses trois principaux leaders restants, Jean-Pierre Bemba, Martin Fayulu et Mo&iuml;se Katumbi. Ce qui risque non seulement d&rsquo;affaiblir davantage une opposition d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute;e par des r&eacute;sultats des &eacute;lections (le FCC s&rsquo;&eacute;tait arrog&eacute;e une majorit&eacute; &eacute;crasante au Parlement).<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"plurielle\">Une opposition de nouveau dispers&eacute;e et plurielle<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">&laquo; Nous nous acheminons vraisemblablement vers la fin de Lamuka &raquo;, conc&egrave;de ainsi un d&eacute;put&eacute; national de la Dynamique de l&rsquo;opposition, regroupement politique de Martin Fayulu. Dans l&rsquo;entourage de ce dernier, certains se montrent beaucoup plus nuanc&eacute;s. C&rsquo;est le cas d&rsquo;Adolphe Muzito. Contact&eacute; par le Groupe d&rsquo;&eacute;tude sur le Congo (GEC), l&rsquo;ancien Premier ministre rappelle que Lamuka &eacute;tait, avant tout, &laquo; une organisation politique constitu&eacute;e dans le cadre des &eacute;lections &raquo;. Et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, &laquo; en ce qui nous concerne, nous continuons la lutte avec le peuple &raquo;, ajoute le patron du Nouvel &eacute;lan qui plaide &eacute;galement pour des &laquo; &eacute;lections anticip&eacute;es &raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">En clair, le camp de Martin Fayulu n&rsquo;entend toujours pas s&rsquo;inscrire dans la logique d&rsquo;une quelconque opposition &agrave; F&eacute;lix Tshisekedi parce qu&rsquo;il ne lui reconna&icirc;t pas la qualit&eacute; de pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. &laquo; Dans un r&eacute;gime d&eacute;mocratique, il existe une minorit&eacute; qui a perdu les &eacute;lections et le reconna&icirc;t et une majorit&eacute; qui a remport&eacute; les scrutins et qui gouverne. C&rsquo;est &agrave; partir de ce moment-l&agrave; que l&rsquo;opposition accepte de jouer le jeu. Or, ce n&rsquo;est pas ce qui s&rsquo;est pass&eacute; en R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo. Alors, nous faisons la r&eacute;sistance parce que nous nous consid&eacute;rons comme la majorit&eacute; qui a &eacute;t&eacute; abus&eacute;e &raquo;, argue Adolphe Muzito.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Le mot est l&acirc;ch&eacute; : &laquo; R&eacute;sistance. &raquo; C&rsquo;est en r&eacute;alit&eacute; l&agrave; la premi&egrave;re ligne de d&eacute;marcation entre Martin Fayulu et Mo&iuml;se Katumbi qui, lui, pr&ocirc;ne une &laquo; opposition r&eacute;publicaine &raquo;. &laquo; Nous ne sommes certes pas dans une d&eacute;mocratie. Les r&eacute;sultats des &eacute;lections ont &eacute;t&eacute; biais&eacute;s, tout le monde le sait. Mais aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative. Nous devons nous mouvoir dans le cadre qui existe et reconstruire une opposition exigeante face au pouvoir en place. Il ne s&rsquo;agira donc pas d&rsquo;une opposition qui sera l&agrave; seulement pour accompagner le pouvoir &raquo;, nous explique Olivier Kamitatu, porte-parole et directeur de cabinet de Mo&iuml;se Katumbi. Autour de l&rsquo;ancien gouverneur du Katanga, des voix, nombreuses, s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &eacute;galement pour pousser &agrave; la disparition de Lamuka. Cette plateforme &eacute;lectorale n&rsquo;aurait plus des raisons d&rsquo;exister, soutiennent-elles. A la place, l&rsquo;id&eacute;e de cr&eacute;er un &laquo; grand parti &raquo; de Mo&iuml;se Katumbi tend &agrave; se mat&eacute;rialiser.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Du c&ocirc;t&eacute; de Jean-Pierre Bemba, personne ne d&eacute;fend non plus mordicus le maintien de Lamuka. &laquo; Comme tout corps social, la plateforme Lamuka est n&eacute;e un jour, a grandi et peut mourir &raquo;, estime un tr&egrave;s proche collaborateur du leader du <a href=\"https:\/\/www.congoresearchgroup.org\/lamuka-ce-qui-reste-de-cette-coalition-de-lopposition-en-rdc\/?lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>Mouvement de lib&eacute;ration du Congo (MLC)<\/strong><\/a>. Mais ce haut-cadre du MLC s&rsquo;interroge sur le timing : est-ce le moment de faire dispara&icirc;tre Lamuka ? &laquo; C&rsquo;est encore t&ocirc;t ! Je ne comprends pas pourquoi les camarades [de Lamuka] s&rsquo;agitent d&eacute;j&agrave; &raquo;, regrette-t-il. A l&rsquo;en croire, quoi qu&rsquo;il arrive, le MLC ne compte pas non plus s&rsquo;effacer derri&egrave;re un autre regroupement politique de l&rsquo;opposition. Mais, pour l&rsquo;instant, le parti de Jean-Pierre Bemba se garde de donner sa position. &laquo; Nous n&rsquo;allons pas nous prononcer en r&eacute;action &agrave; ce que font les autres &raquo;, affirme notre interlocuteur.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"leader\">Une opposition fragilis&eacute;e en qu&ecirc;te de leader<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">En filigrane transpara&icirc;t alors une certaine volont&eacute; de part et d&rsquo;autre de marquer clairement la diff&eacute;rence. Mieux, d&rsquo;essayer reprendre chacun son autonomie, voire le leadership de l&rsquo;opposition. Au fait, aujourd&rsquo;hui, qui est le vrai chef de file de l&rsquo;opposition congolaise et que vaut-il ? Il faut remonter le temps pour tenter de r&eacute;pondre &agrave; la question. Novembre 2018, &agrave; Gen&egrave;ve. Sous la facilitation de la fondation Kofi Annan, sept poids lourds de l&rsquo;opposition jettent leur d&eacute;volu sur Martin Fayulu pour &ecirc;tre le candidat commun de l&rsquo;opposition face au dauphin de Joseph Kabila, alors pr&eacute;sident sortant. Mais, pour certains, c&rsquo;est un &laquo; choix par d&eacute;faut &raquo;, ne pouvant pas se pr&eacute;senter eux-m&ecirc;mes. Il en est ainsi du populaire et riche homme d&rsquo;affaires Mo&iuml;se Katumbi et de l&rsquo;ancien vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Jean-Pierre Bemba, pourtant deux pr&eacute;tendants s&eacute;rieux &agrave; la pr&eacute;sidentielle. Le premier se trouvait contraint &agrave; l&rsquo;exil alors que le second avait &eacute;t&eacute; disqualifi&eacute; de la course par la Cour constitutionnelle. Tous les deux, mais aussi Adolphe Muzito et l&rsquo;ancien ministre des Finances Freddy Matungulu, soutiennent donc Martin Fayulu &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un processus de vote.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Le d&eacute;part pr&eacute;cipit&eacute; de la coalition de Vital Kamerhe et de F&eacute;lix Tshisekedi n&rsquo;arr&ecirc;tent pas cette dynamique. Au contraire. Pr&eacute;sent&eacute; comme le &laquo; candidat du changement &raquo;, Martin Fayulu draine les foules partout o&ugrave; il passe durant la campagne. &laquo; Ils ont fabriqu&eacute; un monstre politique qu&rsquo;ils vont devoir tuer plus tard &raquo;, me confiera en ce moment-l&agrave; un journaliste &agrave; Kinshasa. Allusion &agrave; l&rsquo;&eacute;toffe que n&rsquo;a cess&eacute; de prendre Martin Fayulu. Visiblement, l&rsquo;heure de &laquo; tuer &raquo; ce &laquo; monstre &raquo; a sonn&eacute;. Mais, naturellement, il ne se laissera pas faire. Martin Fayulu tient &agrave; pr&eacute;server sa nouvelle aura, son statut de num&eacute;ro un de l&rsquo;opposition. &laquo; Aujourd&rsquo;hui, quel que soit le bord politique, aucun acteur ne peut pr&eacute;tendre approcher la popularit&eacute; de Martin Fayulu &raquo;, assure l&rsquo;un de ses proches.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Sans le dire, Mo&iuml;se Katumbi a repris son &laquo; safari &raquo; dans l&rsquo;est du pays notamment pour d&eacute;montrer le contraire. Et il ne s&rsquo;en cache plus : il se positionne pour &ecirc;tre le &laquo; porte-parole de l&rsquo;opposition &raquo;. Sur le plan comptable, rien ne peut l&rsquo;en emp&ecirc;cher. Au sein de l&rsquo;h&eacute;micycle, les deux groupes parlementaires d&rsquo;ob&eacute;dience katumbiste, le MS\/G7 et l&rsquo;AMK et alli&eacute;s, revendiquent respectivement au moins 39 et 30 d&eacute;put&eacute;s contre les quelque 29 d&eacute;put&eacute;s appartenant au groupe parlementaire MLC-ADN. Ce dernier regroupe les &eacute;lus du parti de Jean-Pierre Bemba, ceux de l&rsquo;Arc-en-ciel de Jean-Philibert Mabaya, ceux de la Dynamique de Martin Fayulu ainsi que ceux du Nouvel &eacute;lan d&rsquo;Adolphe Muzito. L&rsquo;&eacute;cart se creuse d&rsquo;un cran dans la chambre haute du Parlement o&ugrave; le &laquo; groupe politique &raquo; d&rsquo;Ensemble pour le changement de Mo&iuml;se Katumbi compte sept s&eacute;nateurs contre six pour celui du MLC-ADN. &laquo; En additionnant, nous avons 76 parlementaires contre une trentaine pour Jean-Pierre Bemba, Jean-Philibert Mabaya et Martin Fayulu &raquo;, r&eacute;sume le d&eacute;put&eacute; Christophe Lutundula. &laquo; Dans ces conditions, Martin Fayulu sait qu&rsquo;il n&rsquo;a aucune chance [d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; porte-parole de l&rsquo;opposition] &raquo;, rench&eacute;rit ce cadre d&rsquo;Ensemble. Si l&rsquo;on croit sa &laquo; proposition de sortie de crise &raquo;, relay&eacute;e de nouveau le mardi 5 novembre sur les r&eacute;seaux sociaux, Martin Fayulu, lui, semble plut&ocirc;t int&eacute;ress&eacute; &agrave; prendre la direction d&rsquo;une structure qui serait en charge des r&eacute;formes institutionnelles.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-twitter wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter is-core-embed-twitter-block\" style=\"margin-top:0px;margin-bottom:0px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<div class=\"c-embed c-embed--rich\"><blockquote class=\"twitter-tweet\" data-width=\"500\" data-dnt=\"true\"><p lang=\"fr\" dir=\"ltr\"><a href=\"https:\/\/twitter.com\/hashtag\/RDC?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw\">#RDC<\/a>: <a href=\"https:\/\/twitter.com\/MartinFayulu?ref_src=twsrc%5Etfw\">@MartinFayulu<\/a> conc&egrave;de officiellement pour la premi&egrave;re fois que, le pays soit dirig&eacute; par la coalition CACH-FCC, pendant la p&eacute;riode de r&eacute;forme de 18 mois qu'il propose (Documents) <a href=\"https:\/\/t.co\/bU2uMRG1Ox\">pic.twitter.com\/bU2uMRG1Ox<\/a><\/p>&mdash; Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) <a href=\"https:\/\/twitter.com\/StanysBujakera\/status\/1191831486032465922?ref_src=twsrc%5Etfw\">November 5, 2019<\/a><\/blockquote><script async src=\"https:\/\/platform.twitter.com\/widgets.js\" charset=\"utf-8\"><\/script><\/div>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"is-core-heading-block wp-block-heading\" style=\"margin-top:5px;margin-bottom:10px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" id=\"facilitateur\">Joseph Kabila dans le r&ocirc;le de facilitateur<\/h4>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Le chemin semble presque tout trac&eacute; pour faire de Mo&iuml;se Katumbi le repr&eacute;sentant de l&rsquo;opposition en RDC. Au sens de la loi de 2007 portant statut de l&rsquo;opposition politique en effet, &laquo; sans qu&rsquo;il ne soit n&eacute;cessairement parlementaire, le porte-parole de l&rsquo;opposition politique est d&eacute;sign&eacute; par consensus, &agrave; d&eacute;faut, par vote au scrutin majoritaire &agrave; deux tours (&hellip;) par les d&eacute;put&eacute;s nationaux et les s&eacute;nateurs, membres de l&rsquo;opposition &raquo;. Mais cette disposition l&eacute;gale ajoute que cela doit se faire &laquo; dans le mois qui suit l&rsquo;investiture du gouvernement &raquo;. Or, l&rsquo;&eacute;quipe gouvernementale conduite par le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a &eacute;t&eacute; investi le 6 septembre. Deux mois plus tard, il n&rsquo;y a toujours pas de &laquo; porte-parole de l&rsquo;opposition &raquo;. D&rsquo;ailleurs, depuis 2007, ce poste n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; pourvu. Dans le pass&eacute;, les bureaux de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et du S&eacute;nat &eacute;taient accus&eacute;s d&rsquo;avoir bloqu&eacute; ce processus, s&rsquo;abstenant de convoquer des r&eacute;unions des parlementaires pour d&eacute;signer le porte-parole de l&rsquo;opposition, conform&eacute;ment &agrave; la loi qui leur accorde un r&ocirc;le de &laquo; facilitation &raquo;. Pour le pouvoir, il &eacute;tait alors hors de question de prendre en charge financi&egrave;rement un opposant.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">En sera-t-il de m&ecirc;me pour cette l&eacute;gislature ? Derri&egrave;re cette question, une &eacute;quation politique : l&rsquo;ancien pr&eacute;sident Joseph Kabila va-t-il laisser faire ? Une r&eacute;ponse affirmative hisserait son ennemi jur&eacute; de ces derni&egrave;res ann&eacute;es au rang de ministre d&rsquo;Etat gr&acirc;ce &agrave; ce statut de porte-parole de l&rsquo;opposition. Un statut qui reste toutefois li&eacute; au fonctionnement du Parlement : si l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et le S&eacute;nat ne remplissent pas leur r&ocirc;le de contr&ocirc;le de l&rsquo;action du gouvernement, le poste de porte-parole de l&rsquo;opposition ne sera qu&rsquo;apparent dans les m&eacute;dias, sans impact r&eacute;el sur la vie politique. Dans tous les cas, &laquo; les exp&eacute;riences de 2006 et de 2011 peuvent nous &eacute;difier : Joseph Kabila n&rsquo;a jamais respect&eacute; cette disposition l&eacute;gale. Il ne le fera pas non plus cette fois, sauf s&rsquo;il est convaincu que la personne d&eacute;sign&eacute;e est compatible avec son pouvoir &raquo;, pr&eacute;dit Adolphe Muzito. Mais, quel qu&rsquo;en soit l&rsquo;issue, l&rsquo;ancien Premier ministre insiste pour que les &laquo; sensibilit&eacute;s diff&eacute;rentes &raquo; de Lamuka soient per&ccedil;ues comme des &laquo; faits compl&eacute;mentaires &raquo;. &laquo; Tous, nous devons continuer &agrave; lutter contre les anti-valeurs &raquo;, pr&eacute;conise-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Mais, il n&rsquo;est pas question d&rsquo;accepter la main tendue du camp katumbiste qui s&rsquo;appr&ecirc;terait &agrave; proposer des &laquo; am&eacute;nagements &raquo; dans le r&egrave;glement d&rsquo;ordre int&eacute;rieur de l&rsquo;opposition politique. Parmi les pistes &eacute;voqu&eacute;es : la mise en place d&rsquo;une sorte de &laquo; pr&eacute;sidium &raquo; au-dessus du porte-parole de l&rsquo;opposition. Et de coller &agrave; ce statut un mandat de deux ans rotatifs. Il serait m&ecirc;me question de &laquo; cr&eacute;er d&rsquo;autres postes pour que chacun [les principaux leaders de Lamuka] puisse trouver un espace d&rsquo;influence &raquo; dans l&rsquo;organisation de l&rsquo;opposition politique.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\">Malgr&eacute; l&rsquo;absence de consensus sur le dossier et, surtout, pour ne pas d&eacute;passer le d&eacute;lai l&eacute;gal d&rsquo;un mois apr&egrave;s l&rsquo;investiture du gouvernement, les parlementaires du MS-G7 ont adress&eacute; une lettre, le 1e octobre, aux pr&eacute;sidents des bureaux de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et du S&eacute;nat. Dans cette correspondance, ils sollicitent officiellement leur &laquo; facilitation &raquo; dans le cadre des r&eacute;unions des d&eacute;put&eacute;s et s&eacute;nateurs de l&rsquo;opposition en vue de la d&eacute;signation du porte-parole de l&rsquo;opposition. Pour l&rsquo;instant, rien n&rsquo;y fait. D&rsquo;aucuns craignent d&eacute;j&agrave; que la majorit&eacute; pro-kabila n&rsquo;utilise les dissensions au sein de Lamuka pour faire tra&icirc;ner ind&eacute;finiment la d&eacute;signation de ce porte-parole de l&rsquo;opposition. Comme souvent, dans l&rsquo;histoire politique r&eacute;cente de la RDC, la balle se trouve dans le camp Kabila.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"margin-top:0px;margin-bottom:30px;padding-top:0px;padding-bottom:0px\" class=\"is-core-paragraph-block has-space-small-mb\"><\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En face d&rsquo;une coalition F&eacute;lix Tshisekedi &ndash; Joseph Kabila, l&rsquo;opposition peine de plus en plus &agrave; parler le m&ecirc;me langage. Comment se porte-t-elle ? 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